Soeur Anne et sa jumelle

menestrel75

" Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie. "
Sœur Anne qui ne voit rien venir,
Ariane, emprisonnée dans son propre fil,
Ma Dame, au sommet de votre tour ou au fond de la cave,
avez-vous besoin de mon regard en ce joli mois de mai ?
Non, je n'ai pas cueilli tous les brins de muguet pour vous parfumer…
Regardez-moi toujours, regardez en vous comme je vous regarde, observez-vous pour m'affoler...
et observez moi attentivement, tendrement, fièrement.
Mais oui, au-delà du regard réel, ne savez-vous pas qu'on peut voir avec son intuition érotique ?
Attirante femme-orchestre, sentir mes doigts pianoter sur votre corps, mes mots mugir à vos oreilles, mon souffle embraser votre nuque, mon regard embraser votre sensualité.
 
N'avez-vous pas envie, au tréfonds de vos craintes-envies, de me demander d'orchestrer les battements de votre coeur
autant que les frémissements de votre ventre, les soupirs sur vos lèvres, les gémissements dans votre gorge ?
Ma Dame, sans doute jalouse, probablement craintive, sûrement pudique, pourquoi craindre les frissons de vos fesses
ou les appétits inconnus de votre cul d'amour ?
Ne voulez-vous pas, Ma Dame, me laisser maître de votre bien-être
comme je voudrais être le guide de toute vous, de vos pulsions connues ou encore enfouies ?
Laissez-moi vous diriger sur les crêtes du désir. Ne le désirez-vous pas ?
 
Je désirerais tant que vous désiriez intensément que je devienne votre maître, votre maître de ballet, pour créer des chorégraphies à quatre pas,
votre maître de manège pour chevaucher habilement l'un sur l'autre.
Me glisser dans l'habit du maître ès eromantisme.
Chacun est maître en sa maison, a dit Montluc.
Non pas un maître de pacotille, dominateur à la vue basse !
Ne m'imagineriez-vous pas, parfois, maître en votre tour ?
Je continuerai à décliner tout ce que l'on peut faire dire au mot « maître »… !!!
 
Ne voulez-vous pas me laisser dompter les vagues déchaînées des plaisirs à venir, vous laisser couler, douce, ardente, onctueuse entre mes doigts, me parfumer de vos effluves, sans vergogne ni retenue, apaiser ma soif aux bienfaits de vos sources, celle de votre sexe, votre cyprine, celle de votre bouche, votre salive ?
 
N'avez-vous pas envie de me laisser découvrir le jaillissement de vos sources de plaisir(s), de vos pipis, me laisser maître et mendiant tout à tour aux portes de votre plaisir, chacune de vos neuf portes étant miennes, tout prendre de moi pour mieux me le rendre ?
 
N'avez-vous pas du tout envie d'exalter mes désirs, en comprendre les pulsions, me maintenir ferme et orgueilleux, digne vainqueur de vos ardeurs exacerbées ?
 
Pourquoi ne me dîtes-vous pas votre impatience de sublimer mes élans, aller au-devant de vos jolis vices pour moi dévoilés,
porter aux nues mes envies débridées, mes appétits illuminés de votre chair pour moi exhibée ?
 
Pourquoi vous retenir de laisser jaillir sur vos lèvres les sons et les mots que je désire y faire naître, de me faire comprendre d'un regard voilé, noyé, la tempête que je fais subir à votre corps consentant ?
 
N'avez-vous pas du tout envie, d'un mouvement de reins m'appeler vers votre toison qui réclame mes doigts et mes lèvres ensemble... ?
 
Si nous nous étions déjà connus, reconnus et "aimés", me diriez-vous, vous qui ne savez laisser jaillir les mots :
 
"Aime-moi, encore, recommence,
Fais-moi l'amour encore
Nourris moi de ta semence
Désaltère-moi de ton plaisir
Demande moi l'amour en or
Apprends moi toujours à chérir nos désirs
Offre moi ton jet d'or
J'aime que tu m'inondes
Pour que jusqu'aux aurores
Je t'offre tout de moi
Sans retenue ni pudeur
Et te demande sans peur
De me posséder ... ...
Sans me sentir vaincue
Et toi te sentir vainqueur
Quand je t'offre mon anus en fleur
Aux sources de nos joies
Nos jours se noient
Dans "toi et moi."
 
Pourquoi souffrir à se taire ???
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