somnolence - aurorale

Louise Mc.

Dans une pièce, il y a cet œil. Qui emplit tout. L'espace, le temps, les dévore. Il bat comme une pulsation figée, au ralenti, rythmé par la chute de paupières paresseuses. Il fait à peine jour et le rideau de cils noirs s'écarte devant l'obscurité de ses yeux. Pupilles immenses ou iris de suie qui le disputent au blanc, qui n'est là qu'en guise de lisière. Un sourcil épais arqué au dessus des paupières, et un éclair qui jaillit de cette scène pour me traverser. Il est impossible d'échapper à l'emprise de cet aimant qui vous happe de biais, insidieusement, l'âme prise dans le siphon de son regard immobile. L'orbe frangé de cils presque féminins disparaît une seconde pour raffermir sa prise sur son vis-à-vis bleu. A quelques centimètres de lui. L'autre œil est fermé par la pression contre l'oreiller que nous partageons. Celui-là est vaincu sans combat.

  • """L'orbe frangé de cils presque féminins disparaît une seconde pour raffermir sa prise sur son vis-à-vis bleu. """ C'est du velours, de la soie... Merci !

    · Ago 7 months ·
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