Temoignage sur ma maladie du 04/11/12

slive

Voilà, c’est mon histoire. Ce n'est en sois pas très intéréssant, c'est bourré de faute et c'est long : mais c'est mon histoire.


                Cela faisait quelques mois maintenantque j’avais quitté mon chez moi Lillois pour Paris, emménagent dans un petit appartement loin de mes obsessions et de mon agoraphobie nordique grandissante. Le dit « appartement » était situé à Montmartre et donné une vue légère sur la masse en fer, symbole du beau, du grand, Paris, cependant l’appartement avez le charme du petit Paris, un trois pièces, salle de bain – toilette comprise, cuisine et une pièce principale plongé dans le noir car j’avais comme seule lumière une grande télé posé sur une cheminé de marbre abandonné depuis des années et devant un canapé en cuir jeune de trois mois, abimé par de mainte brulure de cigarette.

Ce soir-là je rentrai d’un baraton solitaire –car j’aime boire, ça m’aide à contrôler mes obsessions - pour retrouver mon nid, je me souviens : les carcasses de bière recouvrant l’entré tenait compagnie aux livres étalé sur le sol. Il fallait certes en jamber mainte déchet pour  retrouver mon canapé mais le plaisir était toujours le même.

- Tues enfin rentré ? Je t’attendais tu sais. »

L’absinthe, le whisky et le rhum toujours présent dans mon organisme me faisait pencher légèrement. La télé éteinte il m’était difficile de voir qui était présent, mais j’avais pas besoin de voir : la voix m’était familière trop pour mon corps saoule. Encore maintenant le souvenir de mon cœur qui se mit à battre avec férocité et de ma bouche qui s’assécha, mon regard tremblant et déconnecté continu à me hanté. J’aurai éclaté en sanglot si j’aurai pu, mais il me faut bien l’admettre : je crois que j’attendais cette voix depuis mon aménagement. 

- Cela fait des mois que je t’attendais, dans ta chambre, patiemment et gentiment. Tu m’as abandonnée, seule, sans compagnie. Tu veux de moi mais tu me rejette, je ne sais pas quoi faire. »

Son sadisme me faisait mal, beaucoup trop mal pour tenir. Sa voix était douce et émeut, la voix des femmes qui vous dédierez le monde ! C’est alors que mes jambes se mirent à ne plus me soutenir, elles flageolaient aussi perdu que moi comme conscientes de la tragédie. Il me fallut que quelques seconde pour m’écroulais dans les débris de mon accoutumance, les bouteilles vides éclatèrent sous mon poids et après ça j’ignore combien de temps je suis resté sans connaissance. A mon réveille j’ignorai où j’étais et quand j’eu enfin assez de force pour ouvrir les yeux j’étais dos contre la porte de la salle de bain, toujours devant l’entrée, et elle était là. Le soleil commencé à se levé, pudique il venait s’initier sur son visage : elle m’épiait. Assise devant la fenêtre elle m’épiait.

-Tuas perdue connaissance assez longtemps tu sais ? tu as perdu beaucoupde sang ». En effet mon sang s’était écoulé dans une bonne partie de l’entré et elle était assise dessus. « Je vais avoir du mal à nettoyer tout ça. Tu aimes la musique ? »

Elle avait mis St James infirmary, mon morceau préféré ; interprété par l’honorable Hugh Laurie, la musique entrainante et dramatique m’aida légèrement à retrouver mes esprits et à me lever pour jaugeai mon appartement : rangé et lavé, il sentait bon. Sur la petite table à côté de la cheminé où d’ordinaire j’étalais ma collection de console, des cahiers d’écriture, des stylos plumes et des photos d’elle et moi. J’avais saigné, mais au premier coup d’œil je remarquai aucune blessure et surtout aucune douleur. Malgré tout j’étais faible, j’avais perdu beaucoup de sang et la douleur moral m’affaiblissait d’autant plus. J’ignore comment j’ai fait pour pouvoir parler :

-Mercipour tout ça, mais je suis désolé, je vais me coucher. »

-Non, il faut qu’on parle »

-Pas aujourd’hui »

Il fallait cinq marche pour arriver jusqu’au lit, mais rien n’y faisait, je marchais difficilement et trébucher presque, mes jambes et mes pieds m’étaient extrêmement douloureuses mais je finis tout de même par toucher au but pour finir par m’allonger et par pleurer, car oui j’ai pleuré.

Pleuré de douleur, je me suis littéralement effondré en larme, ces dernières goutaient sur le cuir et le trempais. Rien ne m’arrêtait, pendant vingt bonnes minutes mon état me lâcher pas. D’un geste délicat elle se décida à me prendre dans ses bras et étouffa mes cries de douleurs contre sa poitrine pendant que mes mains l’agrippait de toutes leurs forces, lacérant son dos au passage. Pendant quelques instants elle me berça et je finis, difficilement, par me calmé. Encore aujourd’hui mes yeux souffrent du coup subis et mon âme n’arrive pas à oublier cette crise de larmes. Quand j’eu finit de pleurer, je restais là silencieux ses bras était si chaud puis elle me parla.

« Tu sais, j’aimerai partir mais tu ne m’en laisse pas l’occasion. Tu bois pour m’oublier, tu rêves d’écriture et d’une vie saine mais tu t’est enchainé à moi et tu en as conscience. Je connais tes pensées, mais tu ne me perdrais pas si tu tentais de te défaire de moi tu sais ? Je serais toujours une pars de toià présent à jamais je serais la femme qui t’aura tué : même si ce n’est pas au sens littérale, bon dieu heureusement, tu es mort et il ne tient qu’à toi de vivre à nouveau.»

Je n’arrivai pas à cligner des yeux, sobre et incapable de fermé les yeux malgré la fatigue je lui répondis, avec une grande faiblesse et la froideur qu’on peut imaginer, la froideur des gens en état de choc. Je lui répondis que je m’en fichais de la perdre moralement, qu’elle me déteste ou quoi que ce soit m’était complétement égal. Que l’idée qu’elle soit muette et assise dans un coin, comme à présent, suffit à me rassuré. Les larmes me viennent à présent, j’ai essayé de la fuir mais rien y fait.. Je veux la voir, je veux continuer à la voir.

 Je fus coupé par des hommes qui entrèrent un par un chez moi, des médecins et un policié – j’appris plus tard que c’était la voisine, alerté par mes cries qui les avaient appelés. Je me débattue autant que possible à leurs arrivé mais rien n’y fit ils me maitrisaient.

J’eu une sensation de vertige lorsqu’elle se leva brutalement en me suppliant de me laisser faire, en pleurant qu’elle s’excusé. Je ne comprenais pas pourquoi elle s’excusait et très vite, autour de moi, des médecins, trois grands médecins. Mes jambes me faisaient un mal fou et ils étaient là à les touchés, à la bander. J’étais perdu et petit à petit je compris ce qui se passait. En regardant ma jambe je vu d’énorme morceau de verre qui avaient transperçait mes jambes, mes bras et mes hanches. Ils étaient là se battant contre l’hémorragie.

J’avais tellement mal mais je criais, je lui suppliai d’arrêté de pleuré, d’arrêté d’avoir peur. Qu’elle n’avait pas à s’excusé, qu’elle n’était pas responsable : elle m’avait voulu que du bien en me cachant la vérité sur mon état. Un voile noir commençai à prendre forme sous mes yeux. Quand ils eurent finit avec ma jambes, ils s’attaquèrent à mon bras. Ce fut rapide, il fallait – je crois- que cela soit rapide. Puis deux d’entre eux me soulevèrent pendant que je lui suppliait de ne pas partir, que je reviendrai que je ne chercherai plus à disparaitre. J’étais fatigué. Fatigué, tellement fatigué : je suis fatigué.

Quand ils me transportèrent tandis que je jetais un œil, hasardeux, sur l’appartement. Il y avait des débris de verre partout et du sang, aussi, partout. Sur la porte des toilettes, des marques de sang qui prouvaient que je m’étais belle et bien accolé, plus de photo sur la table, plus de cahier d’écriture : et elle n’était plus là. Ce n’était qu’un produit d’illusion de sa part.

J’avais fui Lille pour oublier ma misère et pour être, en quelque sorte, en sécurité avec moi-même. La laisser, elle là-bas, dans ma chambre et moi loin de ce climat mais malgré tout me voilà allongé sur ce lit, avec un drap et des infirmières toutes plus gentilles les unes des autres, me prenant en pitié en me gavant de médicament. Les jambes remplit de meurtrissures, les bras, le dos et le côté gauche de mon visage est remplit de léger saignement ne sachant quoi faire et surtout avec ces médecins qui me répètent sans arrêt que je suis soumis à des épisodes psychotiques.

Voilà, c’est mon histoire.

Ce n'est en sois pas très intéréssant, c'est bourré de faute et c'est long : mais c'est mon histoire.

  • il n'y a pas de bonne ou de mauvaise histoire de vie, il y a la vie seulement, il faut parfois essayer de déprogrammer des choses en soi, essayer de faire table rase pour tenter de nouvelle expérience, dans la clean attitude il y a toute la sensibilité qui revient, c'est effrayant et à la fois tellement stimulant pour prendre les bonnes routes...bon courage slive
    l'animelle

    · Ago about 6 years ·
    Lanimelle 465

    lanimelle

  • C'est intéressant à lire. respect pour ce parcours claudiquant. Une remarque : c'est vraiment bourré de fautes, dommage

    · Ago about 6 years ·
    La main et la chaussure

    Stéphan Mary

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