Tout est relatif (1)

arthur-roubignolle

Tout est relatif (1)


Dans la vie, tout est relatif, disait Einstein.

Ainsi, au sein de la famille Machiavoli, bandits depuis plusieurs générations... L'arrière arrière grand-père, Pietro Machiavoli était déjà bandit d'honneur sur sa petite île, c'est lui qui avait fondé, avec cinq autres de ses camarades une « Camora », (que l'on appelait d'ailleurs le clan des six îliens...).


Oui, chez les Machiavoli, bandit était une affaire sérieuse, et on ne badinait pas avec la réputation de la famille...

Mais hélas, un grand malheur s'abattit un jour sur cette honorable famille.

La mère Machiavioli, Andréa Machiavoli, (née Spitusantu), fit irruption un soir dans la salle à manger où les membres de la famille étaient réunis, qui à fourbir leurs fusils, qui à aiguiser leurs couteaux...

Elle se mit à crier en s'arrachant les cheveux : « Aie aie aie ! Un grand malheur s'abat sur notre famille, c'est terrible, c'est terrible ! »...

Le père, Andréa Machiavoli (oui il porte le même prénom que sa femme, j'ai pas voulu me fouler à chercher des prénoms, puis comme c'est un prénom mixte... Enfin, si ça ne vous plait pas je peux changer...).

Le père se leva donc, et avec un air terrible et grave dit à sa femme : « Calme toi Andréa, que se passe t-il ? »

- «  Oh si tu savais Andréa, je n'ose pas te le dire tellement la honte va retomber sur notre famiglia... »

- Allons Andréa, calme-toi et explique-toi...

Les autres membres de la famille, oncles, neveux, cousins s'exclamèrent - «  Ouais allez accouche Andréa, qu'est-ce qu'y s'passe ? - Et toi Andréa, calme un peu Andréa !»

Le père appliqua aussitôt une formidable gifle à sa femme, comme l'autorisait la coutume Sarde lorsque une femme perd ses nerfs...

(Ah oui, j'ai oublié de vous dire, ça se passe sur une petite île en Sardaigne. J'avais hésité entre la Corse où Naples, mais c'est trop cliché. Et puis la Sardaigne, on en parle jamais, mais c'est un très beau pays, que je recommande à tout le monde n'y étant jamais allé...)

Bref, Andréa (mère) se calma un peu et, entre deux larmes avoua le terrible drame qui s'abattait sur cette respectable famille.

Se tournant vers l'assemblée elle leur dit : « Vous connaissez le petit Aurélio ? »

(La famille) : «  Tu penses qu'on le connait, c'est le fils à Ange.  Qu'est-ce qu'il devient ce brave petit qui est sur le continent pour ses études? » 

Madame Machiavoli s'effondra et entre deux hoquets parvint à dire : «  Il est entré à l'école de police, il veut devenir policier ! »

Une stupeur profonde s'empara des personnes présentes dans la pièce, les empêchant de dire quoi que ce soit...

Le silence s'éternisa, l'on entendit voler une mouche, qui s'excusa : « Ne vous dérangez pas pour moi, je ne fais que passer... » (C'était une mouche très polie...).


C'était la honte, la honte la plus totale pour cette famille d'honorables bandits...

Comment allaient-ils affronter maintenant le regard des gens ?

Ils deviendraient la risée du village...

Ils imaginaient déjà les rires narquois derrière leur dos, les commentaires désobligeants du style - « Les Machiavioli ? On peut plus leur faire confiance, ils ont un des leurs dans la police! ».


Andréa (le père) s'adressa à Andréa (la mère) et lui dit : «  Si ce petit crétin avait choisi d'être avocat, je ne dis pas, mais non, il est trop stupide pour ça, il faut qu'il choisisse la police ! Je vais aller voir mon frère, et lui dire qu'il retire immédiatement mon neveu de cette école de police, l'honneur de la famille est en jeu ! Il comprendra !  »


Et voilà, mon histoire est finite.

Moralité : comme tout est relatif dans la vie, dans une famille de voleurs, devenir gendarme est vécu comme une honte. (Alors que dans une famille de gendarmes, c'est devenir voleur qui est un drame...).


Aussi, amis lecteurs, ne jugez pas trop les gens, ils fonte ce qu'ils peuvlent avec ce qu'ils sont et n'y sont souvente pour rien dans leurs choixes.

Tout est relatif et tout est restreint en général par cette relativité relativement générale pour tout le monde...













  • Andréa c'est toi ? (B. Lapointe)

    · Il y a 4 mois ·
    30ansagathe orig

    yl5

    • Oui je m'assois! Là, sur le matelas ? Oui, mate-là! Veux tu m'aimer? Ah non je ne veux pas de mémé! etc etc

      · Il y a 4 mois ·
      P1000170 195

      arthur-roubignolle

  • La relativité c'est la comparaison de deux choses identiques dans un environnement différent. J'ai phosphoré longtemps sur la théorie d'Einstein mais je crois que j'ai compris maintenant. C'est un peu comme si on comparait un individu lambda qui s'enfilerait un litre de rhum sous les tropiques et ce même individu qui s'enfilerait un litre de rhum sur la banquise. Y en un des deux qui ne décuverait pas pareil :o)))

    · Il y a 4 mois ·
    Gaston

    daniel-m

    • Ah ben voilà, j'ai enfin compris la théorie de la relativité grâce à toi, non parce que moi les histoires de type qu'est dans un train et l'autre sur le quai, franchement, j'y ai jamais cru, Einstein prenait pas en compte que le train pouvait avoir du retard à cause des grèves, alors....Merci Gabriel!

      · Il y a 4 mois ·
      P1000170 195

      arthur-roubignolle

    • J'ai rien capté non plus, mais ce qui est sur c'est que tout est relatif :o)

      · Il y a 4 mois ·
      Gaston

      daniel-m

  • fallait le faire... bien torché

    · Il y a 4 mois ·
    Autoportrait(small carr%c3%a9)

    Gabriel Meunier

  • Relatif : qui relate :)

    · Il y a 4 mois ·
    Fck kerze 1

    Edgar Allan Popol

    • bien vu, une relativité relate les choses. Donc Einstein relatait l’histoire de l'Univers à travers sa théorie. Bravo Edgar pour ta sagacité et la brillance de ton esprit toujours éveillé

      · Il y a 4 mois ·
      P1000170 195

      arthur-roubignolle

    • Ga Bu Zo Meu

      · Il y a 4 mois ·
      Fck kerze 1

      Edgar Allan Popol

    • Gibii?

      · Il y a 4 mois ·
      P1000170 195

      arthur-roubignolle

    • Chat des docks :)
      (une pensée émue pour Claude Piéplu)

      · Il y a 4 mois ·
      Fck kerze 1

      Edgar Allan Popol

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