Tristesse

cenerentola

Mon amie de cœur est triste
Je suis heureuse, elle m'attriste.
Elle est rentrée tard.
Je lisais mes lettres allongée sur mon lit
savourant l'excitation que ces mots provoquent.
Elle a fait un petit sourire, la mine défaite.
Je me suis levée pour la prendre dans mes bras.
Elle s'est mise à pleurer en jetant son sac par terre.
J'attendais qu'elle me parle, qu'elle me dise pourquoi.
Elle avait couru, me dit-elle et transpiré, elle voulait se changer.
Je lui dis de prendre d'abord une douche.
Avant d'aller dans sa chambre, elle fouilla dans son sac et me tendit un petit paquet.
Un ruban, un papier bariolé, un autre sac.
Avant que je l'ouvre, elle passa en trottinant toute nue.
Surprise, je me suis demandé où elle avait trouvé ce petit cadeau,
un string noir, vraiment très petit. Alors qu'elle sait que je n'en porte pas.
Elle revint drapée dans la serviette de bain, les cheveux mouillés.
Elle ne pleurait plus mais sa tristesse jaillissait de ses yeux.
Je lui fis un petit baiser sur la joue en lui demandant pourquoi elle avait choisi de m'offrir un string.
Elle ne répondit pas directement, me demandant de le passer, voulant voir si je plairais à mon amant.
J'éclatai de rire, espérant la faire rire elle aussi.
Je ne portais que mon tee shirt habituel, je me glissai dans ce minuscule cache-sexe.
Elle me dit qu'elle aurait tant voulu avoir des fesses comme les miennes, elle me l'avait si souvent répété.
Je n'ai jamais aimé le contact de cette espèce de ficelle entre mes fesses.
Béatrice me sourit tristement en me disant que mon amant devrait apprécier.
Elle avait vu que je lisais ces lettres si douces, si brûlantes.
Elle me demanda de lire à haute voix pour elle.
On s'allongea l'une à côté de l'autre, je repris ma lecture depuis le début.
Cela me troublait d'entendre ma voix prononcer ces mots doux et crus.
Je m'arrêtais, je fermais les yeux, je reprenais ma lecture.
J'entendais la respiration de Béatrice, elle aussi avait les yeux fermés.
Je vis à un certain moment qu'elle avait entrouvert la serviette et qu'elle se caressait.
J'étais émue que ma voix prononçant ces mots l'entraîne.
Je m'arrêtais de lire.
Elle me demanda de continuer, de ne pas interrompre son excitation, ses fantasmes.
Inévitablement, cette intimité, son excitation éveilla la mienne.
Son plaisir explosa, elle gémissait doucement, je vis qu'elle pleurait en même temps.
Je la pris dans mes bras, lui disant de se calmer.
Je lui dis doucement qu'un jour viendra, forcément, où elle rayonnera par l'amour d'un homme.
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