Rêves noirs d'un soleil rouge

saurimonde

Anthologie

Embruns de sang en mare
Saumâtres cauchemars
Puis tous ces rêves infâmes
Où je vois cette femme
C'est mon cœur qui s'abîme
Je me perds dans l'Abîme 
L'Amour au fond du puits 
Je me noie dans les nuits


Désastre
Aux couleurs des astres

Venelle sans miels
Crimes non véniels 

Voile sans gréement
Pâle étoile qui ment

C'est toi

Des nuages de sang
Plage nue d'un coeur incandescent 

Dieux morts des cités
Nébulosités

Fantômes et mélancolie
Le noir s'entonne dans la nuit

NOIR NOIR NOIR NOIR
COMME

Des astres
Aux couleurs désastre


La mer et l'océan
Reflètent l'infini
Amers cris du néant
Répètent à l'infini
Cosmos, espace-temps
Je suis anéanti
Une rose en ce temps
Puis mort dans l'infini
Une fois au néant
Restera l'infini
La mer et l'océan   


L'art, quand il ne te restera plus que ça
Tu seras forcé d'y croire 
Il faudra pleurer le soir
Car tu es laid, et l'art tu n'as plus que ça
Trouve donc la vérité
Elle ne peut s'hériter
Par l'art, car il n'y a rien d'autre que ça
Cherche à l'intérieur de toi
Un univers est en toi
La beauté n'est nulle part d'autre que là


Je suis l'amoureux d'un amour au fond d'un puits
Celui qui fait rimer astre
Avec désastre
Celui qui cherche une rose cachée dans les nuits
Aux rêves j'ai rêvé mes meilleurs jours
Mon amour je t'aimerai toujours
Parfois j'ai peur de mourir sans avoir assez vécu
Je ne veux pas être un fou
Je ne veux pas être un sage
Tout s'évanouit
Il y aura un nouveau soleil où séjourner
Les planètes continueront à tourner 
Tout tombera dans le puits
Un puits où tout le monde tombe
Les lueurs des planètes sur ma tombe
Tout s'évanouit
Je te chercherai dans la nuit
Rêves noirs
Je mettrais des fleurs dans tes cauchemars
Pour te rappeler que la beauté existe
Je crierai Je t'aime
Soleil des soleils
Tu es parmi mes papillons noirs
Mon plus beau fantôme

Je me libérerai de mes chaînes de chair
Noir noir noir couleur du cauchemar

Je veux voir les nuages au réveil
Je veux voir les orages au sommeil 

Je réinventerai le lyrisme
Et les étalons chimériques

Je lancerai une lanterne dans les ténèbres
Pour te trouver
Je vois les planètes tourner
Brilles-tu sous une de leurs lueurs ? 
Je suivrai cet oiseau noir au fond des malheurs
Je serai sous un ciel bleu plus bleu qu'un ciel bleu
Un ciel qui a la couleur de tes yeux


Dans un abîme noir vit le noir Solifuge,
Il était affligé ou peut-être le fus-je,
Il se nourrit du sang des livides amoureuses,
Ses pattes touchent à tout et sont bien ténébreuses.

Il fuit toujours le soleil
Il n'est pas une abeille
Il côtoie les vers de terre
Et s'intéresse à la Terre

Dans certains fonds marins une majestueuse
Méduse, dansotant avec ses filandreuses 
Tentacules teintées de la couleur des astres,
Rêvasse, foudroyant au toucher, quel désastre.

Elle ressemble à un drap
Blanc brûlant où reviendra
Toujours maudit rêve amer
Elle médite à la mer

Dans les tréfonds du ciel tourbillonnent planètes
Noires et rouges et bleues éclairant les tagètes,
Marguerites et lilas de lux versicolores,
Ton spectre chatoiera d'éclats multicolores. 

Elles ressemblent à tes yeux
À la mer et au ciel bleu 
À la couleur la plus noire 
À mon rouge cauchemar


Nuit noire Nagent de nitides nébuleuses 
Une est miroitée aux iris verts de mes yeux
Illuné la pale lueur de la lune laiteuse
Tir de livides lunules au lin de mes longs cheveux

Nuit noire De chaudes ondées bleues constellées pleuvent  
Oniriquement Diamantées par les reflets 
Illuminés des astres voguant sur le fleuve 
Raisin de la galaxie L'âme en trajet
Expirant Le cœur troué Étoile Je viens

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