Des fois.

chachalou

L'espoir renaît en phase de déconnexion totale.


Des fois, j'avoue que j'aimerai, après le sport ou après un apéro entre amis, pétée par l'adrénaline ou par un semblant d'alcool, je sais, parfois, j'ai envie, de faire une connerie infime dans l'Espoir que cette fois et pour changer, tu y répondes avec Grandeur. C'est dans ces moments tu sais bien, entre le flou et le conscient, lorsque tu abandonnes les Impossibles et tente de croire en Demain. C'est dans ces instants où tu songes à tout ce que tu pourrais entreprendre, si une simple action d'autrui, changeait ton quotidien. C'est dans ces phases paradoxales, comme au matin lorsque tu te réveilles lentement, comme le soir lorsque tu t'endors tranquillement, oui, c'est là. Dans ces pensées espacées, troubles, longuement mise en trêve, que l'inconscient te formule clairement tes rêves. Rêves ou désirs, ce que tu veux et pense vraiment, ce qui est de plus pur, enfermé dans ton âme, dans ton coeur, dans ton sang. C'est là que parfois, sans retenue et sans barrières, sans interdits et sans pudeur, je te vois. Je te vois sans te voir et t'observe sans même prendre la peine de te regarder. J'imagine si simplement, tu répondais à ce message, à ce mail, à ce cadeau de bonne année. Si pour une fois, à mes désirs, tu serais connecté. Serais-ce réciproque cette envie, ce besoin ultime de te voir, de te parler, de t'approcher, toucher ton visage et te serrer dans mes bras ? Est-ce à sens unique, encore cette fois ? Où ne le veux-tu pas ? Ne désires-tu pas mettre ta fierté à nue, juste ce Soir, ce soir où je suis ivre morte d'endorphine, après un apéro ajouté à cela. Ce soir où je regarde dehors, par la fenêtre, où je vais sur le balcon en pensant à toi, en imaginant tes pas dans les miens, en voyant ta main serrer la mienne, en te savant près de mon âme d'enfant, que tu saurais aisément faire tienne. 

Oui, tu vois, le manque à cela de beau qu'il s'ignore facilement lorsque l'on accomplit tâches sur tâches et journées sur journées. Mais crois-moi, mon frère, le soir revient la lourdeur et l'absence me tue, quand dans le calme d'une soirée, je te voudrais revenu. Le manque est sournois, le manque est inconscient, le manque ne se contrôle pas. Il s'installe au fond de ton âme, de ton ventre et de tes tripes, bien encré, bien profondément et attend patiemment le moment pour refaire surface et se manifester. Après une bonne journée, après une dure journée, après les rires, la joie, le bonheur. Après le pire, les larmes et les pleurs. Tu sais, tu vois, je crois, que le manque et l'amour ont cela de terrible, qu'ils ne s'effacent pas en un claquement de doigts. 

Si tu me répondais pourtant, à ce mail, à ce message, à ce cadeau de bonne année, si un jour tu lisais ce texte, si un jour tu savais à quel point chaque heure passée me sépare un peu plus de toi, si tu comprenais à quel point je me débats pour te garder auprès de moi, si tu savais, si tu voyais, si tu entendais mes cris et mes rêves défoncés à coups d'interdits et de non-dits, si tu me portais considération ne serait-ce qu'une seule fois... 

Je ne serais plus là à refaire mes journées parfaites sourire aux lèvres, en me répétant que malgré tout et encore une fois, tu n'étais pas là. 

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