Destruction.

oriana

Beaucoup de choses peuvent détruire.

Trop de noirceur peut tuer,

Trop de lumière peut aveugler,

Je ne veux ni du noir, ni du blanc mais je ne veux pas de ce gris qui peut nuire,

Je te parle de ce gris dépression,

Qui te donne l'impression que tu es au fond,

Car au fond je suis un mélange d'expressions,

Vous jugez tous ma couleur, 

Mais qui vous dit que je finirais dans le malheur ou le bonheur?

Parfois j'observe vos couleurs,

Et j'essaie de regarder avec le coeur,

Plutôt qu'avec ma tête remplie de toiles inachevées,

Où les projets dans lesquels mon coeur s'étaient lancés se sont plantés,

Les deux pieds au sol je suis plantée,

Mais l'esprit en train de planer,

Je me demande jusqu'où je peux voler,

Mais je ne vois que les oiseaux qui prennent le vol avant moi,

Ils se suivent tous,

Et j'ai la tête ailleurs, je ne veux pas les suivre car j'ai la frousse,

Je veux pas finir comme ces oiseaux sur qui on tire en plein vol,

Alors je nage tranquillement sur une brume inaccessible,

Je tente la vie paisible,

J'espère que les éclaboussures que font les gens dans l'eau,

Ne me feront pas couler le cerveau,

J'éprouve des regrets que je trouve beaux,

Et je les exprime en regardant en haut,

J'ai la confiance de ma noirceur, de la lumière qui aveugle mes peurs et de ce gris qui me relie,

A tous ces anciens êtres qui sont partis,

Et je détruis ces pensées,

D'un coup de futur pas encore passé.

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