Divagations nocturnes...

epice

Je suis sensée être seule mais je sens une présence toute proche, très proche, trop proche.

Qu'est-ce que tu fais là ?
Qu’est-ce que tu fais dans mon lit ?
Tu sais que tu ne devrais pas y être ?
Sentir ton souffle sur mon visage me fait réaliser ce qu’il se passe et ce qui pourrait se passer. À la seule pensée de te savoir si près, mon rythme cardiaque s'accélère. Bientôt ma fréquence respiratoire devient difficile à maintenir.
« Hey va-t’en ! »
Mais ces mots je ne les entends pas. Quelque chose au fond de moi me dit : « Laisse toi faire. Et si tu voyais jusqu'où les choses peuvent aller ? »
Je suis tentée de l'écouter ; chose que j'ai souvent faite, mais tu ne t'en rends pas compte. Etant dotée de bon sens, il m'est impossible d'éviter ce combat avec moi-même. Les barrières de la raison ne se franchissent pas aussi facilement, surtout quand mon inconscient est constamment tenue en laisse par la restriction.
Quelle est cette sensation ? J'ai chaud tout d'un coup mais je ne transpire pas. Et cette élévation de température sur une partie de mon corps ?
Une main, la tienne. Elle se déplace lentement, sûrement, sachant où aller. Mon cœur s'emballe.
« Assez ! »
La lutte avec mon subconscient frôle l'acharnement. Tu me connais ; tu sais que je peux te repousser de toutes mes forces. Mais tu sais aussi que mon côté téméraire veux aller jusqu'au bout, voir jusqu'où les choses peuvent aller. Tu m'as prise au piège.
Sans que je ne m'en rendre compte, tu venais de parcourir mon visage d’une caresse… et du regard certainement. Enfin, je n'en sais trop rien. Mes nerfs m'ayant lâchée, je suis incapable d'ouvrir mes yeux restés fermés jusque-là.
« Allez, on arrête là. Sors de mon lit, va-t’en ! »
Je n'entends toujours rien. Je me sens assaillie par ces phrases : « Laisse toi faire. Et si tu voyais jusqu'où les choses peuvent aller ? »
Ta présence devient imposante.
Je deviens impuissante.
Je me rends à l'évidence.
Mon inconscient s'est réveillé, me laissant aux prises avec un dilemme. Dois-je baisser les armes et succomber dans les bras de mon inconscient et les tiens ; ou dois-je te tenir tête et te virer de là ? Pendant que je l’affronte, survint une pression.
Tes lèvres contre les miennes.
Je perds la notion du temps et de l'espace.
Je me surprends à souhaiter que cela reste immuable.
Ce temps infini, cette douce sensation, ce désir comblé.
Tout ne peut pas mieux aller.
Mais… L'étreinte se resserre puis se relâche. Je souris, j'ouvre les yeux.
...Personne.

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