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EROTIC NIGHTMARE

Il est communément ce que l'on peut nommer un Sex Symbol. En tout cas, c'est comme ça qu'il se voit. Il faut avouer, il émane de lui une certaine classe, une aisance naturelle, du charme et aucune timidité. Alors pour lui il est facile de conquérir, quand une femme n'est pas dans son lit le soir c'est vraiment qu'il a eu un empêchement ou il est malade. D'ailleurs, le vendredi ou samedi soir, il s'offre deux ou même des fois trois femmes dans son lit. C'est un collectionneur.

Il n'a pas toujours été comme ça, au début il avait du mal à conclure, mais avec le succès grandissant, il s'est laissé aller à une sorte de suffisance sexuelle. Le plus important, son propre plaisir, celui des femmes avec qui il couche passe après.

C'est vendredi, après le travail, il est allé faire son petit tour des terrains de chasse habituels. Et quand vers 21 h il repéra les deux femmes attablées un peu loin, il lança l'opération charme. Il sait y faire en plus, son regard, son sourire, sa gentillesse, un savant mélange qui lui permet de gagner la confiance de sa proie. Mais c'est un prédateur et tout cela n'est que façade. Ses pensées ne sont tournées que vers ce qu'il va obtenir d'elles. Et quand il regarde les lèvres pulpeuses de l'une et le décolleté plongeant de l'autre, il ne voit que lui affalé dans son canapé pendant qu'elles lui donneront la gâterie qu'il cherche à obtenir.

Comme à son habitude, il obtient gain de cause, son appartement est assez spacieux, le canapé devient le lieu privilégié de ses ébats sexuels, son bar est toujours plein et souvent la marijuana se fume à volonté.

Une nouvelle soirée où seulement son plaisir est pris en compte, sa gentillesse, feinte, fit que les deux femmes lui gratifièrent d'une fellation « hors norme » et lui n’assura que le strict minimum concernant leurs désirs, du moment que lui prenait son pied. Il pourra dire à ses potes « qu'il s'est bien vidé ». Vers trois du matin, il commande un taxi, qu'il ne paye pas bien sûr.

Il peut enfin s'allonger sur son canapé et finir le pétard qui traine dans le cendrier et s'endormir heureux de lui.

Une sensation de chute, un tourbillon s'ouvrant sous lui qui l'emporte sans pouvoir y résister. Le décor change. Il est dans un fauteuil qu'il ne connait pas, la pièce est différente. Les lumières sont tamisées, un léger parfum embaume les lieux. Il n'arrive pas à cerner le décor et les couleurs de la pièce, l'éclairage ne lui permet que de voir ses alentours. Mais il se sent bien. Autre chose, il est totalement nu.

Un bruit vient vers lui, celui d'escarpins claquant avec une certaine légèreté sur le sol. Et d'après le bruit et le rythme, il y a au moins deux femmes venant vers lui.

Et puis quelles femmes, trois, pour être plus exacte. Jamais, il en avait vu d'aussi belle. Grandes, fines, sensuelles, tout ce que ses rêves lui ont donné sans le combler. Elles s'arrêtent devant lui, une attitude coquine et espiègle émane d'elles. Cela lui laisse le temps de les détailler, jambes longilignes, seins lourds et fermes, ventres plats et lèvres pulpeuses. Tout ce dont il rêve, tout ce qui le fait bander. Une musique vient de nulle part, il reconnait la voix sensuelle de Marvin Gaye… « Sexual Healing

 

Baby I'm hot just like an ovenI need some lovin »  

And baby, I can't hold it much longer  

It's getting stronger and stronger  

And when I get that feeling  

La tension monte, au moment où elles commencent à se déhancher en douceur sur le rythme, s'approchent, le frôlent, le repousse délicatement dès qu'il souhaite les toucher. Il est aux anges, elles semblent prêtes à assouvir le moindre de ses désirs. Deux devants, qui effleure son corps, une derrière qui lui caresse les épaules et la nuque en douceur. Tout n'est que volupté tant pour lui. Tout ce qu'il aime, être le centre d'attention.

L'excitation sexuelle atteint les sommets quand deux se mettent à genou en ses jambes qu'elles écartent comme pour se frayer un chemin vers son sexe.

Longues caresses qui cascadent sur ses jambes, décision de faire durer le plaisir au maximum.

Pendant ce temps, la troisième effleure ses bras

Et sans prévenir, il se retrouve pieds et poings liés à son fauteuil.

Changement d'ambiance, la sensualité de la pièce n'est plus, le confort du fauteuil s'envole.

Sensation de froid, la température chute, son siège se métallise. Celles qui étaient trois femmes superbes, vieillissent, s'assèchent, se fripent.

Trois voix dans sa tête le pénètrent sans prévenir. Elles sont rauques et sourdes, ou stridentes et fortes. Il a l'impression qu'elle fouille ses entrailles à coup de pioche qu'elle compresse son cerveau.

Elles lui expliquent, elles sont la vengeance de toutes ces femmes qui lui ont donné leur corps sans hésitation pour ne recevoir que le néant.

La mort l’attend, sauf s'il réussit l'épreuve : celle de leur donner du plaisir. Mais attention, à chaque fois que l'orgasme fuira l'une d'entre elles, ses supplices seront tellement terribles qu'il les suppliera de les tuer.

Et comme pour donner un avant-gout, d'une main décharnée et griffue, l'une de harpie entaille son biceps gauche jusqu'à l'os. La douleur est tellement intense qu'il hurle à s'en déchirer la mâchoire.

Comme à son habitude, Melissa arrive à l'appartement pour faire le ménage le samedi matin. Elle sait qu'elle va encore ramasser les restes de la soirée de la veille et les cadavres d'alcool. Mais c'est un tas de chair humaine sanguinolente qui traîne dans le salon. Grâce aux dents, le médecin légiste peut confirmer que c'est bien le propriétaire, et son rapport est simple : le cadavre a été totalement découpé en lambeau petit bout par petit bout, mais le plus étrange est les quelques bouts d'ongles trouvés au milieu des tripes.

Séance I

J'avais accepté cette séance photo, mais j'avais la tête ailleurs. Il était assez bon, derrière son objectif et heureusement patient. Il faut avouer, je ne l'écoutais pas trop non plus.

Nous arrivions à la fin de la série, quand il me demanda de mettre cette parure. Dans la cabine, je l'avais dans les mains, je la fixais et déjà la réalité se déchira. J'étais chez moi, je portais ses dessous rehaussés par une paire d'escarpins noirs et je l'attendais. Je chancelais en sortant, mes pensées ajoutées à la douceur sensuelle des dessous, avaient achevé mon envie de lui.

Succession de poses sensuelles qui mettaient en feu mon âme et mon corps. Chacune d'elles me faisait penser à lui. La dernière à quatre allait me faire basculer dans le fantasme.

Changement de décor, je me retrouve chez moi, ma position est le même. Il est debout devant moi, il ne porte que son jean comme je lui avais suggéré. Mais je me demande s'il est nu en dessous et cette pensée affole mes sens.

La scène est posée et l'air se charge en phéromones.

Je me lève, je vois son regard qui ne loupe rien de mon corps et cela m'excite. Une démarche souple, un déhanchement sensuel, je me dirige vers lui. Je pose mes mains sur son torse, doux, bronzé. L'odeur de son parfum m'enivre. On se regarde, il déclenche son sourire. Je succombe, je prends ses lèvres comme pour calmer ce picotement qui commence à monter du creux de mes reins. Longue étreinte, je le goute, le mordille et franchis la barrière qui permet d'enrouler sa langue avec la sienne. Nos corps se touchent enfin, je sens son plaisir. Cela ne calme en rien cette chaleur qui envahit mon corps, je me noie dedans avec plaisir.

Ses mains posées sur mes hanches prennent vie…

Deux plumes remontant délicatement, deux picotements de plaisir le long de mon flanc. Mes yeux se ferment sous cette délicate torture.

Ses doigts glissent sur mon dos, suivent la courbe de ma colonne. Je soupire, relève la tête découvrant ainsi mon cou. Ses lèvres en prennent la possession. Elles flirtent, l'embrassent pendant que les mains caressent le bas de mon dos, à la limite de mon string. Elles sont encore pudiques, seul un petit effleurement sur mes fesses qui me fait frissonner.

La tension monte, mon corps vibre sous ces attouchements. Un râle de plaisir explose au fond de ma gorge quand il passe sur mon bas ventre.

Mes tétons durcissent avec aussi l'espoir de ne pas être oubliés. Voeux exaucés quand ses pouces jouent avec à travers la dentelle. Il profite de ma faiblesse pour déposer sa langue le long de mon décolleté. Elle est comme une goutte de lave incandescente qui roule le long de ma poitrine.

Sans prévenir, il détache mon soutien-gorge qui tombe au sol. Mes seins lui sont offerts.

Je le sens s'enhardir, ballet de ses mains de sa bouche. Une synchronisation parfaite qui découvre chaque partie de ma peau. Des entrechats doux et délicats, des pas plus fougueux. Je m'enflamme.

Premier couple, quand sa main enveloppe mon sein et sa bouche l'autre. Je succombe quand sa langue et ses doigts prennent possession de mes tétons. Il se joue d'eux, il alterne de l'un à l'autre. Il me fait subir une éternité de plaisir.

C'est un halètement qui monte dans ma gorge quand il se décide de couler le long de mon ventre. Il est à genoux devant moi, il me regarde, joue avec la dentelle de mon string. Son regard taquin fixe le mien brillant. Je crie quand sa bouche se colle sur la barrière de dentelle. Nouvelle danse à trois, doigts, lèvres et langue. Il récite, je fonds de plaisir. Il m'embrasse, lèche, me pénètre, il me pousse à bout.

Le final arrive, subitement. Je le sens grimper le long de mes jambes, mon dos. Mon tatoo se transforme en une marque au fer rouge. Douleur jouissive qui finit son ascension.

Je hurle, je jouis, mon corps tremble comme une feuille.

Il est debout devant moi, mes mains sur le bouton de son jean, je veux... Est-il nu en dessous ?

EROTIC PILLS

Un air moite et étouffant était craché par la clim en panne du vaisseau. Sabot volant qui arrivait encore à franchir les parsecs sans perdre ses boulons. J'étais posée nue sur ma couchette et cette chaleur me donnait des envies coquines.


À côté ma boîte de PILLS, que je décidais d'ouvrir pour prendre une PURPLE. Posée sur ma langue, celle-ci se dissout, pour envahir mon corps de ses effets.
Tel un torrent de lave, elle irradiait à travers toutes mes muqueuses. Je posai une main sur mon entre cuisses inondées de désir et laissais mes doigts m'emporter vers le plaisir.


Mes reins s'arquèrent d'un coup, le voile de ma conscience se déchira violemment. Le décor changea, j'étais debout sur un sol de marbre blanc, entourée de multiples colonnes de tailles variées, de formes changeantes. Le soleil couchant teintait de sang ces lieux. J'étais simplement vêtue d'une cape dorée ceinte autour de sa taille par une chaîne en or. Un vent chaud soufflait, il irradiait ma peau de plaisir.

Autour de moi, quelques Apollon nus me dévisageaient, leurs mouvements souples, leurs regards de braise, leur désir mettaient en ébullition mon bas ventre.

Devant, assis sur son trône de marbre, l'homme le plus beau vu de toute ma vie. Tout était parfait chez lui, la forme de son visage, son corps parfaitement ciselé. Son sourire destructeur, ses yeux, venaient de faire sauter la digue de mon entre-jambes. Je sentais le haut de mes cuisses s'inonder, la pointe de mes seins se durcit au point d'en devenir douloureux au contact de ma cape.

Perdu dans ma contemplation, je sentis à peine les mains des hommes sur mes pieds, mes mollets. Telles des plumes elles caressaient ma peau. Centimètre par centimètre. Douces, soyeuses, presque pudiques elles remontaient le long de mes jambes. Au contact de mes cuisses, un râle tribal s’échappa de ma gorge, tête rejetée vers l’arrière, comme pour l’aider à s’extirper.

J'entendais mon cœur battre, cogner de plus en plus fort sur mes côtes, prêt exploser pour sortir.

Une nouvelle main venait de se glisser sur ma taille, elle passa sur mon ventre, pour atteindre la ceinture qui se dénoua.


Le contact de ma robe glissant le long de mes bras, le soulagement de mes tétons dressés et douloureux.


Les mains venaient d’arrêter leur délicieuse torture, posées délicatement sur mes jambes, mes fesses, mon ventre.

L'homme se redressa avec une grâce irréelle de son trône, faisant jouer délicatement ses muscles. Je voyais son sexe érigé, gonflé du plaisir et de l’excitation de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Il n'avançait pas vers moi, il semblait flotter au-dessus du sol. Tout mon corps était dans l'attente de son étreinte....

Un cri rauque sortant de ma gorge, de nouveau le voile de ma conscience qui se déchire. Je venais de jouir, trop tôt pour connaitre la fin de cette hallucination… La prochaine fois, je prendrai 2 PURPLE

ARME DE SEDUCTION MASSIVE

En bas

La douceur du nylon, une sensation qui prend toute son ampleur quand elles veulent être sensuelles. 

Chacune avait revêtu leur armure de plaisir comme une seconde peau noire, mise en valeur des leurs formes galbées, objets de séduction massive.

La petite touche finale, les escarpins, comme le dernier coup de pinceau du peintre qui finalise son œuvre.  

En haut

La douceur de la soie, une délicate caresse. Une veste négligemment nouée, laissant apparaitre juste ce qu'il faut une poitrine sensuelle. Pas besoin d'en montrer plus, ce serait indécent. Une ouverture appropriée à la séduction du moment qui arrive. Un corsage qui rehausse par sa dentelle, la seconde arme de séduction massive.

 Tout un cérémonial de séduction bien défini. 

Elles attendent maintenant, le moment où l'homme se posera devant elles. Il les regardera, les caressera à travers le nylon. A un moment qu'il choisira, la boucle des escarpins sera défaite, ils seront déposés délicatement au sol. Ses mains remonteront le nylon, l'armure, et trouveront la clef pour les effeuiller. 

Le corsage patiente, il glissera comme la veste, son heure viendra ou l'homme libérera ce qu'il veut choyer tendrement. Ils seront offerts aux doux effleurements qu'il prodiguera. Ils seront le début d'une torture de plaisir

Elle en frémit d'avance, elle sait qu'il ne résistera pas. Elle est l'arme de séduction massive.

POUR LE PLAISIR DES YEUX

Le moment, était venu, pour elle, celui de gagner au jeu de la séduction. Elle savait qu'elle allait être irrésistible, elle connaissait ses faiblesses, ses envies.

Son arme principale, son regard. 

Elle sait qu'il aime la couleur de ses yeux. Elle avait fait le nécessaire pour les rehausser, choisi avec délicatesse la couleur de son maquillage, fait le geste doux pour les sublimer. 

Son regard, elle l'utilisera au moment opportun, le fixera dans les yeux quand elle lui prodiguera la délicieuse torture qu'elle a prévu. 

Au moment ultime où la communion, des plaisirs, se fera, il s'y plongera dedans pour s'y perdre.

Elle aurait pu choisir un haut qui s'effeuille comme l'arbre sous le vent automnal. Au lieu de ça, elle avait choisi les boutons. Il allait devoir faire parcourir ses mains sur le tissu, jouer avec l'échancrure.

Elle allait ressentir le plaisir des  boutons qui se défont doucement un par un. La sensation contradictoire de la fraîcheur du tissu qui s'ouvre, la chaleur d'une situation qui devient intense. L'ultime frisson quand il fera glisser son haut sur ses bras.

Ce sera à ce moment précis qui se plongera une nouvelle fois dans ses yeux, avant d'aller délicatement à la découverte de ce qui se cache sous l'écrin de dentelles qu'elle aura choisi. Ce sera à ce moment précis qu'elle pourra fermer les yeux de plaisir et se dire qu'elle a gagné

I remember my first time (extrait de I remember Pills)

Fin de la première partie… un peu de temps devant moi. Nos « dirigeants du monde » allaient pouvoir se mettre dessus en toute impunité. Connaissant les Chinois même les Insectes allaient être éradiqués. 

D’un autre côté, j’avais besoin de prendre un peu de temps. Je devais voir Jade, nous avions une vidéo à voir ensemble. Mais au fond de moi, j’avais besoin de savoir. Pourquoi d’un seul coup son sourire me fait-il cette sensation. Pourquoi ce picotement dans les reins, cette douce sensation de plaisir.

SEXUAL HEALING


Tournant la tête vers elle, je la vis me regarder, son attitude m’encouragea à aller la voir. Elle quitta la pièce, déhanchement à rendre tous hétéro lesbienne. Elle me provoque, elle sait qu’elle a titillé en moi quelque chose.

Niveau des journalistes, chambre de Jade. Comme une conne devant la porte n’osant pas frapper. La porte s’ouvre, Jade me regarde son sourire en dit long.

« Tu vas te décider ? »

Sa main prend la mienne, elle m’entraine dans sa chambre, ses lèvres se plaquent sur les miennes, mon souffle est court, la porte se ferme, je me retrouve plaquée contre elle. Nos lèvres se mêlent, ses mains sur mon corps… je comprends mon picotement dans les reins.

SEX MACHINE


Nous reprenons notre souffle. Elle me regarde contente d’elle. Je la fixe hagarde.

« Nous n’allons pas en rester là tu t’en doutes… »

Elle me quitte, se retourne, va vers son lit, défait la fermeture éclair de sa robe qui tombe à ses pieds… elle est nue en dessous. Elle prend sa boite de pilule, se retourne vers moi. Je suis comme un gosse devant sa première femme nue… ses seins lourds, sa taille fine, ses jambes longilignes, son sexe totalement épilé. Mon picotement me met au supplice, j’ai envie d’elle.

Elle ouvre sa boite, elle sort une GREY PILLS  je ne connaissais pas. Elle la prend la moitié entre les dents, s’approche de moi… je comprends ce qu’elle veut. J’ouvre mes lèvres et prends l’autre moitié de la GREY PILLS… et la magie commence. La PILLS se dissout à notre contact, mes yeux s’écarquillent, mon cœur s’affole. Je sens ses mains retirer mes vêtements, mon bas ventre en feu.

Sensation de plaisir, orgasme chimique brutal qui me fait hurler.

SEXY MOTHER FUCKER

Respiration lourde, yeux fous, jambes molles… je ne veux pas en rester là.

Envie brutale de la prendre de suite. Je me décolle difficilement de la porte, dans ce mouvement incertain j'arrive à la coller au mur. Je vois dans ses yeux qu'elle accepte cette soumission. Mes mains sur son corps, ses seins que je pétris, ses tétons que je durcis, son souffle qui s'emballe. Ma bouche se colle sur son cou, ma langue y trace un sillon. Son souffle s'enflamme, son désir décolle, mon envie ne peut plus attendre. Je m'agenouille devant elle, immisce un doigt dans ce puits de désir débordant d'humidité, cri rauque sortant de sa gorge, mouvement de bassin insérant mon doigt un peu plus encore... puis la pénètre d'un coup. 

I WANT YOUR SEX

Fièvre sexuelle, va-et-vient de mon doigt qui se synchronise au rythme de ses hanches. Audace grandissante de ma part, ma langue qui se love sur son bouton de désir. Attouchement léger pour débuter. 

Son cri retentit et me libère. Deux doigts la fouillent, ma langue joue, sa main me plaque le visage sur son sexe. Je me laisse aller.

I remember

Tous mes amants, les meilleurs, les moins bons. Tous ses doigts, ses langues, tous ces mouvements qui m'ont fait monter l'échelle du plaisir. Alors j'applique, je copie et les cris de Jade envahissent la chambre. 

I Remember

Mon faux/vrai possédé par un dieu égyptien. Il m'avait retourné, cambré et appliqué son supplice. J'en fis de même à Jade qui de suite savait ce que j'allais faire. Nouvelle frénésie pénétrante de mes doigts, plaisir renouvelé pour elle. Ses fesses deviennent un terrain de jeu pour mes lèvres. Baisers, sillon de ma langue, marque de mes dents dans sa chair tendre.

I Remember

La frénésie de son corps, mon application à vouloir lui donner ce plaisir. Plus rien n'existait autour de nous, sensation de plénitude, d'excitation. Seul un dosage savant de PILLS aurait pu nous mettre dans cet état. Mais rien de chimique, juste deux personnes amantes. 

I Remember

 Son orgasme brutal, son cri bestial sur mon dernier va-et-vient....

DA ya think i m sexy ?

Séance

J'avais la tête ailleurs depuis quelque temps. Une rencontre qui commençait à me troubler.

Et encore, rencontre est un grand mot, juste des échanges sur la toile, la lecture de ces mots posés sur son blog.

Au départ, il n'était qu'un contact, mais le temps avançant il me perturbe.

J'entends au loin la voix du photographe

« Voilà c'est bien, garde la pose, tourne la tête comme ça... »

Mais je suis dans mes songes. 

« Appuie-toi sur le mur et lève les bras, voilà c'est bien.... »  

Et là le déclic.

Fermant les yeux, je le vois, il est debout devant moi, me sourit avec tendresse. Sa main prend mes bras avec douceur les lèvent au-dessus de ma tête, je le laisse faire. 

L’autre effleure ma joue du bout des doigts, plumes légères, frisson de désir qui grimpe le long de ma colonne. 

Je sens sa main descendre vers mon cou que je dégage pour lui donner. Sa volupté prend possession du lieu, tempête de désir qui envahit mes reins.

Instinctivement, mes hanches se décollent du mur, mes bras s'élèvent encore plus haut, mon tee-shirt dénude mon bas ventre, je m'offre à sa douceur. Il me récite une poésie de sensualité, ouragan de désir qui terrasse mes derniers remparts.

C'en est fini de moi, ultime tension dans mes reins et ma poitrine s'offre à lui, l'incitant à l'inclure dans la délectation qu'il me procure. Je sens comme une aile de papillon qui la touche avec finesse. 

J'entends une voix, j'espère que c'est la sienne, non celle du photographe....

Déchirement du rêve, envie de voir mon poète et espoir de vivre ce mirage.

Massage

LUI

C'était le jour du massage, petit plaisir mensuel, comme une gâterie que l'on aimerait avoir plus souvent. 

C'est vrai que l'on peut considérer ce plaisir de quelque chose de superflu ou de chic, mais quand il y pense cela fait tellement longtemps qu’il n’avait pas senti de mains féminines sur son corps.

L’accueil est chaleureux, courtois et souriant, elle est douce, charmante et agréable. L'ambiance de la salle est feutrée et tamisée, au point d’oublier la musique pas toujours de meilleur gout.

Il se prépare, se retrouve juste en boxer, allongé sur le ventre... elle arrive pour lui donner ce qu'il attend d'elle de la douceur et un plaisir relaxant.

Tout commença comme d'ordinaire, une conversation anodine pendant qu'habilement elle relaxait ses jambes de gestes gracieux et efficaces. Il aimait sentir ces mains douces jouer avec ses muscles pour les détendre. Il dérivait toujours vers des lieux où la délicatesse féminine est reine, ou seul le plaisir du moment comptait. 

Elle venait de terminer ses jambes, les laissant comme dans un duvet de bien être pour doucement prendre possession de son dos. 

Un nouveau ballet de finesse qui se déroule sur sa peau et la présence plus proche de la masseuse fait augmenter ses sensations de bienêtre. Ces lieux de délicatesses devenaient de plus en plus sensuels... quelle fut sa surprise quand il sentit les mains se glisser sous l’élastique de son boxer, masser ses fesses ...

Il sentit son visage s'approcher, sa voix lui dire de ne pas bouger et d'en profiter pleinement. Elle profita pour lui laisser un baiser sensuel irradier sa nuque. Ses mains façonnaient petit à petit un temple de désir qui se construisait le long de sons dos. Une délicatesse érotique qui l'enflammait de plus en plus. C'est tout naturellement qu'elle fit glisser son boxer le long de ses jambes. Il ne s'inquiétait même pas du risque d'être pris en flagrant délit, que quelqu'un les surprenne. Tant pis pour la honte qu'il pourrait avoir de se retrouver nu comme ça. Il ressentait que le plaisir montant de ce moment spontané. 

Quand elle lui demanda de se mettre sur le dos, il le fit sans gène, de toute façon elle connaissait le résultat de ses caresses. Elle le regarda avec un sourire coquin et commença à masser le haut des cuisses à la hauteur des hanches. Elle semblait tout faire pour éviter de toucher son plaisir qui n'attendait que ça. Elle était de plus en plus mutine en voyant son impatiente qu'une main dérape. Elle glissait le long de ses hanches, titillait l’intérieur de ses cuisses, savant dosage d'onctuosité qui se traduisait par un plaisir grandissant. Lorsqu’elle déposa un baiser sur son bas ventre, il pria pour qu'arrive enfin le supplice. 

Elle l'exhaussa.

ELLE

Qu'est-ce qui lui avait pris ? Bien sûr, elle le trouvait charmant, gentil et agréable. Ce n'était pas le seul qu'elle voyait passer dans le salon, mais lui il avait ce petit truc en plus. Mais de là à le faire sur la table de massage, elle était folle... une envie, c'était trop tard...

Elle l'avait fait patienter, mais elle aussi avait envie de prendre en main son objet de plaisir qui s'était dressé en réponse à son massage sensuel. En regardant fixement ses yeux, elle devina son souhait et lui accorda. Elle l'entoura délicatement, son va-et-vient débuta. Ce geste rompit les derniers remparts de désir qu'elle contenait en elle. Elle voulait sentir les caresses de cet homme étendu sur la table et se rapprocha pour lui donner cette possibilité. Il la saisit de suite, elle sentit sa main glisser sous son haut à la recherche de sa poitrine. 

Sensation de brûlure sensuelle quand cette main se referma sur son sein. Elle profita pour accélérer le rythme de son va-et-vient, fut satisfaite d'entendre le souffle court de l'homme. Mais ce fut aussi elle qui poussa un petit cri de plaisir quand cette même main alla directement se poser sur son entrecuisse. 

Sa tenue professionnelle était composée d'une blouse à l'effigie du salon qui dissimulait un string en dentelle. Habits confortables pour le travail de tous les jours qui devenaient adaptés à la situation.

Scène totalement surréaliste d’un échange de plaisir partagé.  

EUX 

Elle n'en pouvait plus, elle voulait le prendre en bouche.

Il n'en pouvait plus, sa langue voulait jouer. 

Comme un éclair de complicité, ils se regardèrent, ils se comprirent. Elle monta sur la table lui présenta son désir et prit le sien en bouche. 

Peinture

Depuis le temps, il avait envie de peindre autre chose que des natures mortes, des paysages, des délires visuels venant de son cerveau embrumé.

Il voulait franchir ce cap, tenter d'aller au-delà, se dire qu'il en était capable. La douceur, la sensualité, le charme, il allait les peindre, les mettre sur sa toile, et le jour arriva.....

Il avait cherché sur la toile, virtuelle cette fois, une femme modèle susceptible de poser pour lui, capable de rester des heures dans une position qui risquait de devenir rapidement inconfortable. Il avait reçu pas mal de réponses et souvent les mêmes questions :

Quels types de poses ? 

Érotique, Topless ? 

Rémunéré ou non ? 

Quelle diffusion ensuite ? 

Intérieur ou extérieur ? 

Quel appareil photo serait utilisé ? 

Cette dernière posait problème.... sa réponse déroutait... 

« Je ne photographie pas, je peins »

Après de longues recherches, il avait fini par trouver, il ne pouvait plus revenir en arrière, échouer. 

Jour J : 

Ils s'étaient donné rendez-vous devant son atelier, un ancien petit entrepôt de 100 m◊ environ caché au fond d'une petite cour. Il était tombé dessus par hasard il y a trois ans et l'avait acheté pour une bouchée de pain. Une occasion à ne pas louper. Depuis c'était son havre de paix, il l'avait aménagé à son image et si ses finances l'avaient permis il aurait fait le nécessaire pour y vivre. Qui sait un jour... 

Elle était arrivée un peu en avance à priori, elle attendait devant appuyée sur la porte son livre entre les mains. Quand elle leva la tête, le sourire qui venait de se dessiner sur son visage le rendit timide et emprunté. Il bégaya en lui serrant la main, elle semblait un peu s'amuser de la situation.

Assis tous les deux dans la partie salon et un café fumant dans les mains, ils discutèrent ensemble. Il voulait la connaitre un peu, savoir ce qu'elle aimait, réussir à cerner sa personnalité en plus de sa plastique sur la toile. Elle était vivante, parlait franchement sans tabou. Il apprit qu'elle aimait la musique, la simplicité, l'art, les femmes... Sur le coup, cela le troubla. Bien sûr, cela ne le gênait pas, mais il avait espéré laisser divaguer son imagination sensuelle afin de trouver le meilleur coup de pinceau. Mais il s'était promis de réussir. 

Il savait déjà quelle pose lui proposer. Peu de temps auparavant, il avait trouvé cette chaise imitation Louis XV et cette tenture. Il cherchait à créer une ambiance feutrée, un décor un peu à l'ancienne sans sombrer dans le kitch. 

Après s'être mis d'accord, elle était partie se changer le temps pour lui de s'installer. Il ne se rendit pas compte de son retour, absorbé dans la préparation de son matériel. 

« Est-ce que cette pose te va ? » lui demanda-t-elle.

Quand il se retourna, le choc, une déferlante de charme qui arriva sans prévenir. Pris dans les remous, au bord de la noyade, il mit du temps à retrouver son souffle. 

« ou — oui » bégaya-t-il 

Les premiers coups de pinceau n'étaient pas mécaniques, manquaient de fluidité. Sa pensée dérivait vers une sensualité qui ne pouvait connaitre avec elle. Cela le perturbait, bloquait son oeuvre, son inspiration. 

Pourquoi n'était-il pas une femme ? 

La réponse était peut-être là. Voilà ce qu'il devait faire, penser comme une femme. 

Et sa main devint plus souple, inspirée, capable de reproduire les courbes de son modèle avec sensualité. 

Son pinceau était devenu la main qui délicatement parcourait son corps. Il était capable de sentir le grain de sa peau, sa douceur. Arrivé sur la poitrine il se permit même de détaillé un peu plus le téton, comme s’il était gonflé de plaisir. 

D'un coup, le voile se déchira. Il n'était plus lui, il était femme. 

Rêverie 

Il/elle était subjuguée par cet éclat de grâce qui venait directement s'imprimer dans sa rétine. Il sentait cette onctueuse envie qui remontait des jambes et s'attardait au creux des reins. 

Il/elle lâcha le pinceau pour s'approcher de son modèle. La timidité avait été remplacée par l'assurance. Il/elle déposa un baiser à la naissance de l'épaule, les mains peignaient son buste de touches sensuelles. La réaction de bien-être du modèle l'incitait à continuer. 

Tout devient une onctueuse inspiration, des touches par endroits, une insistance délicate sur sa poitrine qui se gonflait de plaisir. 

Il/elle s'agenouilla, lui écarta doucement les jambes. Ses mains étaient des pinceaux doux sur les cuisses, ses lèvres ajoutèrent une douche de couleurs chaudes. 

L'instant d’achever son oeuvre arrivait, sa langue la dessinait, les lèvres la buvaient. 

Le modèle se cabra, un cri rauque roula le long de sa gorge. 

Il sortit de sa rêverie brutalement. 

Le cri de plaisir n'en était pas un ….

"Excusez moi de vous sortir de votre inspiration, un début de crampe" 

Il regarda le tableau, c'était parfait. Elle était parfaite.

"non pas de soucis, j'ai terminé"

Dit-il  ….

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