Fiançailles

boukinoli

Fiançailles

Deux courtes années pour enlacer la taille de la fille
Epouser sa cachette, pour éloigner le frère.
L’océan, profonde rainure qui surveille nos frémissements,
Que je ressasse chaque jour, couvre toutes choses.

Bonheur ravi, habillé, rasé de près
Il me faut dix minutes d’un bleu soupir et la clef
les démons resteront debout pour faire le gué
Pendant que ma langue enjambera tes dents blanches.

Je suppose que la fièvre intime peut tenir
Dans les pages d’un cahier aux pages cornées.
Bien sur les traces peuvent paraitre suspectes, effaçables
En fait ce n’est que du jus d’ange effervescent.

J’ai parié cinq ans de ma vie qu’au printemps
Guerre ou pas, je n’aurai plus à te regarder par-dessous
les mains dans le dos attachées à la rampe du futur, je t’invite
En grand secret dans mes rêves de buissons, de ballades buccales

La fille de l’indéniable jardin la fille perchée la chatte reine
Guenon ou chienne ou bien catin de ma gorge rêche d’effractions
Qu’il est bon  de sentir l’effroi intime du sexe au bout des doigts
je te veux princesse impudique avec ta famille entière en toi

Nous allons célébrer l’année courte, l’éventail de lune, la noce du jour.
Ta nacre pucelle, ton écrin versent les eaux vives et les essaims
De la défloraison de nos âmes dans la coupe orpheline
Ce sont les fruits de fiançailles que je recueille en dérobant ton amour...

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