Je l'aime à la folie.

chachalou

Je n'ai pas peur de le dire.

 

Oui, je l'aime. J'aime ces matinées sans lui où je me remémore son parfum embaumant. J'aime son corps rassurant et m'y voir dans ses bras, quelques instants. Son sourire me happe encore et son rire me tient toujours autant, quand dans mon effort, je note sa présence et sa passion. Je l'aime pour cet effroi qu'il me confère lorsqu'il monte à moto. Je l'aime pour cette pesanteur qu'il a, redescendue de sa bécane. Je l'aime pour sa grâce, sa classe et sa gentillesse. Je l'aime pour son coeur de nounours, tout en douceur, en câlins et en tendresse. Je l'aime pour ces quelques moments d'hésitations, quand la bête féroce se recentre sur ses malheurs et ses mauvaises options. Je l'aime quand il est faible et vulnérable, car je sais que c'est moi, qui vais le rendre confiant. Je l'aime quand il me fait plaisir et m'offre quelques photos, secondes de son temps. Je l'aime quand dans la Nuit noire, il prend ses bras en carapace, dans son rêve trop imaginé, juste pour me serrer contre lui et m'enlacer. Je l'aime quand il parle au devant des caméras et que je note le discours, tandis que je sais au fond, qui il est réellement. Je l'aime quand il joue de son charme et sert clin d'oeil sur clin d'oeil aux filles, aux femmes et même aux masses médias. Je l'aime quand au sortir de cette comédie, c'est mon frère que je ressens et que je vis. Je l'aime lorsque je le sais vivant après un terrible accident. Je l'aime lorsque dans mes songes, je le veille, lui à moitié mort, dans un lit d'hôpital, au quatre coin du monde. Oui, je n'ai pas peur de le dire, pas honte de l'avouer, je l'aime à la folie. Je l'aime parce qu'il est parfaitement imparfait. Je l'aime parce que sans lui, je ne saurais plus avancer. Je l'aime parce qu'il est ma raison de vivre, de me lever chaque matin et de me battre pour demain.

Je l'aime parce que c'est mon frère, tout simplement et qui si on me l'enlevait, ce serait un terrible arrachement. 

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