JOUIR

maryme

Jouir c’est comme un serment
Se laisser aller, s’abandonner complètement
Jouir c’est prêter serment
Accepter, offrir, céder tout doucement
Frôler l’éternel l’espace d’un instant

Jouir c’est comme une promesse
Un regard au loin, le temps d’une caresse
Jouir c’est faire une promesse
C’est laisser son empreinte dans la pièce

Car jouir c’est à la portée de tout le monde
Vous, moi, lui là-bas, à chaque seconde
Mais jouir n’est pas du même monde
On a tendance à l’oublier, par paresse, par négligence
Et puis il n’est pas chez lui ici
Dehors jouir, rentre dans ton pays
Celui de l’inscoucience, du grand pardon, celui de l’abandon

Car jouir c’est comme dire adieu
Le temps d’un soupir, d’une ballade à deux
Jouir c’est un appel aux cieux
C’est accepter que ça finnisse, c’est une prière à Dieu

Jouissez si m’en croyez n’attendez à demain
Jouissez dès aujourd’hui, y a que ça de vrai dans la vie
Parles de quantité, je parle de qualité
Parles de plaisir, je parle de jouir

De la vie, des autres, du hasard,
De la beauté d’un instant au coin d’un boulevard
D’une chanson écouté un sourire aux lèvres
D’un truc à partager, ne serait ce qu’une fièvre,
D’un rayon du matin, là juste au coin d’un soupir
Juste le temps d’y penser, de surtout ne pas le laisser fuir

Car jouir est peureux, il n’est pas teméraire,
Car jouir et toujours ne vont pas de paire
Tout le monde sait bien, que de frémir à jouir il n’y a qu’un pas
Qu’il se retrouve souvent là où on ne l’attends pas


Jouir reste un mystère parfois, pas bien longtemps rassurez-vous
Chacun jouit à sa manière et de vous à moi, puisqu’on est entre nous
Sachez qu’aimer jouir est un cadeau
Mais que c’est lorsque jouir vous aime qu’il est le plus beau

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