Journal aléatoire d'un alcoolique en sevrage

lafaille

Jour n'°25

Je suis dans la merde, j'ai reçu un courrier indiquant la suppression immédiate de ma pension d'invalidité. Cause : on doit renflouer les caisses de L'Etat. Putain, ça va être chaud, et maintenant j'ai deux gosses à nourrir, Fout-Le-Camp et son amoureuse Reviens. Quelle galère. Les caisses de L'Etat ou comment s'en mettre plein les fouilles en sodomisant la France d'en bas ? J'ai toujours été invalide, je suis né invalide, la vie n'a pas été faite pour moi, elle est trop vivante. J'ai moi toujours été attiré par le sombre, l'ombre, la mort. Merde j'écris comme Mylène Farmer. « Je je suis une catin… lalalalala … qu'on me tienne la main. »

Oui je connais Mylène Farmer, quand je suis sorti avec ma coiffeuse avec le look d'une adolescente en mal d'amour, elle s'appelait comment déjà Lolita, Lola, ah non merde je confonds avec Nabokov, elle s'appelait ah oui ça me revient !

S A N D R I N E. Elle était bien gaulée la salope mais pour ce qui est des goûts musicaux, pas possible non, elle m'arrachait les tympans dès qu'elle mettait un disque la Sandrine. Et trop bruyante au lit. Je l'ai laissé, comme je l'avais prise, par derrière. N'y voyez aucun jeu de mots, je n'aime pas les jeux de mots, c'est pour les oncles de la famille les jeux de mots, l'oncle qui vient bourrer et qui touche un peu trop la nièce, celui qui raconte toujours des histoires dégueu au milieu d'un repas de famille. La honte.

Reviens, Fout-Le-camp, venez on va voler de la bouffe à Carrefoutre je positive ! Les enculés ! Arrête tu vas avoir des problèmes avec la justice si tu continues. Et avec les homosexuels, et avec les chanteuses, et avec les grandes surfaces, et avec les oncles. C'est trop pour moi, je me casse. Venez les toutous.

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