La routarde oraison
boukinoli
La routarde oraison
Vous qui avez rompu vos veines
aux quatre murs du temps
Vous qui avez enjambé le monde
hors des gites cléments
Vous qu'on avait drapé
Vous qu'on avait serti
Vous vous êtes enfuis
Pendant que l'ambition
martelait la cadence
Pendant que la cité
glapissait la peur
Pendant que des élites
élisaient la mort
Répandant la frénésie de l'ordre
Vous avez feint vous tordre la cheville
Afin de ne pas poursuivre l'instant
Dans l'herbe en cercle
vous vous êtes assis
Le vent s'est assoupi à vos cotés
La parole est passée
à peine perçue
Dans le silence
de vos yeux clos
L'avenir disparaissait
Faute de place
Il fallait vouloir
ne plus y penser ...
Les femmes présentes se sont affairées
Autour de votre utopie lui susurrant la loi
Juste occupées par l'évidence que
La liberté ne doit manquer de rien...
Ainsi le monde à fait demi-tour
En abandonnant des tonnes d'arguments
De breloques et de produits dérivés
Et votre tête tranquillement
Roule dans le ruisseau
Ainsi va votre insolence
Ainsi s'exécute le déliement des âmes
Il nous reste encore a cogner sur les besoins de la cause
Sur les raisons assénées d'être, de vivre, d'espérer
Comme des enfants du voyage
Le sac bourré d'inadéquations salutaires
ramassés nos rires, prendre la route
Le visage désarmé étant l'ultime combat...