Lettre à Mademoiselle

morrison

Message à caractère éphémère et permanent

Si Monsieur prend la plume, c'est pour être tout à fait franc. Tout à fait transparent. Transpafranc, pour user d'un néologisme plutôt bancal. 
Monsieur lutte contre cette force invisible qui se répand en lui à chaque fois qu'il consomme trop de grands crus. D'ailleurs, il porte bien son nom celui-là, cru du verbe croire, à chaque fois que tu en bois, tu deviens crédule. 
En tout cas, Monsieur essaie de se soigner. Et la présence de Mademoiselle, l'obsède, le fascine, l'hypnotise, tout autant que ces lèvres de néons, d'une oeuvre croisée au détour d'un musée au coeur d'Amsterdam.

C'est pourquoi pour poursuivre sereinement son traitement, Monsieur a demandé au site weloveword de supprimer son propre compte dans les plus brefs délais. 
Par conséquent, ce message s'autodétruira très prochainement. Et Monsieur ne reviendra plus ici, ni ailleurs.

Il espère que Mademoiselle aura pu voir cette lettre d'ici là. 

Monsieur est désolé mais il a vraiment besoin que le néon s'éteigne pour de bon. 

Amsterdam est construit sur des palettes en bois. Le musée a besoin de calme et de silence pour rester debout. 
Alors Monsieur prend la prise à pleine main et il débranche tout cette fois-ci.

Il pose un doigt sur les lèvres noires et blanches, sans couleur, à présent. Et il chuchote : (Mademoiselle mettra à cet endroit ce qu'elle voudra comme mot d'adieu, afin que l'histoire se termine comme elle le souhaite).


Serge 

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