Mes préoccupations

Dame Gabrielle

Si mes éclats de voix prosent mes joies
Mes textes sombres dans les murmures et grondent.
Dans cet espace d'émotion avec cette espèce de diction
L'épaisse mission se fait éparse et communication.
A ce moment, j'appuie sur la détente
Puis apprécie qu'on s'en contente.
Il en ressort un brin de patience,
Je souffle fort et tourne en brise de conscience.
Eventée par l'actualité des conflits simplifiés,
Je respire mieux en terre au climat pacifié.
Je me soulage un instant à l'idée d'un problème lointain
Juste le temps de mettre, svp, un rouge à lèvre carmin.
En une touche coordonnée au gros titre de mon canard enchaîné,
Je suis bouche bée.
C'est l'histoire de se tenir informée, droite et en beauté.
Le parfum de la morale cache mal sa rengaine.
Ma parole, je cherche juste à soigner ma dégaine.
A devenir un colt blanc, lecteur-payeur dans le doute.
Ça boursicote sur les bancs d'investisseurs armés. Ça me coûte.
Pas trop ou si peu, l'œil dans le portefeuille,
J'ai même ce qu'il faut pour deux loisirs et un millefeuille.
Les bons plans se soldent chez les marchands de solidarité.
Je génère heureusement la récup dans l'art ménagé
Et le journal en deuxième lecture sert aux épluchures.
De feuilles de choux en textes à trou, on perd à se taire,
Avec les sous et si, on ordonne les ambitions libertaires.
Par manque de réflexe, les projets d'évasion sont reportés à demain.
Aujourd'hui, on arrête de se plaindre et s'y croire pour rien.
J'emploie ce temps en 1er pour remercier les parents de leur vivant,
Jeune fille de bonne famille assurément.
Ils m'épargnent la précarité comme privilège,
Que je m'économise pour une vie de décence
Et pense à la descendance et son cortège.
L'impératif conjugal me rendrait-t-il difficile ?
A l'affirmatif, on me rappelle comme un régal : les hommes et les années défilent.
Parle moi d'amour et non de compte à rebours
Que j'y vois encore le beau et non à tord le temps comme un défaut.
La qualité recherchée se tourmente en maturité
Au firmaman, j'affirme mon allumineusité.
Mon héroïsme lutte pour une bandante société
C'est un attentat à l'enfantement éclairé.
Je suis prête à remplir mes douces fonctions
Comme honorer ma putain de réputation.
En paix avec les mères, pour l'exemple, au foyer
Qui alimentent les mêmes causes pour un avenir à partager
D'un rire peureux de nos combats grotesques
Tout en se préoccupant de nos invariables grossesses.
Cette berceuse repose les guerrières d'un monde à refaire
A peine remises d'un idéal vendu aux enchères.
Le plus offrant fini de nous endormir nous assurant
Que c'était mieux avant.

Report this text