Pour ceux, sans celles

reverine

Pour ceux qui ont si peu de choix vestimentaires

Pour ceux qu’on ne peut nommer sage-hommes

Pour ceux qui malgré leurs atouts n’ont pas la garde de leurs enfants

Pour ceux à qui on a dit de ne pas pleurer et d’éviter les poupées

Pour ceux qui vont se faire virer des CA à cause des nouveaux quottas

Pour ceux qui s’occupent d’enfants en se faisant traiter de pédophile

Pour ceux qui ne reçoivent pas de cadeaux en magasin

Pour ceux dont les policiers se moquent s’ils disent se faire battre chez eux

Pour ceux qui partagent leurs hauts salaires avec leur femme et leurs enfants sans l’avoir exigé

Pour ceux qui n’ont qu’un mois de congé pour profiter de leur bébé

Pour ceux qu’on calomnie s’ils sont au foyer

Pour ceux à qui on reprocherait leur stérilité

Pour ceux sur qui on a collé une étiquette d’enculé

Pour ceux à qui on n’a pas voulu apprendre à laver et cuisiner, et qui se retrouvent perdus une fois isolé en liberté

Pour ceux qu’on a vêtus de bleu dès la naissance

Pour ceux qu’on culpabilise au coup de pied mais que les parents ont laissés exposés aux violences par cliché

Pour ceux qui n’ont pas encore droit à un mot pour identifier la misandrie comme les féministes usent du « macho »

Pour ceux à qui on répète qu’ils doivent payer pour leurs ancêtres

J’attends toujours… la journée de l’homme.

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