Retour des croisades

florentin

Ecrit : 14/09/2011. Texte inachevé, ébauche d'histoire.

C'était il y a longtemps.Nous sommes en août 1099.

J'ai décidé de rentrer en France.Je pense ne plus rien avoir à faire ici. A la mi-juillet nous avions assiégé et délivré Jérusalem. Mon contrat avec le roi était de libérer cette ville et de revenir au royaume de France.

……………………………

Je ne suis pas forcément très pressé de rentrer. Il faut dire qu'au cours de ce voyage de retour, je médite sur la question : pourquoi le roi m'a envoyé dans ce « pèlerinage » guerrier, cette expédition ressemble plus à une sanction qu'à un cadeau.

Je traverse l'Europe à cheval. J'ai « hérité » d'un deuxième cheval qui appartenait à l'un de mes compagnons d'infortune décédé au combat et mon vieux mulet qui avait fait le voyage aller et maintenant celui du retour, il transporte mon équipement.

……………………………

Dans ces évènements, nous croisons et rencontrons beaucoup de monde. Des destins se construisent, d'autres s'arrêtent nets après un coup d'épée ou une flèche qui leur traverse le corps.

Moi mon destin a basculé durant mon voyage de retour.

Au fur et à mesure que je m'éloigne de Jérusalem, je pense retrouver la tranquillité et la paix.

……………………………

Aujourd'hui, il fait beau. La journée est bien avancée, nous sommes dans le milieu de l'après-midi.

Je traverse un bois. Je sais que ces zones boisées possèdent un certain avantage, elles procurent de l'ombre, nous pouvons passer des régions entières sans se faire remarquer mais ce dernier avantage est aussi son principal inconvénient, un guet-apens peut survenir à n'importe quel moment, en forêt la vue n'est pas dégagée.

……………………………
J'avance au pas dans ce sous-bois. Je commence à percevoir des cris et des bruits pas très loin de moi. Je me mets sur le côté à la lisière du chemin et j'avance prudemment. J'aperçois un peu plus loin un trio de maraudeurs attaquant un petit convoi de deux chariots. Les personnes de ce convoi semblent se laisser faire.Je prends mon bouclier et ma lance. Je mets mon cheval au galop.L'un des maraudeurs se retourne vers moi en brandissant son épée.Ma lance le transperce.Le temps d'arrêter mon cheval et de me retourner, ses deux autres compagnons d'arme s'enfuirent.

………………………………

Je reviens à la hauteur du premier chariot, le conducteur est âgé, la femme a ses côtés est un peu plus jeune.

« Il faudrait vous défendre un peu plus, autrement vous n'irez pas loin. »

« Monsieur le chevalier, c'est le contraire, si nous avions tenu tête à ces voleurs, nous aurions au minimum étés blesser. Et parfois, il faut compter sur le destin, la preuve vous êtes arrivé. »

Je descends de mon cheval, je vérifie si l'embroché est bien mort. Il a une bourse à sa ceinture.

Je la lance à l'homme « Tenez, il en a plus besoin, c'est un dédommagement. »

J'entends un bruit sous le chariot. Je vois une trappe s'ouvrir puis une personne qui me semble être un adolescent tombé au sol. Après une roulade, il monte sur le chariot.

L'homme lui dit : « Reste derrière nous et ne bouge pas. »

« Vous cachez votre bien le plus précieux. »

« Vous savez les bandits et les soldats sont toujours à la recherche de recrue plus ou moins forcée. »

« Vous avez raison. Je vous laisse, j'ai de la route à faire. »

……………

La femme m'interpelle :

« Vous n'allez pas partir comme ça, il va faire bientôt nuit. Manger avec nous ce soir. »

La proposition de la femme me semble sincère. Mais en observant l'homme, je comprends que je dérange.

« Non, je ne veux pas vous déranger. »

« Dit lui Sergio, qu'il ne nous dérange pas. Et en plus vous nous avez donné beaucoup d'argent. »

En même temps qu'elle me parle, elle compte les pièces.

« Nous pouvons nous nourrir au moins pendant deux mois. »

« Oui, il peut rester. » La femme lui avait donné un bon coup de pied.

Il se retourne : « Toi, tu restes derrière et tu ne te montres pas. »

……………..

La nuit commence à tomber. Le convoi s'arrête.

Pendant que ce petit monde s'occupe à installer le campement pour la nuit, moi je commence à m'occuper de mes chevaux et de mon mulet.

Jusqu'au moment où j'entends une voix me dire :
« je peux m'occuper de votre deuxième cheval. »

« Tu sais t'occuper des chevaux ? »

« Oui, mon père m'a tout appris. »

« Alors prends le et fait attention. Par moment, il a des réactions bizarres. »

« Un étalon, c'est toujours un peu malin…. Je m'occupe aussi du mulet. »

« Si tu veux tout faire, vas-y… »

…………………

Après avoir fini de m'occuper de mon cheval, je me rapproche du feu qui est déjà allumé. Les femmes préparent le soupé.

Arriver à la hauteur de l'homme du chariot.

« Votre fils a l'air de bien s'occuper des chevaux. »

« Excusez-le. Je ne l'avais pas vu aller vers vous, autrement il ne serait pas allé vous déranger. »

L'homme me semble assez gêné. Je comprends mal son malaise.

……………

La nuit est tombée. Nous mangeons enfin.

L'homme m'explique qu'ils sont des saltimbanques. Deux couples qui travaillent ensemble. Ils vivent grâce à leurs spectacles qu'ils présentent en s'arrêtant de ville en ville.

 

……………

Au petit matin, je me réveille, à ma grande surprise il fait déjà grand jour.

La femme me voit. « Vous avez bien dormi. »

« Oui, je me suis fait surprendre le jour. Cela fait pas mal de nuits que je dors d'un œil. Toujours sur le qui-vive pour ne pas me faire attaquer en plein sommeil. »

« Rester avec nous. Nous allons passer la journée à nous entrainer. Vous verrez notre spectacle. Ce soir nous ferons une répétition complète. »

« Bon d'accord. Je vais voir si je trouve du gibier, cela me passera le temps. »

……………………

Je prends mon arc et mes flèches et je m'éloigne du camp.

L'endroit me semble propice pour avoir du gibier. J'avance sans bruit à travers les arbres.

……………………

Depuis un petit moment, j'ai l'étrange impression d'être suivi.

Cette impression vous la ressentez des bruits, des silences, des ombres, votre instinct vous alerte et vous met en garde.

Soudain, je vois surgir devant moi ce jeune adolescent. Il surgit de nulle part.

« Chevalier, je voudrais devenir votre écuyer. »

« Jeune homme pour être écuyer s'occuper des chevaux n'est pas suffisant, il faut savoir se battre. »

« Je sais me battre. »
Le jeune homme prend une épée qui est cachée dans le bas-côté du chemin, Il la sort de son fourreau.

« Avoir une belle épée, ne veut pas dire savoir l'utiliser. »

« Dites plutôt que vous avez peur de vous faire battre par un adolescent. »

Ce jeune homme arrogant commence à m'énerver.

Je saisi mon épée.

« Alors en garde jeune homme. »

Le combat commence. Dans un premier temps, je suis surpris par son habilité.

Ses coups manquent de puissance. Mais avec un peu de travail, il deviendra rapidement dangereux.

« Effectivement, tu sais te battre avec un peu de travail tu pourrais devenir un bon duelliste. »

Après l'avoir bien jaugé, je commence à appuyer de plus en plus fort mes coups.

Je perçois la fatigue et la sueur apparaître sur son visage.

« Tu devrais enlever ton chapeau et ton turban, tu commences à avoir chaud, tu transpires »

« Je ne peux pas, j'ai une maladie de peau qui m'oblige à rester couvert. »

Le combat continue.

Il trébuche, se trouve plaquer le dos sur un tronc d'arbre, la pointe de mon épée sur son cou.

Quelque chose m'intrigue, son turban et son chapeau ont bougé, je distingue à une de ses oreilles, des trous pour porter des boucles d'oreilles, des mèches de cheveux longs qui dépassent du turban. Cette peau lisse sans le moindre duvet.

Je me rapproche en mettant le tranchant de la lame de mon épée à son cou.

En me plaquant sur le jeune homme je sens quelques rondeurs pas très habituelles pour un jeune homme.

Ma main libre saisie le chapeau pour l'enlever.

Surprise……… une jeune femme.

« Très jolie, je comprends que ton père cache un trésor pareil. »

Son regard devient noir, la colère sur ton visage est lisible.

« Charmante demoiselle, écuyer est un métier dangereux. Un homme ne risque que la mort. Une femme bien plus. Retourne avec ta famille, tu seras bien mieux. »

« Je suis une femme c'est pour ça que vous ne voulez pas de moi. Tout à l'heure vous aviez.......... »

« Ecoute, nous sommes dans un vrai combat. Tu es vaincue là. »

« Oui est alors. »

« Je suis un maraudeur avant de te tuer, je pourrais m'amuser avec toi et quand j'en aurai marre…… »

« Essayez chevalier. »

D'une main, je prends son visage par les joues, mes lèves s'approchent doucement de ta joue. Je commence à sentir ton odeur.

« Je ne te ferais qu'un baiser, un maraudeur lui ferait plus. »

Mes lèves parcourent sa joue en effleurant doucement sa peau lisse, je me rapproche de ses lèves. Pour qu'elle ne puisse par partir je me suis serré fort contre elle. Je sens que sous ce déguisement de cache un physique de femme avenante, son corps résiste de plus en plus. Puis plus résistance.

« Tu renonces à te défendre, charmante demoiselle arrogante. »

Puis, je sens une pointe me piquer sur le côté.

« Alors, vous le faites ce baiser chevalier arrogant…. Si une de vos lèves vient m'effleurer la bouche, je vous transperce. Le maraudeur capoute... et le chevalier pour le baiser, il s'assoit dessus ! »

« Je dois reconnaitre, que tu es une petite maline. »

Elle aun sourire de petite fille mutine fière d'avoir réussi son coup.

Je la lâche. Elle va droit dans le fossé, elle ressort avec plusieurs lapins et 2 ou 3 faisans.

Elle me jette un faisan. « Tu oublies peut-être mais nous étions à la chasse, cela semblera moins louche que de revenir sans rien. »

« Un faisan s'est un peu ridicule, tu pourrais m'en donner un deuxième. »

Elle semet à rire.

« Il fallait gagner la dernière manche du combat. Je vais pouvoir rigoler avec ma famille de tes capacités de chasseur… »

Elle replace son déguisement. Je dois l'avouer les raisons de ce secret m'intrigue. Quelle vérité se cache sous ce déguisement, pas seulement garder la virginité d'une jeune fille.

……………………..

Le soir arrive bien vite.

……………………..

Autour du feu de camp tout le monde discute. Je m'approche de son père.

Au même moment, je la vois tourner autour de mes chevaux elle leurs donne des pommes, qu'elle a trouvé quelque part dans la journée.

Son père le remarque rapidement aussi.

« Les chevaux, sa passion. Il ne sait pas se tenir tranquille. Je vais aller le chercher pour vous qu'il ne vous embête plus. »

Je ne pus résister « qu'elle… »

Il se retourne d'un air étonné.

« Oui, je sais. Ne craignez rien, je ne suis pas un maraudeur, je suis un simple chevalier de passage. »

« Ce n'est pas ma fille, un homme me l'a confié il y a une petite vingtaine d'années. Elle était toute petite.

Il m'a dit qu'un jour, qu'il reviendrait la récupérer. »

« Il vous a dit son nom ? »

« Non, mais il avait beaucoup d'argent. Il m'a tout donné de quoi l'élever 10 fois. »

« N'aillez crainte, je n'ai rien vu rien entendu. »

« Merci. »

………………….

A partir de ce moment l'ambiance fut plus détendue.

Ce soir-là, j'eus le privilège de la voir habiller en femme. Une jolie robe de gitane, qui mettait en valeur ses formes, difficile de ne pas la regarder régulièrement. Elle doit le sentir, elle me jette aussi des regards aussi régulièrement que les miens mais toujours discrètement.

Son père me dit « elle est très jolie, n'est-ce pas. »

« Sans aucun doute, prenez soin d'elle. »

Nous discutons très tard dans la nuit de ce qui s'est passé dans la journée entre moi et sa fille adoptive, des croisades, des spectacles, …

……………………

Le lendemain matin, pendant que je prépare mon package. L'homme vient me dire au revoir.

« N'oubliez pas de passer au château. Je vous ai expliqué où il se situait. »

« C'est très loin, il faut beaucoup de jours de cheval et nous nous n'avançons pas vite avec nos chariots. »

« Ah oui, comment s'appelle votre fille ? »

« Morgane, c'est le nom que l'homme m'a donné. »

« Alors, prenez grand soin de Morgane, elle est très belle. Où est-elle ? Elle a disparu ? »

« Vu ce que vous m'avez raconté cette nuit, cela ne m'étonne pas. Elle doit vous détester, elle est très fière. »

« Dite lui au revoir. Elle est mieux ici. Il serait dommage qu'il lui arrive malheur. Quand vous passerez au château, je lui ferais visiter la salle d'armes et tout le reste, jolie mais un peu garçon manqué cette demoiselle. »

« Vous avez raison elle a grandi avec ses cousins alors la bagarre et les armes, elle adore. »

…………………….

Je m'éloigne du camp. Au bout de quelques minutes, je vois Morgane apparaitre à travers le feuillage des arbres couverte d'une tunique rouge.

L'épée à la main.

« Que veux-tu Morgane ? »

« Un marché !»

« Vas-y, j'écoute »

« Si, je te bats, je pars avec toi. Si tu me bats je reste avec mes parents. »

« Comment tu veux déclarer le vainqueur ? »

« Quand tu m'auras déposé un vrai baisé sur mes lèvres, tu auras gagné, il me semble chevalier que cela soit votre fantasme. »

« Tu ne renonces jamais, le marché devient intéressant pour moi, un baiser sur les lèvres d'une jolie demoiselle. »

Je descends de cheval. Je dégaine mon épée. Le combat commence.

Rapidement, je me mets à appuyer très fort mes coups, je voulais en finir rapidement.

Elle se retrouve désarmée, l'épée à terre.

« Je pense que tu as perdu. »

Je me tourne pour retourner à mon cheval.

« Ce n'est pas le marché ! »

« Ce baiser, tu ne le désires pas. Alors il vaut mieux s'arrêter là. »

« Toi si ! »

« Qu'est-ce qui te fais dire ça ? »

« Je t'ai entendu discuter avec mon père, je te plais. Alors essaye…. et tient ta parole. »

Je continue à avancer, elle court vers moi. elle se met devant moi pour me barrer le passage.

« Tu es un lâche, chevalier. » Elle me jette un gant à terre.

« Tu sais ce que signifie ce geste. »

« Oui, je te défie. »

« Reprend ton épée. »

Le combat reprend. Elle semble encore fatiguée du premier affrontement.

Elle trébuche et se trouve à terre.

Mon épée sous sa gorge.

« J'ai encore gagné. »

« Pas encore…. Tu oublies le baiser. »

« Vu que tu as l'air d'y tenir. »

Je l'enjambe. Et me mets à genoux au-dessus de Morgane.

Cette fois, je prends la précaution de lui enlever la dague qu'elle cache. J'avais remarqué l'endroit lors du premier combat.

Je sens son corps nerveux sous moi.

« Tes lèves ont quel goût ? Sûrement délicieux ? »

Elle se débat sous moi.

« Tu as perdu ta langue jolie Morgane ? »

J'approche ma bouche à coté de sa jolie frimousse, je sens à nouveau son odeur délicieuse.

« Hum, tu sens très bon. Tes lèves doivent être exquises. »

Ma bouche effleure doucement ses lèves, elle tourne la tête, mais elle ne peut plus aller plus loin.

Ma bouche est très proche de son but. Je te sens renoncer. Je pense tout de suite ça ressemble bien trop à la première fois.

Au moment de déposer mes lèves sur les siennes, je sens une pointe me piquer le ventre.

« Ne me dis pas que je me suis fait encore avoir une nouvelle fois. »

« Chevalier ! Entre nous, vous n'avez aucune imagination vous vous battez toujours de la même manière. Vous savez manier l'épée c'est tout. Pour le baiser c'est dommage cela m'aurait peut-être plus moi aussi… »

« Ces armes sur toi tu en as combien de cachées ? »

Elle se met à rigoler.

Je me relève. Morgane se relève la dague à la main.

« Je pourrais te prendre ta dague. »

« Essaie chevalier. Tu risques de le regretter. Et tout ça pour ne pas tenir ta promesse alors que quand tu croyais que j'étais un garçon tu étais presque prêt à me prendre. »

« Ton père que va-t-il penser ? »

« Mon père je lui ai laissé un mot. Il passera te voir au château. Si écuyer ne me plait pas, je repars avec lui. »

« Tu sais écrire. C'est quelque chose de rare. »

« Je te surprends. »

« Ma foi oui. Belle, maline et cultivée. Aller, met ton baluchon sur le mulet et prend l'autre cheval. »

Morgane me fait en grand sourire.

« D'accord. » Elle court vers le mulet.

« Un écuyer est le serviteur du chevalier. Il doit tout faire. »

« Je sais. Je ferai tout pour te servir mon chevalier. »

…………………………..

Les premiers jours sont pour nous une période d'apprentissage. Nous nous observons, des regards, des vrais faux petits sourires. J'avoue avoir tout fait pour la dégoutter, des entrainements interminables, suivi de la préparation du soupé.

Morgane ne dit rien mais par moment, je sens en elle la colère.

Il faut attendre ce jour où nous sommes arrivés en haut d'un col et apercevoir cette jolie petite vallée verdoyante.

……………………………

« Je pense que je me suis trompé de chemin. »

« Ce n'est pas grave, l'endroit est magnifique. L'herbe est grâce en bas, il y a une rivière. Nous pourrons faire une halte. Les chevaux sont fatigués nos vêtements sont sales, je pourrais les laver. »

« Tu as raison. »

« Nous ne sommes pas à une journée près. »

Nous trouvons un endroit bien placé pour éviter les mauvaises surprises.

…………………………

Nous installons notre campement, nous soignons nos chevaux.

Morgane commence à laver nos vêtements.

« Va pécher. J'ai vu des truites. »

Quand je suis revenu au campement : « J'ai attrapé aucun poisson. »

Morgane se met à rigoler.

« A part aller te promener en Palestine pour donner 2 ou 3 coups d'épée, tu sais faire quoi ? »

« Visiblement pas grand-chose. »

« J'y vais. » …… Au bout d'une demi-heure, Morgane revint avec 2 grosses truites.

« Tu vois chevalier, c'est facile. Je veux bien t'apprendre si tu m'apprends à tirer à l'arc. »

« Décidemment les armes te fascinent. »

…………………………………

Les premiers vêtements avaient séché au soleil.

Morgane en prend un. Elle va le long de la rivière. Elle jette un coup d'œil à droite à gauche.

Elle me regarde. Elle attend un peu. Je l'observe un peu intrigué. Morgane semble faire quelque chose ou surtout semblant de faire quelque chose.

J'ai l'impression qu'elle cherche à capter mon attention.

Je la regarde régulièrement de plus en plus intriguer.

Je sens qu'elle hésite.

Puis, elle commence à se déshabiller, d'abord le haut, puis le bas, elle prend tout son temps pour dévoiler ses charmes, elle ne cherche surtout pas à les cacher. Elle entre dans l'eau lentement.Elle s'élance et elle se met à nager.

Morgane se dirige vers moi.

« Mon chevalier devrait venir se baigner. »

« Il est préférable que non. »

« Ne serait-il pas nager. »

« Si, mais si on se fait surprendre tous les deux en même temps dans l'eau par une mauvaise visite ce serait dommage. »

« Mon chevalier, tu as surement raison. »

« Tu en as pas marre de m'appeler chevalier. Tu connais mon nom. »

« Oui, mais je suis ton écuyer, tu es mon maître, je te dois le respect. »

« Arrête avec ça. »

« Il faudrait que je sois plus qu'un écuyer pour t'appeler par ton prénom. »

« Tu viens juste d'être écuyer et déjà tu veux monter en grade. »

« Il faut de l'ambition dans la vie. Il faut viser toujours plus haut. Mais, il y a aussi d'autres moyens pour arriver à ce que tu me demandes. »

« Toujours aussi énigmatique et maline. »

« N'oublie pas je suis une femme, tu l'as constaté quand je me suis déshabillée »

« Tu ne cherchais pas non plus à te cacher. »

Morgane repart à la nage sans répondre toujours avec ce petit sourire.

Quelques minutes plus tard, elle remonte sur la berge, elle met une grande chemise qu'elle ne ferme pas dans la partie supérieure.

Morganes'approche de moi. Tu me sens.

« Mon chevalier sent le fennec Un bain lui ferait du bien. Et je dois laver cette jolie croix de templier que tu portes. »

« Tu me sembles bien effrontée écuyère. »

Morgane tourne autour de moi.Elle finit par commencer à me déshabiller.

« Je sais faire. »

« Alors, vas-y le soleil va bientôt se coucher et il n'y aura rien de sec. »

Je commence à m'avancer dans l'eau.

« Hé chevalier, tu oublies quelque chose…… le bas. »

Je lui jette mon pantalon.

« Ha quand même… » Je vois un regard de satisfaction dans tes yeux.

Pendant que je me baigne, Morgane lave les derniers vêtements sales.

………………

Le soir arrive rapidement. Les vêtements ne sont pas secs, comme Morgane l'avait prédit.

Je la vois se rapprocher ton package de couchage.

« Prêt d'une rivière, il fait toujours frais. Et dans cette tenue j'ai peur d'avoir froid. Mon chevalier si je dors prêt de toi cela ne te dérange pas. »

« Non. Pas de problème. Si tu tombes malade ton père ne me le pardonnera pas. »

………………

Au petit matin, avant les premiers rayons de soleil, je commence à me réveiller, Morgane est collée contre moi. sa main posée sur ma poitrine, la tête sur mon épaule.

Je finis par poser ma main sur ton dos.

Tes doigts bougent surement au grès de tes rêves.

………………

Alors que les premiers rayons du soleil commencent à percer. Morgane se réveille doucement.

Elle ne bouge pas « Tu es réveillé mon chevalier ? »

« Oui. »

« Nous sommes bien ici ? »

« Ce bruit de l'eau qui coule est reposant, tu ne trouves pas. »

« Oui, nous pouvons rester encore un peu allongé. Il fait frais et de toute façon nos vêtements ne sont pas secs. »

« D'accord. Si tu ne m'appelles plus chevalier. »

« Toi aussi tu marchandes, Florentin ou chevalier Florentin. »

Morgane se met à parler de chose et d'autre sans plus s'arrêter.

A un moment, elle me dit « J'ai rêvé de nous, je perdais le combat et tu arrivais à me donner un baiser. C'est un signe ? »

« Un signe ? Que tu perdras toujours les combats que tu feras avec moi. »

Morgane se redresse sur moi. elle passe ses mains autour de mon cou comme si elle voulait m'étrangler.

Quand elle se penche sur moi, je vois dans l'ouverture de ta chemise grande ouverte sa poitrine qui me laisse de moins en moins indifférent.

Morgane l'a compris dans mon regard et comme elle est assise sur mon sexe, elle doit sentir ma verge durcir.

« Le combat n'est pas fini entre nous. »

« Tu veux dire quoi ? »

« Il y a des choses qu'il faut savoir attendre. Mon chevalier je te cueillerai quand tu seras bien mur et je te croquerais et là j'aurais gagné et toi tu aurais perdu la guerre. En attendant tu dois me montrer comment on tire à l'arc, tu me l'as promis. »

« Chevalier je croyais que tu devais le rayer de ton vocabulaire. »

« Ce sera chevalier tant tu m'énerveras. »

« En clair presque tout le temps. »

Morgane haussa les épaules et me fit un clin d'œil.

………………

Ce premier cours de tir à l'arc est un numéro de charme pour Morgane. Même si elle suit mes conseils, elle est déconcentrée, moi aussi d'ailleurs. D'abord quand, je lui ai mis les protections sur ses doigts. C'est bien la première fois qu'elle se laisse faire.

Morgane me regarde faire. Ses yeux noirs……

Elle me dit : « je ne suis pas une poupée tu peux tirer plus fort »

Quand je suis passé derrière Morgane pour nous placer face à la cible. Je place ma tête sur son épaule pour vérifier qu'elle est en bonne position, Je vois les rondeurs de sa jolie poitrine. Morgane n'hésite pas à plaquer tes fesses contre moi.

Au bout de quelques tirs, quand elle commence à se débrouiller seul, je m'assois sur un tronc d'arbre. L'endroit n'avait pourtant pas été choisi. Le soleil était face à moi, il joue avec les transparences de cette chemise qui laissait plus que deviner son anatomie de nymphe.

« Je t'entends plu »

« Un coup de fatigue, tu te débrouilles bien »

« Je suis fatiguée aussi. »

« Arrête si tu veux. Maintenant, tu dois t'entrainer tous les jours, jusqu'à ce que tu ne réfléchisses plus, quand tu fais les gestes, ils doivent devenir un automatisme. »

Elle s'approche de moi pour me rendre l'arc.

« Tu vois Florentin, tu sais être adorable quand tu veux. » Puis Morgane me dépose un bisou furtif sur la joue, en partant rapidement.

Elle revient me voir. « Vient, je vais te montrer comment on pêche à la main. »

Morgane m'emmène à la rivière.Elle m'explique comment faire.

« Maintenant je mets ma main sur la tienne et laisse-toi guider. »

Après plusieurs tentatives infructueuses, je finis par attraper une truite.

Morgane est aussi heureuse que moi.

En nous relevant, je constate que l'eau avait fait son œuvre. sa chemise est transparente collé à son corps. Elle épouse toutes les courbes de son anatomie.

Morgane le remarques rapidement.

« Alors chevalier troublé ? »

« Difficile de répondre non, tu devrais te changer tu vas attraper froid. »

« Dommage que tu ne tentes rien ! »

« Une de tes ruses ? Je ne vois pas de dague. »

« Il ne faut jamais se fier aux apparences. »

« Tu es bien trop maline, tes propositions sont toujours des pièges. »

« Tu te méfies trop de moi, mais tu es presque mûr, je te cueillais bientôt… »

……………………

Nous reprenons notre périple.

Les soirées sont plus décontractées entre nous.

Même si nous sommes en observation du moindre geste ou attitude de l'autre.

Lequel d'entre nous fera le premier pas, aucun des deux n'osent bouger.

……………………

Un soir nous arrivons dans un village qui nous semble accueillant.

Les gens nous saluent au passage.

Morgane me dit : « Nous pourrions dormir ici. »

« Oui, il doit y avoir une auberge. »

« Réserve qu'une chambre, un écuyer dort au pied du lit de son chevalier. »

« Tu ne préfères pas 2 chambres ? »

« Tu me dis de toujours être sur nos gardes, tu me rends méfiante. Qui a vu un chevalier payer une chambre à son écuyer ? Personne, alors. Dans les auberges, il y a toujours des personnes à l'affut du moindre évènement qui sort de l'ordinaire. »

« Tu as raison. »

Arrivé devant une auberge. Je descends de mon cheval et entre dans l'auberge.

En ressortant.

« C'est bon. Ils ont une grande chambre et nous pouvons déposer les chevaux à l'écurie en face. J'ai réservé une table dans un coin en retrait du monde. »

…………………….

Dans l'auberge, nous ne mangeons pas trop mal.

« Tu devrais monter. Tu commences à intriguer certains curieux. Moi je reste, je vais me renseigner si les alentours sont tranquilles et quel chemin emprunter demain matin. »

« D'accord mon chevalier. »

Je te regarde : « Je t'ai déjà dit... »

« Nous sommes en public et je suis un simple écuyer… »

« D'accord je passe. »

………………………………

Je suis resté pas mal de temps à discuter avec les personnes de l'auberge.

Il est tard. Je vais me coucher pour une fois que je peux dormir dans un lit.

………………………………

Quand j'ouvre la porte de la chambre, je suis surpris de voir Morgane qui ne dort pas.

Elle est assise à côté d'une bougie à se coiffer le dos tourné à l'entrée. Elle porte cette chemise qu'elle avait à la rivière.Il fait chaud dans cette chambre.

Je m'approche de Morgane. Je pose une main sur son épaule.

« Es-tu un maraudeur ou mon chevalier. »

« Tu connais la réponse ! »

Morgane se retourne la dague à la main.

« Tu aimes bien cette arme. »

« Tu n'as pas répondu à ma question. »

« Ton chevalier ou peut-être un maraudeur déguisé en chevalier. »

« Tu ne comptes pas dormir dans cette tenue. »

« Si pourquoi ? »

« Vu la chaleur dans cette pièce moi j'ai choisi une tenue légère. »

Morgane dépose sa dague sur la table derrière elle. Elle enlève sa chemise. Elle tombe au sol……

Morgane reprend sa dague et la pointe sur mon ventre.

« Enlève-moi tous ces vêtements »

« Tu te sens bien »

Elle appuie un peu plus fort « Exécution… »

J'enlève le haut.

« C'est mieux, le reste je m'en occupe » Elle me pousse sur le lit.

Elle me chevauche.

Je sens sa bouche me frôler la joue.

Morgane me chuchote dans l'oreille : « Ce baiser tant promis tu vas te décider à me le faire ou pas. »

Après une roulade, je me retrouve sur elle.

Nos bouches se touchent, nos langues se mélangent.

Ce baiser dure longtemps. Je sens ses jambes me ceinturer la taille.

« Est-ce une relation possible entre un chevalier et un écuyer ? »

« Ecuyer le jour, maitresse la nuit, ce n'est pas incompatible ! »

Sa main se faufile entre nos deux corps. Elle saisit mon sexe pour le guider dans le sien.

Je l'enfonce doucement. Je ressens un plaisir intense, je sens son corps vibrer sous moi.

Visiblement, elle ressent la même chose que moi.

Mes mains saisirent ses seins, ma bouche se pose sur le premier qui se présente. ses mamelons sont gonflés, délicieux, doux…. De véritables petites merveilles.

Sous mon corps je la sens fébrile et nerveuse.

Je commence les aller et retours d'abord lentement puis de plus en plus rapides.

Ses pieds m'accompagnent dans mes mouvements, ils se font de plus en plus incisifs à chaque fois.

Sa respiration est de plus en plus saccadée. Je sens ses doigts se crisper dans mon dos.

Un petit oui sort de sa bouche.

Je ralentis un peu mes mouvements, la pression commence à monter en moi.

Elle me susurre « t'arrêtes surtout pas. » Ses pieds se font si insistant que je comprends que je dois continuer jusqu'au moment de l'assaut final pour assouvir les envies de son corps.

Ses doigts je les sens se crisper à nouveau, son corps se raidit de plus en plus, elle laisse échapper comme un son de soulagement.

Nous sommes restés immobile quelques instants.

Nos bouches fusionnent à nouveaux.

Nous avons roulé sur le lit. Morgane se retrouve sur moi.

Elle pose sa tête sur ma poitrine. ses mains ne sont pas très sages. Cette première joute ne l'a pas assagi.

« Nous avons vraiment perdu beaucoup de temps à nous observer ? »

« Tu as surement raison. »

« Depuis quand tu as envie. »

« Je pense dès le premier affrontement. Ces yeux en colère et cette bouche …humm. »

« Pour moi aussi tu as été le premier à me résister dans la famille tout le monde me cède tout…. Et puis à la rivière j'avais vraiment envie…. tu serais venu prendre ton bain avec moi……. Je pense que… »

« Il faut dire que tu étais très excitée et excitante. »

« Alors pourquoi tu n'es pas venu ? »

« Difficile à dire. La méfiance de se faire surprendre. De ne pas profiter pleinement de cette première fois. Je me suis dit que de toute façon si entre nous il y avait quelque chose à la première occasion…cela se fera. »

« J'ai très envie à nouveau, ton épée il faut la dégainer à nouveau, je vais te monter un truc infaillible. »

Je sentis sa bouche descendre le long de mon corps le persillant de bisous.

Sa main me saisit le sexe. Ses lèves se posent dessus puis sa langue.

L'effet se fait sentir rapidement, une fois mon épée dégainée, elle se redresse pour s'empaler dessus. Elle commence une danse du ventre très agréable à regarder et à ressentir.

De temps en temps, elle se penche pour me faire un bisou, entre deux aller retours verticaux ou va et vient horizontaux.

Lorsqu'elle sent sa jouissance arriver, elle accélère pour me faire monter la pression et que j'explose en elle. Elle profite au maximum de la dureté de mon sexe, elle poursuit ses aller et retours jusqu'à ce que mon épée redevienne molle.

Elle se penche à nouveau sur moi. Elle me dit à l'oreille : « On a vraiment été bête de pas faire ça plus tôt. »

Elle pose sa tête sur ma poitrine pour s'endormir, ce deuxième coït l'a satisfaite. son corps semble assagi.

………

Au petit matin, le soleil commence à peine à pointer ses premiers rayons. La lumière éclaire à peine la chambre.

………………

Je la vois allongée sur le ventre. Je regarde ses fesses adorables je ne peux résister à leurs faire un bisou. Je remarque qu'elle a une tache de naissance sur l'une d'elle.

Mes lèves se posent délicatement sur sa peau.

« humm… »

Je me recule. Je pense que je te dérange….

« Encore. »

« Excuse moi j'avais cru le contraire. »

Ma bouche se pose à nouveau sur sa croupe, puis mes mains, je la masse.

Je remonte le long de sa colonne vertébrale. Mes mains suivent le mouvement mais en passant par ses hanches, sa taille, …

Arrivé entre tes omoplates, j'écarte ses cheveux, je découvre un tatouage.

« Joli tatouage, il y a un M pour Morgane je suppose. Le reste ressemble à un blason. »

« Je ne sais pas ce que c'est, mon père n'a jamais rien voulu me dire. »

Je reprends mon exploration. Ma bouche arrive à son oreille.

« Hier soir nous avons vraiment été trop vite, nous nous sommes accouplés comme des bêtes sauvages.. »

« Tu ne pensais pas que nous allions tout faire la première nuit et les suivantes, il faudra bien les occuper… »

En disant ça Morgane se cambre en écartant les cuisses pour me laisser accès à son trésor.

Je m'introduits délicatement dans son intimité.

Je la sens à nouveau très nerveuse.

Je me glisse en elle. elle se cambre de plus en plus. J'essaie de saisir sa bouche pour lui déposer un baiser. Morgane se redresse ma main passe sous son bras pour lui saisir un sein devenu accessible.

Je sens qu'elle veut se retourner complètement.

Je la laisse faire. Au moment où je commence à m'allonger sur elle, sa main est déjà en train me guider dans sa grotte magique.

Ce face à face est intense, épuisant.

Nous finissons en sueur mais satisfait du résultat de cette joute matinale.

Morgane reste allongée sur le côté le long de moi une jambe sur moi, une main baladeuse, une bouche chercheuse et infatigable…

…………….

Les jours suivants les campements sont devenus plus agités, les nuits trop courtes.

……………..

Maintenant, nous approchons du château.

« Nous ne sommes plus très loin du château. Tu restes écuyer ou tu deviens écuyère ? »

Elle réfléchit.

« Je préfère la première solution. Les personnes qui m'ont donné à mon père avaient surement une bonne raison. »

……………

Une trompette retentit.

« Ils nous ont vu »

Une deuxième trompette sonna.

« Et là. »

« C'est pour signaler que nous sommes des amis »

………………

Arriver devant le pont levis le maitre d'arme est là à nous attendre.

« Je suis heureux de te revoir Florentin. Tu es accompagné. Pas épais ton écuyer. »

« Il a de la ressource. »

« Je te connais. Tu l'as trouvé dans la misère et tu l'as aidé. »

« C'est plutôt lui qui m'a trouvé »

« Tu vois c'est ce que je disais. »

« C'est une fine lame. Qui pourrait te surprendre. »

« Ecuyer demain 8H00 à l'entrainement ? »

« D'accord Monsieur. »

« Pas de monsieur ici, je me nomme Gaston. »

« Ta chambre t'attend, ton écuyer ira avec les autres. »

« Désolé, il reste avec moi. Je lui dois la vie. »

« Humm toujours différent des autres…Tu n'as pas changé. »

………………………

Après nous êtes occupés des chevaux, nous sommes montés dans la chambre.

« Pas mal cette chambre, elle fera un excellent champ de bataille pour nos joutes nocturnes. »

……………………….

Au petit matin quand je me suis réveillé, Morgane est déjà partie.

Je m'habille et je sors de la chambre. En descendant les escaliers, j'entends des bruits d'armes résonnées.

Je me penche par une meurtrière. Morgane est là en train de te battre comme une lionne. Elle a pris ma tunique avec mes armoiries. Elle leurs fait honneur.

« Joli combat » Je me retourne, c'est la reine.

« Le roi est rentré très tard. Mais ce soir il fera un diner en ton honneur. »

« J'ai hâte de le voir. »

« Lui aussi, il a des propositions à te faire avec tous ces courriers qu'il a reçu sur tes exploits. »

« Il ne faut pas exagérer. »

« Tu l'as trouvé où ton écuyer ? »

« Au détour d'un chemin. »

« Ou je devrais dire ton écuyère ? »

J'eus un moment d'hésitation.

« Joli déguisement... Je l'ai croisé dans le couloir, nous nous sommes croisés ou plutôt heurter, elle courait, ni elle ni moi nous nous sommes vues…. J'ai senti sa poitrine et en plus quelques petits détails m'ont étonné sur le coup. Elle semble avoir de la personnalité… »

« La première fois, je me suis fait avoir aussi. »

« Cette épée, tu sais où elle l'a trouvé ? »

« Non pourquoi ? »

« Il me semble la connaitre. Cela me reviendra. »

« Je lui poserai la question. »

« A ne pas en douté, elle doit être très belle pour t'avoir fait craquer. Ce soir elle vient avec toi habillé en femme. Marianne viendra lui amener une robe qui devrait lui aller très bien. »

……………………………

Quand Morgane remonte de sa séance d'entrainement.

Elle est vraiment heureuse : « Je les ai tous explosés, finalement tu n'es pas si mauvais que ça…tu m'as bien entrainé. »

« J'ai vu tes exploits. La reine aussi. »

« J'aimerai la voir, elle est jolie ? »

« Visiblement, tu la connais déjà. »

Morgane semble très étonnée.

« Tu l'as percuté ce matin dans un couloir. »

« C'était la reine ? »

« et oui… »

« Mince alors je ne me suis même pas excusée. Je crois même lui avoir dit de faire attention. »

« Ce soir, elle nous invite à diner. »

Morgane est une nouvelle fois étonnée.

« Ah oui j'oubliais… tu viens habillée en femme… sa servante viendra t'amener une robe pour ce soir. »

« Déjà découverte ! »

« Il fallait que cela arrive un jour. »

……………………..

En début de soirée, Marianne arrive avec une robe et entre dans la chambre.

« Chevalier Florentin, la reine m'a dit que je devais habiller une jolie demoiselle, est-elle là ?»

« Oui. »

Marianne me regarde, tourne la tête, elle voit Morgane puis continue à regarder autour d'elle.

« Je ne vois qu'un modeste écuyer. »

« Ecuyère, Marianne »

Marianne visiblement ne semble pas convaincue.

Morgane commence à se déshabiller.

« Chevalier vous pourriez sortir. »

Morgane répond « Il reste, mon corps n'a plus de secret pour mon chevalier. »

Morgane est déjà toute nue. Elle se jette sur moi les bras autour du cou et les jambes m'enserrant à la taille

Me couvrant de baisers.

Je vois Marianne changer de couleur.

« Vous avez vu un mort. »

« Si je puis dire. Restez ici, je vais voir la reine. »

…………………..

Nous sommes restés dans la chambre à nous poser pas mal de questions.

…………………..

Quand la Marianne revient avec reine. Morgane porte une grande chemise blanche.

« Voyons un peu, retourne-toi et enlève cette chemise, jolie écuyère. »

La reine regarde la tache de naissance sur sa fesse et son tatouage.

« C'est bien Morgane, il n'y a pas d'erreur. »

« Comment vous connaissez mon prénom. Je suis qui ? »

« La nièce du roi, disparue il y a 18 ans, le roi doit d'être encore sur le trône grâce à ton père, mais cela lui a couté la vie. »

La reine se retourne vers moi.

« Tu as très bon gout, je me doutais qu'elle ne pouvait qu'être très jolie cette mystérieuse écuyère. Elle a hérité de la beauté de sa mère et du tempérament de mon père. Je te souhaite bon courage pour l'apprivoiser. »

………………………

Le moment venu nous sommes arrivés à l'entrée de la grande salle de réception.

Un garde nous fait signe de nous arrêter. Je regarde Morgane, elle est très belle dans cette robe.

Le garde me fait signe de rentrer seul.

Je suis annoncé.

Le roi me fait signe de me mettre sur le côté à côté de la reine.

Le roi fait signe au garde de faire entrer Morgane.

Tout le monde la regarde étonner.

« Je vous présente ma nièce Morgane disparue, il y a maintenant 18 ans. »

Le roi la serre dans ses bras.

« Que vais-je faire te toi ? »

Morgane répond : « Rien, je sais ce que j'ai à faire. »

« Tu es comme ton père tu ne doutes de rien ? »

« J'ai choisi ce que je voulais faire, le reste ne m'intéresse pas. »

« Je suis ton roi, tu es d'une noble lignée ta destinée m'appartient »

« Vous avez vu ça où…. Ce matin j'étais morte pour vous. Ce soir vous faites comme si vous ne m'avez pas vu et tout le monde sera heureux. »

« Je dois mon trône à ton père. Je lui suis redevable que souhaites-tu ? »

Morgane se penche à l'oreille du roi. Elle lui dit quelque chose.

Le roi me regarde : « Il est d'accord ? »

Morgane lui répond « Il n'a pas le choix autrement je lui fais sa fête. »

« Demande lui avant, s'il est d'accord, on ne sait jamais. »

Elle s'avance vers moi.

Morgane approche sa bouche à mon oreille : « le mariage cela te tente ? »

« J'ai le choix ou il y a une dague de cachée sous ta robe ? »

« On peut s'expliquer dans la chambre ou demain dans la salle d'arme. »

« Pas la peine, c'est oui. »

Morgane retourne vers le roi : « Finalement quelques mots doux peuvent convaincre un homme ! »

« En cadeau de mariage je te donne l'ancien château de ton père. Il a besoin de revivre à nouveau, pour la date du mariage nous verrons plus tard »

Morgane se penche à nouveau vers le roi « Bon d'accord nous verrons cela demain matin »

Morgane revient à côté de moi.

« Qu'as-tu dit au roi ? »

« Rien d'important, comme il ne semblait pas pressé de fixer la date je lui ai expliqué que la nature n'attendait pas pour certaine chose. »

« Tu veux dire que… »

« Je lui ai expliqué que nous avions consommé le pêché de chair, il serait mal venu qu'une princesse de noble lignée se marie enceinte ! »

« C'est un peu tôt, tu ne penses pas. »

« Oui, le roi ne sait pas si je l'ai baratiné ou pas. A toi d'assurer maintenant. »

Morgane égale à elle-même. Elle sait ce qu'elle veut et elle est prête à tout pour avoir ce qu'elle veut, même mentir au roi. 

……………………..

Le repas finit tard dans la nuit.

En rentrant dans la chambre Morgane est très excitée. Elle enlève sa robe, elle prend sa dague. Chevalier vient te battre.

« Je vais être obligé de te battre et tu ne vas pas être contente. »

Morgane s'approche de moi : « Forcement j'ai annoncé au roi que j'étais enceinte, il faut que tu assures, je serai obligé de me laisser faire à la fin de notre combat. Aujourd'hui tu ne t'arrêtes pas au simple baiser de chevalier, tu feras le maraudeur. »

« Par moment, je me demande si tu es vraiment normale. »

« Bien sûr que non, tu te ferais chier avec une femme normale. »

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