Sorbonne 2

yousoupov

                               Sorbonne

Il flotte dans ces lieux un soupçon d'éternel,

Cette brise lointaine, - ô suave hydromel,

Réveille mes ardeurs et me monte à la tête,

Sorbonne ton parfum enivre le poète.

Combien Sorbonne as-tu vu passer en tes murs,

Combien d'étudiants sous ces ors, ces marbrures,

Ont foulé les parquets grinçants de tes allées,

S'asseyant ici, là, sur ces bancs écaillés ?

Sorbonne sauras-tu demeurer dans l'histoire,

Le reflet de notre âme, étincelant miroir,

Séculaire témoin d'une contrée mythique,

Toi qui vis mourir Louis, naître la République ?

Du fond de son tombeau, plongé dans son sommeil,

Le cardinal est là, toujours Richelieu veille.

Par-delà tous ses vœux tu demeures à jamais,

Symbole du savoir et du génie français.

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