Une page d'histoire

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Les quinquennats de Nicos Sirtaky et Hans Follande résumés en une page.

~ Nicos Sirtaky ~

Président de la République de 1893 à 1898

Militant dans un syndicat étudiant, Nicos Sirtaky commence sa carrière politique en 1860 quand il adhère au parti présidentiel. Tchatcheur hors pair, il devient responsable de section et conseiller municipal à Milly-sur-Seine, bastion de la majorité, dans la foulée. Quelques speechs plus tard, le maire disparu tout à trac, une élection anticipée s'organise. Selon ses dires, les élus locaux le pressent de s'y présenter. Son rival déclare alors  forfait sur son lit d'hôpital, et il remporte son premier grand succès électoral.
En 1893, devenu le leader de son mouvement, il quitte son maroquin et se présente à la présidentielle. Victorieux, il ripaille avec sa bande dans une gargote de luxe, au grand dam de l'opposition populaire. « C'est un grand soir pour la France ! », plaide-t-il. Ses agapes terminées, ses soutiens récompensés, il s'attèle à la tâche. Fidèle à son électorat sénior, inquiet de la criminalité, il s'attribue de nouveaux pouvoirs et se pose en caïd intraitable. Accusés de tous les maux, les zumuls et les adeptes du périple sont expulsés du pays manu militari. Vivier de grosses fripouilles, l'Ouest parisien est assaini au karcher et réhabilité en une holiday zone pour retraités fortunés. À Saint-Ger, la commune des Yvelines où a capitulé Dédé Le Dodu, on peut toujours admirer le monument érigé en l'honneur de sa lutte contre la délinquance juvénile. En 1896, l'année du krach mondial, il clame son attachement aux travailleurs. S'alliant avec les ennemis jurés de la patrie, il leur promet de guerroyer contre les banquiers indélicats et multiplie les annonces fracassantes. Toutefois, à ce jour, aucun édifice en hommage à son combat n'a été recensé. Deux ans plus tard, candidat à sa réélection, il perd face à Hans Follande et se retire de la politique. « Le calme me fera du bien ! », assure-t-il.
Fin 1901, contre toute attente, il annonce son retour avec ferveur : « J'aime trop mes concitoyens ! », claironne-t-il. Mais peu de temps après, cité dans des affaires de financements occultes, battu à la primaire de la droite, il prend sa retraite pour de bon. Surnommé Fling-Fling par la presse, les historiens retiennent de lui sa passion pour les nettoyeurs haute-pression, les grosses chaloupes et les guinguettes huppées.

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~ Hans Follande ~

Président de la République de 1898 à 1903 

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