Une trace

Dame Gabrielle

Couplet initialement prévu sur un morceau de l'album d'un rappeur qui, par chance et parce que l'expérience n'a au final pas été des plus agréables, n'apparait pas dans son EP.

Je fais les comptes et la lecture des traces que me laisse mon époque. Pour peu que sa marque mon temps et se révèle sur mon teint. Force est de couper mes tresses et de réajuster mon bustier pour prendre la distance et rentrer dans la danse. Chacun est juge et ne jure pas des mêmes nécessités selon son centre d'intérêt, son confort intérieur et son contrat en intérim. Bien obligée d'anticiper la réduction des bonus et libertés, je calcule les marges et manœuvre en ligne. En toile de fond, se dessinent mes considérations sur la question et les offres toute option. Tout au moins attristée de regarder passer les bombes et puis l'ONU, t'as vu. Pas sûre que tout me concerne, pas sûre qu'on s'arrange avec un anti-cerne. En tenue de camouflage, j'avance sur les terrains minés de la pure féminité et je lui rends hommage en toute illégalité. La jupe droite et les idées larges, on façonne nos rituels guerriers, bébé. Trop fashion, ces manières de bien faire chier, de bien faire la différence entre chienlit et désobéissance. La nuance est de taille et a hauteur de mes ambitions sans craindre l'indiscrétion sans attendre que tu adhères à ma colère, très cher. Considère ça comme un soin curatif à la gloire de ma plastique politisée et de toute beauté. Contrainte et habituée de laver les souillures et de sortir blanchie de l'audience. A l'usure, je prends confiance et rendre dans le jeu de rassurer les femmes des rappeurs sauf erreur. Ca frôle le mauvais rôle pour ce que ça a de drôle. Satisfaite de laisser mon empreinte sans porter atteinte.


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