2019 - Liste 9 - Recap

campaspe

10 mots + contrainte sur le début et la fin du texte

Campaspe


Partis de rien ou quasi, les enquêteurs avaient sans doute très peu progressé : comment auraient-ils pu deviner son mobile ? Aussi, Zacharie qui s'imaginait chevalier de la nuit en armure d'invisibilité un peu comme un pangolin, fut-il surpris de voir l'air suspicieux du pharmacien quand il lui avait demandé de quoi soigner la blessure qu'Émilie lui avait infligée. Pire, quand il était ressorti de l'officine, ce fouille-merde de journaliste, ce vampire jaloux qui se nourrissait de ses fantasmes passait justement dans la rue. Était-ce par hasard ? Zacharie avait réussi à s'esquiver sans se faire repérer et profitant du brouillard matinal, il s'était glissé dans l'usine désaffectée jusqu'à son sanctuaire. Fanny l'attendait habillée de la petite robe rouge. Sa beauté était encore plus saisissante dans la salle dévastée et leur rendez-vous avait un gout de début de romance. Il dressa la table, ouvrit une bouteille de champagne et servit la jeune fille. Celle-ci amena la flute à ces lèvres, sembla s'étouffer, puis eut un râle et tomba au sol. Rapidement Zacharie souleva le corps et alla l'entreposer avec les cinq autres dans la chambre froide, en évitant de regarder l'hécatombe autour de lui. Mais on ne fait pas d'omelette sans casser d'œufs. Dès demain il se mettrait à la recherche de sa prochaine victime. Comment s'appellerait-elle-elle ? Ginette ? Géraldine ? Grâce ? Sur la question de son nom, Zacharia n'était encore arrivé à rien.



Sy Lou


PARTI DE RIEN, le FOUILLE-MERDE avait réussi à s'aménager un petit terrier dans une bouse de vache sacrée. C'était devenu son SANCTUAIRE où il comptait bien abriter fouille-merdesse et fouille-merdeux dans un proche avenir.

Notre coléoptère coprophage aurait pu s'énorgueillir de cette ambition somme toute raisonnable, si un PANGOLIN ne s'était avisé de chercher pitance dans le même fouillis d'herbes hautes, repérant du coup cette bouse, et surtout, ce qui se cachait dessous.

Aucune ROMANCE en vue entre nos deux protagonistes : la partie semblait perdue pour notre petit insecte qui protégeait, JALOUX, son repaire. Mais il faut parfois se garder de tirer des conclusions hâtives. Un instinct de VAMPIRE se saisit de sa personne au point de faire trembler sa carapace. Il sauta derechef sur le pangolin et entreprit de se glisser sous ses écailles.

« Ma foi, se dit-il, plutôt que de finir dans son estomac, je serai protégé sous son armure, gardé à l'abri des prédateurs et je me nourrirai de son crottin lorsqu'il dormira. »

Une femelle passant par là fut éblouie par la BEAUTE de son projet visionnaire autant que révolutionnaire et se laissa conquérir si facilement que dès le lendemain, des centaines d'ŒUFS furent pondus dans ce nouvel habitat.

Dans le brouillard du petit matin, une ombre s'approche du pangolin et une machette fait son travail meurtrier. Le corps sanguinolent est jeté dans une marmite d'eau bouillante.

Notre fouille-merde N'ETAIT ARRIVE NULLE PART. Il avait évité l'estomac du pangolin, mais pas celui du braconnier. Quelle HECATOMBE !



yl5 :


Parti de rien...

Le PDR ou parti de rien, nouveau mouvement politique classé populiste, prônant un régime à base d'œufs de ferme, excluant les grosses légumes était né  d'une romance entre des opprimés téléphages et une passionaria ex-chroniqueuse à forte poitrine d'une émission à fort audimat.

Malgré des sondages encourageants la diffusion de son clip de campagne aux symboles cryptés même pour l'auteur, a réduit à néant sa côte.  

L'on y voit une beauté à rendre jaloux Apollonémerger d'un sanctuaire honorant les poules pondeuses nimbé d'un brouillard matinal d'une journée d'été poitevin.

Cherchant son promis elle chemine baillant à travers les champs fraîchement moissonnés, elle y croise les vampires fêtards se dépêchant en titubant pour regagner leurs bières, et les bousiers jouant au fouille-merde, tout en évitant le pangolin glouton myope en quête d'une hécatombe de fourmis.

Sur le dernier plan, la caméra dans un mouvement ellipsoïdale nous montre sur un lit la couverture d'un livre inachevé au titre prémonitoire : Il était arrivé nulle part.


Etaine Eire :


Parti de rien, le vampire, Pangolin, ouvrit, un soir de décembre, son restaurant « Le sanctuaire » qui était spécialisé dans les plats à base d'œufs. On y faisait la queue, dès six heures, du soir, pour espérer y avoir une table. Malheureusement, vous vous en doutez bien, son succès créait des jaloux parmi ses voisins de cercueils. Perlimpinpin, un fouille-merde de la pire espèce, enrageait de voir notre jeune vampire réussir là où il avait échoué. Lui aussi avait possédé, il y a fort longtemps, un restaurant dont la renommer traversait le brouillard de l'Ardeal. Il y vendait des langoustes de toute beauté. Cependant, le mauvais bougre avait un cœur d'artichaut. Il contait fleurette à toutes les jeunes demoiselles, en mal de chair, qui voulait bien partager, pour une nuit, son cénotaphe. Il allait de romance en romance et à chaque fois ses relations finissaient par lui coûter un bras. Ce qui devait arriver, arriva. Une hécatombe financière lui tomba sur le bout du nez et il se retrouva sur la paille. Les clientes finirent par déserter son caveau, le laissant seul et aigri. À force de vouloir briller en société il n'était arrivé nulle part.


Louve :


PARTI DE RIEN ! C'était ce que se répétait Paul en cheminant tranquillement au bord de l'océan, en ce sombre soir d'automne. C'était l'heure, entre chien et loup, où les ombres menaçantes de la nuit s'avançaient depuis l'horizon, mais Paul s'était toujours réjoui de cette étrange atmosphère.

Oui, il avait réussi malgré les JALOUX, les FOUILLE-MERDE, à grimper les échelons de cette petite entreprise de maçonnerie. D'ouvrier, il était passé comptable. Un comptable très apprécié par sa hiérarchie, puisqu'à présent, il secondait le directeur dans toutes ses décisions. Son bras droit en fait !

Son regard balaya un instant les flots, mais, insensible à la BEAUTE du paysage, il continua sa marche en descendant progressivement le sentier qui serpentait le long de la falaise aux rochers déchiquetés par les éléments. Il pensa juste : demain le BROUILLARD recouvrera tout. Un demi-sourire effleura alors ses lèvres…

Il rejoignit bientôt son SANCTUAIRE secret : une grotte inconnue de tous, presque à pic, au-dessus de l'océan rugissant.

Il y flottait comme une odeur indéfinissable, une odeur d'ŒUF pourri…

Sur le sol une quinzaine de coffres étaient soigneusement alignés. Paul souleva alors le couvercle de chaque cercueil et en admira le contenu, un rictus de contentement découvrit ses dents. De jeunes femmes semblaient y dormir, mais le sang coagulé sur leur cou faisait ressortir la couleur bien trop laiteuse de leur peau. Tous ces corps alignés : une HECATOMBE !

Pour Paul, le VAMPIRE, c'était une douce ROMANCE. Elles lui appartenaient toutes !

Il claqua des doigts, et toutes les mortes-vivantes se levèrent dans un ensemble parfait.

Ah, on le prenait encore pour un PANGOLIN, bouffeur d'insectes, mais il était temps à présent de lâcher son armée, et le temps serait son complice, car, dans quelques heures le soleil ne pourrait percer le bouillard et toutes ces adeptes, en marche comme de bons petits soldats, accompliraient sa vengeance !!

 

Parti de rien, IL N'ETAIT ARRIVE NULLE PART, en fait, puisqu'étant immortel, ses pas résonneraient à jamais autour du monde


Colonelle :


Partie de rien, sans véritable talent d'écrivaine, ni savoir-faire ni même sur la recommandation d'un professionnel du monde de l'édition, j'avais frappé à la porte du Révérend. Il se faisait appeler ainsi. Moi, il me donnait plutôt l'impression d'un vampire de roman, habitant dans un sanctuaire plus que dans une demeure haussmannienne au 4ème étage sans ascenseur. Mais l'escalier menant au palier était de toute beauté, aussi, je fus moins impressionnée par son regard noir et vague, comme noyé dans le brouillard, que par lieu puis la pièce où il avait installé son grand bureau :

-          « Assieds-vous… J'ai beaucoup à vous dicter» me dit-il sans préambule.  

-          «  Me dicter ?

-          Oui. Pardonnez mon insolence, mais j'imagine que vous n'avez aucun potentiel au niveau de l'écriture, trop peu d'imagination, sans véritable fantaisie, voire, de sensibilité littéraire…

-          Arrêtez l'hécatombe, merci bien. Pouvez-vous me dire alors pourquoi vous avez bien voulu retenir mon CV ?

-          C'est que vous êtes charmante. Vous voir à mon bras lors de soirées mondaines rendra les plus grands gentlemen de l'intelligencia littéraire très jaloux. Et je me laisserai plus aisément traiter de fouille-merde par tous ces pangolins ridicules. J'étoufferai ainsi dans l'œuf la moindre de leur vocifération. Et avec joie, en plus ! Très agréablement, même.

-          Vous ne souhaitez qu'un faire-valoir ? Une poupée qui joue les plantes vertes face à vos détracteurs ? Vous auriez pu engager une call-girl !

-          C'est que… J'ai besoin d'une scribe

-          Une scribe ?

-          Oui, ce que j'écris n'est pas très politiquement correct. Je vous dicterai. Et…Vous signerez.

-          C'est tout ?

-          C'est tout. Quoique je peux rester ouvert à toutes sortes de romances… ». Il sourit puis éclata de rire. Un rire. De Dracula. De diable.

C'était étrange, mais son allure me plaisait bien. Alors je lui souris à mon tour. Est-ce que partie de rien je n'étais arrivée nulle part ?  Rien n'était moins sûr…


Effect :


Parti de rien, il avait étudié à l'école du Moijesais, située juste en face de l'hippodrome Montessori, afin d'affranchir sa curiosité et jeter un œil sur quelques queues de cheval à la récré.

- C'est quoi pour toi, un fouille-merde ?

- C'est quelqu'un qui suce dans les moindres détails tout ce qu'il y a en toi, pour ensuite se frotter le ventre devant tout l'monde !

- Comme un vampire Pangolin ?

- Oui si tu veux ! Mais à la différence du vampire Pangolin qui  attaque avec son nez parce qu'il est édenté, le fouille-merde, lui, il attaque à la clé à molette !

- A la clé à molette ? Pour quoi faire ?

- Pour te casser des œufs sur le dos !

- T'es sûr que c'est pas plutôt du sucre ?

- Peut-être ! Va savoir !

Mon père faisait en sorte d'avoir toujours la science infuse et la raison pour lui. Il fabriquait des histoires et des romances sur à peu près tout. Il était jaloux de la connaissance des autres, comme de la beauté de sa femme. Sa jalousie était à ramasser à la petite cuillère, telle une hécatombe de fourmis rouges sur du vinaigre blanc. De cette jalousie qui le chatouillait, il en avait fait un véritable sanctuaire dédié à l'engourdissement des pieds, avec pour matrone, Orteillus, la fourmi reine des petons.

- Ça m'démange, ça m'démange ! disait-il assez régulièrement devant son hôtel, son établi à mobylettes.

Quand on perdait mon père de matin tôt, on cherchait à savoir dans quelle direction il s'était bien fourré... mais cela faisait parti de son brouillard. Avec trois fois rien, des bouts de ficelles et de la chandelle, il s'était construit un monde ou personne ne pouvait dire qu'il n'était arrivé nulle part.


Fionavanessabis :


Parti de rien, d'une légère brise de rien du tout, un drame se tramait. L'oeuf de pangolin dévalait la pente du toit. S'il tombait, il y aurait une hécatombe car en-dessous la famille Tartempion prenait le petit déjeuner sur la terrasse.

Comment il avait atterri dans le nid de cigogne de la cheminée, l'histoire ne le dit pas. Une cigogne en mal d'enfanter avait peut-être été jalouse de la beauté de sa coquille.

Le brouillard sur cette affaire ne serait jamais levé. Mais le nid était devenu le nouveau sanctuaire de cet oeuf exceptionnel, à l'abri de tous les fouille-merde du secteur, paparazzi en mal de scoops, et de romances estivales, secte de pseudo-vampires cherchant d'authentiques recettes mêlant sang et jaune d'oeuf,  et autres vautours des temps modernes.

Mais l'oeuf roulait sans que personne ne s'en émeuve. Heureusement c'était un dur à cuire et il esquiva les bosses du toit tel un surfer émérite. Mais arrivait la gouttière et là, le risque de finir en embrouillamini se décupla. 

La gouttière faisait un coude au coin du toit et le temps avait arrondi celui-ci, au point que l'oeuf n'eut qu'à sauter dedans pour en rester baba. Il ne pouvait plus s'en extraire.

Soudain une griffe brisa la surface. Suivirent une nageoire, des écailles mordorées, un bec affûté, un masque duveteux. Le poisson volant s'extrayait avec grâce de sa prison temporaire. Oui, ne jamais faire confiance aux cigognes qui ont la couvade, on ne sait pas ce qui peut se produire. Quoi, vous pensiez qu'il en sortirait un pangolin ? Mais un oeuf de pangolin, ça n'existe pas !! Ne croyez pas tout ce que vous lisez, chers amis ! L'oeuf avait simplement accouché d'une chimère, ce qui reste beaucoup plus plausible, tout de même.

Pour notre bonheur de lecteur, l'oeuf n'avait heurté personne,  et grâce à Dieu, que ce soit sous forme d'omelette ou de pangolin, il n'était arrivé nulle part.

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