Attends un instant

nila

  Il pleut, c'est gris, il est impossible de discerner quoi que ce soit dans le ciel. Juste ce voile blanc sans profondeur qui inonde la ville. Nous attendions, tu attends. Une lassitude systématique s'installe très vite, elle est en vérité indissociable de cette atmosphère. Mes camarades contemplatifs s'ennuies, d'un ennuie doux, inoffensif, tranquillisant.. Nous sommes endormi dans cette longue journée qui ne passe pas, qui n'avance pas, qui ne s'écoule plus. Nous attendions, tu attends. Un vent fragile rappel ça présence et nous remémore qu'il fait froid, un froid qui te glace les mains autant qu'il frise nos envies, fige nos ambitions. Le soleil semble nous abandonner, il ne nous éclabousse plus de ça lumière, sombre réalité. Il nous laisse errer là, perdu, incertain, hésitant, balbutiant, insatiables insatisfaits sans sensations, profondément profond, vide, aveugle, comme une plante grasse sans soleil. Si nos choix n'était pas aussi dépendant de la prospérité de ce système, nous n'aurions pas attendu, nous n'aurions pas été là, tu n'attendrais pas. Il n'y aurais eu personne. Il n'y a plus personne, tu n'attends plus.  

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