Capitaine Salazar

leto

Maléfice d'une vengeance pleine de vices.

La somptueuse prophétie annonçait un homme mince vêtu d'un chic complet bleu nuit. 

Cap'taine d'un navire sombre, frappé par les maléfices d'un immense océan. 

Il erre sur le plancher océanique, à la démarche mélancolique, sa bouteille de rhum remplit d'eau amer comme ses larmes qui se fondent dan les flots.

Il encaisse la pression mais subit le poids de ses remords. Prisonnier d'une cellule immense, il tente d'imaginer le visage de son enfant en vain. Sur le port, il envie les marins dansant et chantant à la gloire des femmes aux robes échancrées, sous l'emprise des effluves d'alcools puissants ; ainsi que de leurs parfums enivrants. Éclairés par un croissant de lune, hurlant tel une meute de loup errant. L'homme esseulé poursuit son chemin dont aucun Homme n'a emprunté. Il croise de nombreuses épaves dont les plus célèbres, quelques cadavres de braves marins n'ayant abandonné leur navire ou bien ceux attaqués par de mystiques créatures. Ils croisent de puissant artefacts appartenant à ce monde silencieux. Même des lieux fabuleux fascinant, mais il ne s'arrête point, onc.

Assoiffé par le bout du monde, condamné dans les abysses de ses pensées. Incapable de se noyer dans cet océan insolent. Il a passé sa vie à anéantir de vils pirate pour au final, en devenir un, mais sans une once de liberté.

Le rhum dans les veines, son cœur se changeait en or mais sans, il reste en plomb. Son poison était son remède pour oublier, pour se libérer du poids de ses péchés. Il rêve de se promener au cœur d'une dense forêt. La verdure en abondance, un simple éclairci passant au travers des feuilles de printemps, au beau temps.

Quand soudain lui revient le visage de son premier amour - celle qui ne l'a jamais abandonnée, toujours attendue - son corps nu, ses taches de rousseur et sa tache de naissance en bas du dos, elle murmure son prénom dans un soupir et disparaît comme les gouttes de rosée aux premières chaleurs des rayons lumineux. Son teint rosé pâlit et échappe à sa vision, son évasion. Les noirceurs océaniques le ramène à sa réalité, il jette un regard en direction des cieux qui restent muets dus a la profondeur de cette eau salée.

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