Ces histoires

Charles Loup Turbide

C'était une histoire, une histoire à dormir debout
Le genre d'histoire plein de remous
Qui, par temps glacial vous réchauffe les veines
Celle qui, quand on est enfant sèche nos peines

C'était une histoire du ciel ou mieux, une légende
Le genre d'histoire plein de monstre affreux sans souvenir tendre
Qui, lorsque le manuscrit s’effrite le merveilleux explose
Celle qui, quand on ne sait plus nous apprend plein de chose

C'était une histoire qui n'existait pas, du moins pas encore
Le genre d'histoire qui terrasserait les tyrans de nos corps
Qui, d'un seul mot ferais mourir les anges aux yeux rougis
Celle qui, sauverait à grand coup de paragraphe les anges noircis


Je suis parti à la recherche de ses histoire sans jamais revenir
Perdu entre des murs crystalisés ou il y ait gravé des visages de satyres
J'y ai trouvé, l'amour, la haine, la peine, la mort et la vie
Sans jamais trouver ces histoires aux belle symphonies

Plus j'avançait, plus la folie me gagnait
Plus la folie me gagnait, plus j'avançait
Sans jamais me retourner souvent des fantômes venaient me voir
M'aidant dans ma solitude à surmonter les épreuves et me donner de l'eau à boire

Je crois que cinq de ces fantômes se sont matérialisé
Les autres sont partis non pas par méchanceté ni cruauté
Leurs destins prenait une autre route car pour eux aussi je suis un drap blanc
Même si je pensais souvent à eux, les revoir ferais perdre mon temps

Lorsque dans ma quête je suis devenue un homme
Une peur effroyable avait gagné mes rêves de petit bonhomme
M’asséchant et ne sachant plus ou aller je ne vit plus défiler le temps
Celui-ci avait complètement volé le contrôle de mes sens, j'étais perdant 

Et puis vint la noirceur, des pucerons grugeaient mes organes vitaux 
En plus de me voler la lumière, le temps me soustrayait tranquillement les os
La vie, la vrai qui doit être vécue devenait plate et monotone
Les saisons de ma tête devenait indélébilement l'automne

Mes cinq compagnons étaient eux aussi gagné par ce froid
Cette sensation ou toute la vie autour de nous se bat
Nous étions même plus conscient de ce comas permanent
Les faux sages menteurs étaient ventriloques de notre sang

Et un jour, tranquillement, les couleurs regagnaient leurs places
La chaleur d'une utopie qu'ont croyaient impossible était là avec classe
Elles nous percutaient de mots qui à chaque intonation nous donnait une claque
La noirceur redonnait place à la lumière et nous tombions dans son lac

Nous étions déjà beaucoup trop vieux à ce moment
Au seuil de la vie et de la mort nous redevenions des enfants
Après toute une vie à chercher des histoires inexistantes 
Elle se tenait là, devant nous, imposante


C'était une histoire, une histoire d'une vie proche de nous
Le genre d'histoire qui à perdu ces remous
Qui, lorsque le capuchon noir vous prend et vous expédie dans les contrées lointaines 
Celle qui, si transparente soit-elle vous ramène dans la chaîne

C'était une histoire qui ne nous fait plus attendre
Le genre d'histoire d'ange et de souvenir tendre
Qui lorsque nous somme perdu nous ramènes aux principes des choses
Celle qui, soustrait la haine de nos âmes et nous ramènes à l'apothéose

C'était une histoire, celle qu'ont recherche infiniment son corps
Le genre d'histoire qui était devant nos yeux sans le savoir
Qui, sans le moindre signe était déjà là au début de nos vies
Celle qui, nous donne naissance jusqu'au tirage de la mort noircis

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