COEUR DE POISSON ROUGE

Edgar Fabar

Arthur - Il faut de la force pour aimer
Mehdi - Et lui, tu l'aimes aussi ?
Arthur - Fais pas ta brute, lui c'est plus rien, tu m'entends ?
Mehdi - Mais de quoi tu parles ? Ça fait vingt piges, y ont deux mômes, un extracteur de jus et ils se cassent à New-York pour les fêtes. Tu fais partie du voyage peut-être ? 
Arthur - Elle est championne de France de natation
(silence)
Mehdi - Ça va être la marée noire ton histoire, comme avec Anaïs, Manu, Lola, Blabla.. tu ne vois jamais quand quelque chose ne va pas, ton radar de survie est pété mon pauvre Arthur
Arthur – Mais n'importe quoi, je les aime toutes, fous-moi la paix, c'est mes chouchous, et si tu piges pas ça, c'est que tu n'as rien compris à Señor Arthur
Mehdi – Si Señor, mais faudra pas venir me faire chier dans deux mois parce que « chouchou » t'aura largué comme une merde
(silence)
Mehdi - Oh et puis merde, y a rien qui te sert de leçon, une meuf passe, elle vend des paillettes et toi tu déroules le tapis rouge, tu veux que je te dise t'as un cœur de poisson rouge 
Arthur - Et toi, tu baises même plus, tu passes tes journées sur ton canap en train de dormir, à regarder la téloche ou à aller bouffer des couscous chez ta mère. T'as le cœur flétri Mehdi.
Medhi – Vas-y tu m'emmerdes, viens on se casse, ma mère nous attend. Et je peux te dire qu'aujourd'hui, son double merguez, ce sera double walou pour toi

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