Contemplation

nila

  S'arrêter un instant, contempler le mouvement du monde. Le déplacement lent des nuages, les infinis volutes invisibles de l'air, les troncs immenses des palmiers qui percent la croûte terrestre pour s'élever toujours plus haut vers cette boule de lumière si éclatante qu'elle nous est insupportable. Cette végétation qui pousse continuellement. Les cycles interminables du monde animal. La lumière nous sort d'un noir aveuglant pour offrir ces visions magnifiques. Les couleurs incroyables. Ce vert saturé qui recouvre les sols, les innombrables nuances de bleu qui nous immergent, dans lequel flottent ces tâches d'un blanc des fois ci pur. Les fleurs aux teintes étonnantes. Et toutes ces petites fourmis qui cherchent sans cesse quelque chose ; et commencent à s'organiser autour de mes affaires posé dans l'herbe. Certaines vont même jusqu'à se frayer un chemin parmi les poils de mes jambes, mes bras.. Il y en a une qui remonte mon cou. Finir enfin par se perdre dans le reflet de cette réalité transformé par les ondulations de l'eau et se souvenir que ce que nous en voyons n'est qu'une perception unique de ce tout infini dans lequel les poissons glissent paisiblement.

Signaler ce texte