De la société de la consommation à la société du partage

Y.Muriel

Dans un article du journal Le Monde qui vante les mérites de notre siècle connecté, l'auteur affirme que si le XXème siècle a été le siècle de la consommation, le XXIème est celui de l'accès et du partage.

Selon cet article, Internet a été tel un bouleversement technologique et même philosophique, que peu à peu nous sommes sortis de la société de consommation développée après la Seconde Guerre Mondiale pour rentrer dans la société de l'information. Sans chercher la petite bête, la question est donc de savoir si telle  transformation si profonde a eu lieu. Ce jeu en vaut la chandelle.

Quitte à être décriée par les détracteurs d'internet, j'appuierai l'idée  que ce réseau est la plus démocratique révolution du quotidien à tel point qu'aujourd'hui, au lieu d'avoir recours à une consommation ostentatoire, éphémère et de possession, qui jetait l'argent par les fenêtres comme si on était gavé de thunes, nous pratiquons, grâce à internet, de nouvelles formes de partage et d'échange telles que la consommation collaborative. En effet, Internet a fait un tabac parce que c'est un espace d'échanges qui permet de partager, à toute vitesse, un tas de ressources à échelle mondiale et à coût modéré.


En outre, s'il est vrai que de nos jours nous sommes encore des consommateurs, il n'en reste pas moins vrai que notre manière d'agir a changé. En effet, le réseau maillé, permet la création de plateformes collaboratives d'usage simple comme bonjour où un utilisateur fauché comme les blés peut échanger ou partager des produits ou des services parmi lesquels ceux qui permettent de donner une seconde vie aux produits, la garde d'animaux, le covoiturage ou le tourisme en dormant chez l'habitant. Et, bien sûr, ça a marché comme des roulettes car quelques-uns se retrouvaient sur la paille, ayant été virés du système et vivaient chichement. Avons-nous pris le taureau par les cornes par rapport à la crise économique ?

De plus, il ne s'agit pas seulement de partager. « C'est la fin de la hiérarchie », nous dit l'acteur international dans le domaine collaboratif « Collectif GuiShare » dans son manifeste « Société collaborative, la fin de la hiérarchie ». Mais c'est le début de l'accès à le logement, de l'optimisation des ressources et de la réduction des déchets. Nous sommes, donc, face à une vrai conscience écologique.

En somme, Il est indéniable, pour toutes les raisons que j'ai évoquées, que nous sommes dans la société du partage, liée aux valeurs sociales, et écolos. On ne peut que s'en réjouir. Mais gardons à l'esprit qu'il reste à voir si ce changement s'ancrera à long terme, car le véritable défi, qui n'est pas de la tarte à mon avis, est que cette nouvelle société soit durable sans tomber à l'eau. Je touche du bois.

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