En attendant la Révolution

Fabrice Marchal

La camarde sifflote dans son coin, attendant tranquillement mon passage... Elle sait que j'y viendrai, à ce fameux carrefour, je ne peux y échapper. C'est la seule certitude concernant ma destinée...
Ma vie, mon parcours auront été bizarres... J'ai frôlé plusieurs fois le précipice (embolie pulmonaire, infarctus) & malgré l'urgence qu'est mon existence, je n'aurai rien fait de spécial ou de génial... Non, je me suis contenté de peu, trop peu sans doute. Je suis un éternel insatisfait...
Il faut se contenter de ce qu'on a, selon certains philosophes. Je suis en désaccord avec cette école de pensée, il faut désirer non pas l'impossible, mais rendre ce dernier possible. Créer les conditions de sa réalisation... Nous croulons sous les interdits, plus qu'avant, cette époque est totalement régressive, voire réactionnaire. On nous vend des idées datant du XIXème siècle (compétitivité, flexibilité, souplesse du code du travail, & j'en passe...) comme s'il s'agissait de la panacée de nos maux. Mes mots s'insurgent. Je serai présent dans la rue pour lutter contre ces inepties d'un autre âge.  En attendant la Révolution, j'écris...

  • La camarde est notre camarade de route.
    Tous que nous sommes, sans nul doute,
    Finissons dans ses bras ouvert, où que l’on aille
    Elle est notre seule destinée, seul écrit qui vaille.
    Elle sera à jamais notre muse.
    Nous, vivant, on s’en amuse.
    Rions, rions à s’en époumoner
    Rira bien qui rira le dernier.
    Joli chant révolutionnaire. Mais pour toute révolution il faut un modèle, Où sont les idéologies perdues d’antan ??? Dans des goulags !

    · Il y a 3 mois ·
    Photo rv livre

    Hervé Lénervé

Signaler ce texte