Florence CASSEZ bientôt libérée ?

lobley

Le 21 mars prochain, la Cour Suprême du Mexique pourrait ordonner la libération de Florence Cassez.

Déjà, dans son édition du 13 février dernier, La Voix Du Nord nous apprenait que Pedro Arellano dont le rôle au sein de l’église mexicaine est officiellement de venir en aide aux détenus et aux familles a entamé une de ces enquêtes qui l’occupent depuis 27 ans et qui lui valent tant d’ennuis. « Les autorités mexicaines s’appuient beaucoup sur la fabrication de preuves et elles n’aiment pas qu’on dévoile leurs méthodes »  confie cet homme d’église.

Pedro Arellano ne nie pas avoir peur « comme tout le monde aurait peur à ma place ; mais ce que je fais est important et la joie de libérer un innocent est plus forte que la peur.

Il dit être lassé de voir régulièrement son appartement « visité » et d’être l’objet de menaces et de pressions permanentes.

A propos de Florence Cassez il affirme « détenir les preuves de son innocence complète consignées dans un rapport secret où figurent notamment certains témoignages de policiers reçus sous le sceau de la confession ». « Ces gens là seront délivrés du secret de la confession le jour où le président Calderon et le ministre Garcia Luna auront quitté le pouvoir ; ce jour là nous serons autorisés à le rendre public » ajoute-t-il.

Toujours selon l’article du journal, Franck Berton, l’avocat de Florence Cassez  qui est emprisonnée depuis 6 ans,  bout d’impatience quand « de tant de gens la pensent innocente ».

 

Pedro Arellano esquisse un  triste sourire : « c’est courant ici ; on dit que la moitié des gens détenus seraient innocents ». Il aurait sortis des centaines d’entre eux en 27 ans !

Le confrère de Pedro, Augustin Acosta confirme : « celui qui a eu l’idée de demander l’aide de l’église a eu mile fois raisons ; ici l’église catholique est très importante ».

Conclusion : il est dommage que tous les policiers ne soient pas catholiques pratiquants, éprouvant le besoin de soulager leurs consciences dans la confession. Cela rendrait espoir à tous les innocents qui croupissent dans les prisons du monde entier et pas seulement au Mexique.

Pedro Arellano dit qu’il a peur. Il serait invraisemblable qu’il soit le seul dans ce cas.

Et puis, un « accident » ou un « suicide » est si vite arrivé….

 

 

 

Le 21 octobre 2010, j’écrivais déjà sous le pseudo « Marinero » , dans Télérama :

 

   Télévision 

Un taxi pour l'enfer (titre de l’émission d’alors ).

le 21/10/2010 à 22h24

J'avais un prof de philo (il y a bien longtemps vu mon âge) qui m'apostropha un jour en classe en me demandant "Marinero (non, rassurez-vous il n'a pas prononcé mon pseudo mais mon véritable nom), l'homme est-il de nature bon ou mauvais?" C'était un lundi matin et je venais,pour me faire quelqu'argent de poche, de passer la nuit à faire le docker occasionnel (il y avait beaucoup de tonnage en ce temps là). Manquant de sommeil je sursautai et répondis (il fallait une réponse à en juger par le ton péremptoire du prof) "mauvais Monsieur". "Et bien monsieur Marinero (cf ci-dessus), vous êtes un sot!!!" Je ne répondis pas.

Aujourd'hui je lui aurais rétorqué "Monsieur, vous venez de faire la démonstration que l'homme n'est pas très bon. En effet, vous usez de votre position privilégiée pour assurer votre dominance sur le pauvre élève de terminale que je suis et pour tenter de me ridiculiser auprès de mes camarades de classe."

Il a été dit que le pouvoir corrompt et ce , à tous les niveaux.Il peut arriver que si les contre- pouvoirs ne sont pas suffisants (et là nous changeons de registre) dans une démocratie (mais a-t-elle encore pour nom "démocratie" dans ce cas?), des dérapages aient lieu. L'erreur est humaine a-t -on également dit. Si, de bonne fois, certains "services" se trompent et ont recours à des moyens peu orthodoxes, il leur est difficile, une fois l'erreur entrevue, de faire machine arrière.

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Le suspect initial doit donc se taire sur les fautes de procédure subies.

Une deuxième phase se dessine donc avec intimidations voire tortures psychologiques, le but étant de déstabiliser complètement l'individu afin de le rendre peu crédible au cas où il serait trop bavard. En cas d'échec, une "affaire" pourra être éventuellement montée contre lui.

Florence Cassez n'a malheureusement pas le triste "privilège" d'avoir été reconnue coupable à partir d'un dossier monté de toutes pièces.

Pensez-vous, réellement, chers lecteurs, que le côté "mauvais" de l'homme ait des frontières?

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"Je suis contre la terreur qui transforme l'homme en chose".

                                                            Maurice Merleau-Ponty

 

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