Insomnies.

slive


                Les insomniaquesne dorment pas, ils explorent simplement la possibilité de vivre un peu plusque les autres, de souffrir, de penser avec une intensité tragique. Car la douleur d’une pensée, les soirs d’insomnies, est à la hauteur même de ce qu’en dise la plupart des artistes qui s’en inspirent.

Un insomniaque n’est qu’un neurasthénique par intérim, le manque de soleil lui donnant l’énergie de penser en pleine solitude et de vivre pleinement ses peines.

Le soir ou mes pensées ce mêlent à Shakespeare, je sors mettre mes idées au clair en espérant que ma psychose s’en aille pour que je puisse enfin m’assoupir comme un honnête homme.

Certains disent que ne pas dormir relève d’un problème simple : notre esprit est torturé par un acte qu’il juge misérable.

Je suis assez d’accord.

Mon insomnie est le miroir de l’être que j’aime, de ma Bleue.

De ce que j’ai osé lui faire subir et de ce que cela m’aapporté : Des cernes, une peau blême, l’insomnie, bien évidement un moral léger et, surtout, des traces sur mes poignets qui ne cesseront d’exister.

Je me infligé ces derniers lorsqu’elle est partie, comme un tatouage pour ne jamais oublié la personne qu’on tient en deuil.

J’entends encore ses mots, c’était des mots importants qui sortent des phrases pour s’incrusté dans nos souvenirs, pour qu’on oublie jamais à quel points ils font mal « je ne t’aime plus » « je ne pense qu’àlui » « tu m’écœure » « tu es un monstre » « jene souhaite plus que tu me contact ». Ce jour-là, elle claqua la porte comme une promesse me laissant seul, sur le canapé mes bras entourant mes jambes.

C’est une nuit fraiche, une nuit d’octobre. Les parisiens sont saouls et n’aspirent qu’à un peu de rire, de répit et surtout de chance.

Tandis que moi je n’aspire qu'à un retour à la normal.

Signaler ce texte