j'ai mal

pinocchio

si tu savais tout ce que je ressens que je ne devrais pas ressentir..

Je t'aime, si tu savais.

Je t'ai aimée, et je t'aime.

La façon dont je t'ai aimée n'est plus, aujourd'hui, je t'aime d'une autre façon, je crois.

Je me pose des question à ce propos depuis quelques années, à vrai dire, depuis bien 2 ou 3 ans.

Je me demandais pourquoi, lorsque l'on riait sur le fait que l'on puisse finir un jour ensemble, il arrivait que je ressente un pincement.

Je cherchais aussi à comprendre pourquoi parfois je posais mes yeux sur toi, et je détaillais les traits de ton visage, avant de me dire
que tu étais carrément canon.
Pourtant, j'ai continué de vivre ma vie, comme à mon habitude, sans me préoccuper de ces changements d'interêts envers toi.


Aujourd'hui, c'est bien différent.. Je commence à me l'avouer à moi même, je crois,

J'ai expliqué à un de mes amis ce qu'il m'arrivait, et il m'a demandé si j'étais amoureuse de toi, les mots ne sont pas sortis, j'étais trop
surprise.

Depuis ce jour, je passe mon temps à penser à toi, à fermer les yeux et me remémorer nos fous rires, ton sourire, nos délires, puis enfin
je prends mon temps et je me repasse en tête ton si beau visage, je le connais tellement bien aujourd'hui, par coeur même, et en particulier,
tes lèvres.

Oh si tu savais ce que tes lèvres me procurent rien qu'en les regardant..

Depuis que je refléchis à la possibilité que tu me plaises réellement, dès que je te regarde, je dévie sur tes lèvres, et j'ai
irrémédiablement envie de t'embrasser, oh si tu savais.

Je profite de nos moments de faiblesse respectueux pour te faire des câlins, car ce n'est pas très commun entre nous, bien que je ne sois
absolument pas contre, et dans ces moments là, je ferme les yeux, j'inspire, je sens ton odeur, un mélange de ton parfum et de ton odeur
corporelle, je maintient, te sers plus fort encore, et puis j'expire, et je réitère. Parfois je te fais un bisous sur le crâne, ou
sur l'épaule, oui, l'épaule, mais dans ces moments là, je meurs d'envie de prendre mon courage à deux mains, et de t'embrasser,
de couper ton souffle en capturant tes si belles lèvres, les sentir au contact des miennes, et puis, regarder tes yeux magnifiques, et
enfin réitérer, les embrasser à nouveau.

Mais tout ça, tu sais, c'est dans ma tête, jamais je n'oserai tenter un rapprochement de la sorte, car je sais que tu n'es pas intéressée,
et que tout ce que je risque, c'est de briser notre amitié.
J'y tiens beaucoup, parce que c'est grâce à elle que je peux me permettre de parfois te faire des câlins, de t'embrasser la tempe.

Il y a quelques jours, en classe de musique, assises sur le canapé rouge, juste toutes les deux, tu étais mal assise alors je t'ai attrapée et
je t'ai mise devant moi, le dos contre moi, et j'ai croisé mes bras sur ton torse, posant mon menton sur ton crâne, je pouvais sentir ton
odeur qui me charme tant, je la consummais, après quelques secondes tu as déclaré " ça fait hyper lesbienne là", ce à quoi j'ai répondu,
non, ça fait meilleures amies, mais, en disant cela, je m'enfonçait un couteau dans le coeur, parce que je ne pense pas que tout ce que
j'éprouve, ce besoin soudain de t'avoir contre moi, de vouloir t'embrasser, d'être jalouse de ceux qui te tournent autour.. ce n'est pas
vraiment cohérent avec mon poste de meilleure amie.


Tiens, tout à l'heure tu m'as avoué qu'un ami te faisait de l'effet, et que peut-être que s'il avait été célébataire, tu serais sortie avec
lui, en dehors de ses problèmes personnels qui te font peur, et à ce moment, j'ai souris, et on en a papoté 10 minutes, mais en réalité,
j'étais morte de jalousie, tu n'as pas idée, j'avais envie de te secouer et de te dire, " bordel, tu comprends pas que tu me plais ? Que tous
les jours je me retiens de t'embrasser, de t'avouer mes sentiments ? Tu comprends pas que j'ai besoin de t'avoir près de moi ? Tu ne te rends
pas compte de l'effet que tu me procure ?

Tu ne te rends pas compte que je ne t'aime pas de la façon dont je le devrais ? "


Alors oui, je pense que je t'aime, que je suis amoureuse de toi, et je pèse mes mots, j'ai pris quelques minutes avant de réussir à les écrire.

Tout ça c'est dur pour moi, je sais pas si la façon dont je me comporte n'est pas trop, parce que parfois je laisse mon poste de
meilleure amie se permettre des choses vis à vis de toi, comme les bisous sur le crâne, qui sont pour toi déjà beaucoup..et j'ai peur
qu'un jour tu commences à penser que tu me plais, parce que j'ai peur de ta réaction, je ne veux pas que tu saches tout ça.
Non, je ne le veux pas, c'est définitif.

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