juste un aperçu

mara

un début d'histoire romanesque où la peinture est l'essentielle.

Attilio Asfodelo étire le bleu du ciel vers les soleils de la voûte. Le bleu céruléen l'hypnotise.

Il s'évade toujours quand il peint, surtout quand il est dans la petite église de San Faustino. Les saints aux visages poupins créent un monde lointain, idéal à l'opposé de la noirceur du réel.

Il est ailleurs sur son échafaudage de chêne. Les couleurs se mêlent et façonnent un univers magique. La tête lui tourne. Une goutte de peinture coule le long du pinceau et longe une courbe comme une larme. Il la cueille sur le mouchoir bleui dans une caresse attentive.

Silence. Son œuvre est une offrande au ciel. Ses fresques seront des livres ouverts. Elles offrent un rêve à ceux que la vie désenchante.

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