K-teint dans l'ode

Line Queen

Un cafard s'est posé,
Sur les draps souillés,
De la madame d'en face,
Elle qui s'est épilé,
Mais qui ne s'est lavé,
Un brin, bien dégeulasse.

C'est l'ode à la catin,
Souvent traité de putain,
A la santé bien frêle,
Qui se reveille chaque matin,
Dans les bras d'un cretin,
Qui la croyait pucelle.

Un ami est allé,
Se faire une virée,
Chez madame Ducasse,
Lui qui a le viseur mou,
A dû économiser deux cents sous,
Pour ce payer la passe.

C'est l'ode à la catin,
Souvent traité comme un chien,
Dont la poitrine est superbe,
Qui se reveille chaque matin,
De la sève plein les mains,
Avec le feu aux lèvres.

Un ivrogne éméché,
A sauvagement violenté,
Celle qu'ils surnomme "chaudasse",
Il a arraché ses habits,
En pensant qu'un "oui" ,
Surviendrai à sa liasse.

C'est l'ode à la catin,
La rouquine de Pantin,
L'exemple à ne pas suivre,
Qui n'a pas mis de frein,
A l'usure de ses reins,
Mais à ses rêves à jouïr.

Une étudiante en galère,
Qui loue aussi son dérrière,
Vint chez madame d'en face,
Elles ont refait le monde,
Echangeant des détails immondes,
Sur leurs client salaces.

C'est l'ode à la catin,
Dont la vie est un rien,
Rythmée par de longues nuits,
Et qui gagne son pain,
A la jouissance d'un masculin,
Qui s'en va la mine raie-jouit !

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