La pieuse au bout de son lit

Neptune

La mort dessine de ses longs bras,
Des équinoxes qui me rappellent des souvenirs las,
De ce qui vivait autrefois, tapi dans ma voix,
De ce qui s'immolait quelques fois,

Il n'y a point d'espoir sans humanité,
Puisqu'il paraît que la vie elle-même se réincarnerait,
Si cela sonne juste, laissez moi danser,
Sur des tangos encore animés,

Je n'étais qu'un tas d'os il y a de cela bien des années,
Et me revoilà, devant mon miroir, déshabillée,
Ce soir j'ai enlevé mon masque et mes bijoux,
Ce soir, j'ai esquivé les flaques et les remous,

Je pensais que nue, mes démons me feront Paix,
Mais hélas, il s'agirait seulement d'un rêve effronté,
Pourtant je n'ai eu de cesse de les combattre,
Jusqu'à même, tenter de les abattre,

C'était peine perdue,
L'aurais-je crue ?
Si Dieu seulement,
Avait pu croire en mes serments,

Petite pieuse au bout de son lit,
Récite quelques prières en poésie,
Petite pieuse aux comptines,
Récite quelques proses enfantines.

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