La ronde des couleurs

Shudrack

Du bleu, un joli bleu, comme pour un garçon. Un bleu pur, un bleu azur. Bien posé et bien cadré. Un bleu qui se termine bien avec rien sur les bords.

Du rose, et une rose aussi, une fleur pour elle et pour lui aussi.

Du vert maintenant, du sombre au plus clair, du fluo jusqu'au glauque. De la lumière avalée par les feuilles et digérée jusqu'au racines.

Du noir sans espoir, de l'absence de lumière au trou sombre au fond du placard. De la vie disparue et l'enfance inconnue.

De l'innocence blanche, il faut purger le rouge. Purger le rouge de la vierge.

De la vigne rouge, un rubis sur la langue, des pierres dans la bouche et de la terre dans le sang. De la guerre, du christ et du temps.

Du mélange de toutes l'orange fiévreux les dérange. Il bave sur le bleu et concentre les noirs, reprend sa lumière et blanchit l'horizon. Il remplit le vert et donne la fièvre au rouge.

Il absorbe et inonde, déborde et féconde.

Signaler ce texte