Larmalam

hieros

Larmalam 

 

La colline est si loin. Ai-je encore un coeur ?


L'horizon trop fuyant

je chavire

dans ce bleu de mer où respire le ciel

Ma faim est étrange, inconnue et hurlante.


Du ventre de mon âme, elle va et vient

c'est une vague,

arracheuse de sable au profond de ma gorge.

 

Ma main ne voit rien et avance en tapant

- tapatap -

avec un son mat,

un tic toc de plastique noir et plat.

 

Le point tombe, ne dit rien,

surveillé,

devancé par cette aveugle barre qui clignote en silence,

mécanique horlogère.

 

Ordinateur,

Qu'ordonnes-tu

Sinon les rythmes de mon vague

A l'âme ?

 

J'ai l'arme à l'âme,

L'heure d'hier,

L'averse sur mes pas...

J'ai l'alarme à l'âme.

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