Le tribunal

Jonathan Penglin

Dialogue flou à la manière de Tarkos, avec une contrainte oulipienne sur les pronoms personnels.

Je suis innocent, tu es coupable, l'est-il vraiment ? nous ne savons pas, vous déciderez, ils exécuteront, je refuse d'être réduit à ce que j'ai été, tu es pourtant ce que tu es, il a parlé, nous refusons d'en entendre davantage, vous êtes des pleutres c'est tout, ils en sont conscients, je n'ai pas eu le choix, tu l'as toujours eu, il n'était pas prédestiné, nous aurions dû fonctionner, vous ne l'avez pas fait, elles vous ont échappé, je n'ai pas dit mon dernier mot, tu nous surprendras encore ? il en est capable, nous n'y croyons pas, vous êtes les pires pessimistes, ils sont le contrepoint, je suis l'autre, tu verras, on verra, nous attendrons de voir, vous verrez aussi, tous verront, je saurai faire face, tu as notre confiance, il n'a pas de chemin et trace sa propre voix, nous n'y croyons pas mais espérons quand même, vous devrez trancher au bout du compte, ils ne m'imposeront rien, je suis seul juge, tu ne prends pas la parole, il fuit le débat, nous nous élevons contre ton joug, vous n'en n'avez pas le pouvoir, ils ne le prendront pas, je vous laisse à vos arguties, tu ne peux partir, il le peut il est seul maître ici, nous nous inclinons pour le moment, vous serez toujours là à guetter, ils ne me retiendront pas, je pars.

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