L'enfant & Moi.

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Alors le film reprend des allures de première scèneet je me noie dans mon ennuie, j’entends toujours ces souffles cour et je penseà toutes ses femmes perdues dont je suis tombé éperdument amoureux et que jen’ai jamais cessé d’aimer, dans ma tête, dans mon cœur et surtout au bout deslèvres. Ersatz de promesse, d’indécision, de bonheur ou d’espoir mon cœur seravis à revoir en photos ces fantômes passer dans la maisonnette de mon enfanceoù se trouve un petit être.

Un petit être qui, tout comme moi jadis, pleure sasolitude.

Je lui promets qu’il ne sera plus jamais seul etqu’il doit continuer à nargué le temps, qu’il doit continuer à se jouer despages des auteurs durant ses insomnies, de dormir sur la culture imposante et de cesser de pleurer. Je luiexplique que pleurer sa solitude n’est qu’une futilité, qu’il aura tous letemps de comprendre en quoi son enfance fut la plus belle :

-Etre entouré, petit, c’est vivre avecl’angoisse de la perte. Et perdre, petit, c’est vivre le deuil si souvent qu’onen perd la raison. La brésilienne sur mon lit, à l’ex qui fuit mes idées. Aufilm de ma vie qui se répète comme un début éternel ne sont que des mainstendues vers le deuil. Reste seul. »

-Tu ne comprends pas. Tu esbête, tu es bête parce-que tu te crois sobre de tout bonheur et ivre de beauté.Je suis l’adulte par mes pleures et mes angoisses de solitude éternel et tun’es qu’un gamin par tes caprices d’enfant de la lune. Rappel toi de mon état,de cette absence permanente d’échange de cette ennuie qui te lance la ballecoincé sous ton lit. De ses couettes sans parfum, de ses films sanscompréhension. Rappel toi de cette mère sans père !  De la cigarette sans lèvre ! De ma vie,sans ses femmes... On rêve tous de solitude lorsqu’on est accompagné, mais cen’est pas beau ! C’est malsain ! Aller, regarde-moi ! Repense àtoi ! Dit moi que parler à la lune, en priant saint Jude agenouiller surdes livres c’était  mieux pour toiqu’avoir connu les reflets roux d’Alexia ?! Ses lèvres sucrées et sonodeur qui t’obsède encore aujourd’hui ! Mieux qu’avoir vu la pudeurd’Agathe ce retournant pour se rhabillé alors que tu l’avais vu nue quelquessecondes plus tôt ?! L’euphorie d’un érotique moment dans un placard à l’abrides regards ?! Ou même les disputes de Margaux ! Le plaisir deparcourir la nuit toutes les rues possibles par peur de perdre cetteautre ! L’odeur de la nuque d’une femme sur un banc dans un parc en hiver,la chaleur des mains prisent dans les ruent ? »

Agenouiller devant ce petit bout de mon esprit, jeme dis que j’ai passé tellement d’année à éviter le jour que j’en avais oubliéde quoi il était en fait. Je me rappel de qui il est et de pourquoi il habitecette maison, que ce petit enfant n’est que mon passé et qu’il semble avoir comprisplus de chose que moi qui est perdu plus que des gens, mais aussi ma lucidité.

-Je t’aime tu sais, lui dis-je, tu me manquemon petit jour, mon gamin plein d’infortune, je regrette de t’avoir perdu. Jen’ai pas grand-chose à voir avec toi si ce n’est ce besoin de dandiner du culdevant le temps en voulant du rouge quand il nous donne du vert, mais la véritéc’est que tu auras beau savoir les choses et en avoir toujours conscience tôtou tard tu te réveilleras et tu te diras que c’est fini. Que cette dancemacabre n’as que le sens que lui donne les « autres ». Ta vie n’auraplus de sens, car ceux qui la forment disparaissent au fur et à mesure que tuavances. Tu te lèveras et tu te diras « à quoi bon donner de l’importanceà une chose que j’ai et dont l’ampleur n’est souligné que par la disparitiondes autres ? » je te dis de ne pas penser à vivre avec les autres, àcontinuer à parler avec la lune agenouillé sur des montagnes de culture car jene souhaite pas que tu es la même fin que j’aurais. »

Sentant les larmes de Virgile s’écoulaient de mesyeux aimant je me décidé à me blottir dans les bras de mon innocence déjà bientriste.

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