Les des pressions d'amour

Adelphine

A toi,

Aussi souvent que nait une histoire, il nait un petit précipice, un petit sas de vide, dans lequel tombe souvent des petites particules de nos êtres désarmés. De ce petit sas, surgit parfois déception. De l'attachement, s'ensuit possession. Et de l'attachement, ensuite, vient parfois des des-pressions.

Mais, de l'amour, cela m'évoque passion. Cela m'évoque espace. Liberté. Air. Mouvements. Dans l'amour, je n'y vois pas d'attachement, pas de juge-ment.

Je sais que tu trouveras qu'il est difficile de reconnaitre que tout n'est que de passage. Mais il est essentiel de se séparer de ses attachements, pour ne pas laisser s'installer la souffrance. Je te parle de privation, d'obsession.

Personne, ni-même l'amour ne doit entraver la liberté.

Alors si un jour, tu nous vois tomber dans ce petit sas de vide,

vas-t-'en.

Si un jour, je manque d'air,

alors je m'en irai.

Si l'amour devient possession, si de l'amour survient la souffrance, et que dans ta tête tu n'y vois plus très bien, que ton moral est devenu un peu flasque, c'est que le maladie que nous sommes devenus malsains pour l'autre.


N'épuisons pas nos corps dans la lutte de l'union.

Ne nous adonnons pas à l'acharnement.

Ne me retiens pas prisonnière de ton amour fou.

Ne m'assomme pas de ta carrure.

Ne me retiens pas contre toi.

Ne possède pas mon corps. Ne me possède pas.

Aimons nous simplement éperdument.


Si un jour tu vois tout ça,

alors même si on te dit de rester,

même si on me dit d'être à tes côtés,

n'oublions pas que se séparer,

c'est surtout pour ne pas s'abîmer.


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