Les particules élementaires

pascaldinot

Les particules élémentaires

Aujourd’hui, cours de physique appliquée sur les particules élémentaires

La physique des particules est la branche de la physique qui étudie les constituants élémentaires de la matière.

Pour analyser de quoi est fait cette matière, il faut l’observer.

Comme :

L’astronome qui utilise son télescope pour observer la profondeur du vide sidéral.

Le biologiste qui utilise son microscope pour observer les organismes mono-cellulaires

Le physicien qui utilise le collisionneur de particule pour découvrir le secret de la matière

Et le téléspectateur qui utilise son écran pour observer les trois en même temps dans une émission de télé-réalité…

Si, si.

Le téléspectateur est sidéré par la profondeur du vide de ces émissions, où l’on peut y voir des organismes mono-cellulaires très primitifs essayant de découvrir un secret.

Quand à la matière de l’émission… mystère !

La particularité du grand collisionneur de particule, c’est de pouvoir mettre des corps dans un espace confiné et vierge de toute interférence extérieure, de les faire tourner en rond, puis d’agir sur ces derniers de façon qu’ils en viennent à se percuter volontairement, tout en observant la scène de l’extérieur…

En relisant ce dernier paragraphe, je ne sais plus trop où est la limite de la science et de la télé-réalité.

Bref !

Le grand collisionneur est un cercle fermé dans lequel les particules sont lancées à une vitesse approchant celle de la lumière, dans deux faisceaux distincts et en sens contraire. Quand les particules se percutent, celles-ci libèrent de nouvelles particules que les scientifiques recueillent et étudient, ouvrant la voie à de nouvelles recherches encore plus exaltantes, aboutissant sur des découvertes fondamentales époustouflantes. Le téléspectateur de télé-réalité, n’ayant ni microscope, ni télescope, ni petit accélérateur de particules ménager de marque MOULINEX, passera certainement à côté de cette formidable information, distrait, le bougre, à voter consciencieusement et judicieusement pour son candidat préféré, en masturbant son téléphone portable. Je vais donc vulgariser le fonctionnement du collisionneur de particule afin que le concept soit perméable pour son esprit, comme l’est la publicité.

Imaginez-vous un peu que l’on autorise les conducteurs à rouler à 180 sur le périphérique parisien. 180 minimum. Imaginez-vous qu’au moment où les conducteurs roulent au maximum de la vitesse, on fasse se joindre les deux circulations intérieure et extérieure sur une même voie. Vous vous imaginez le carnage. Un truc à faire 20 minutes au journal de 20H sur TF1. Imaginez-vous qu’au même moment, on découvre dans l’enchevêtrement de métal et de bouillie humaine sanguinolente,  la dernière candidate éliminée…

Vraiment éliminée pour le coup !

Sensationnel ! N’est-ce pas ?

Et bien les physiciens, quand ils font une découverte, c’est pareil !

Mais ça fait 5 minutes sur ARTE à 23 heures…

Les scientifiques, expériences après expériences, collisions après collisions, découvertes après découvertes, ont fait une avancée majeure dans le domaine de la physique des particules. Il existe une formidable corrélation entre ce qui se passe au niveau subatomique et ce qui se passe au niveau humain. Car le destin des particules n’est finalement pas si éloigné du nôtre.

Prenons le nom des particules. Ce n’est pas par hasard que les physiciens choisissent que ces noms se terminent tous par le suffixe « ON »

- l’électrON, le photON, le neutrON, le leptON, le hadrON, le bosON, le protON, etc

Il y a bien une raisON ?

Raison n’est pas une particule, merci de rectifier de vous-même…

Alors pourquoi le suffixe « ON » ?

Je suis dans l’incapacité de vous répondre et de vous donner une explication concrète. J’ai bien essayé de changer le suffixe « ON » par le suffixe « ULE » Mais ça déconcentrait tout le monde dans le laboratoire, c’est que le scientifique est très joueur et il aime jongler avec les rimes en « ULE »

Alors il manque «  ULE » à la liste des suffixes.

Comment ça ? C’est vulgaire ? C’est de la science...

Alors, ces particules, donc la mécanique complexe s’articule sans scrupule et bouscule les idées des plus incrédules, ces corpuscules avec le secret qu’elles véhiculent auront valeur de testicules dans notre exposé.

!???!????

... Auront valeur de « test » dans notre exposé !

Je vous avait prévenu, le scientifique est très joueur !

Que cela soit au niveau subatomique ou au niveau humain, ce qui différencie les particules entre elles, c’est leurs propriétés :

Leur masse, légère ou lourde, c’est d’ailleurs comme cela qu’elles sont classées dans le tableau périodique des éléments

Leur polarité, positive, négative ou neutre.

Et l’interaction qui les oppose ou qui les attire.

Quand je disais auparavant, qu’il existe une formidable corrélation entre le monde subatomique et le nôtre ! C’est que la mécanique est la même.

On a tous une masse, légère ou lourde

On a tous une humeur, joyeuse, triste ou rien à foutre.

Et on a tous des goûts et affinités qui socialement, nous oppose ou nous attire aux autres.

Alors je vais commencer par une particule que l’on a tous croisé au moins une fois :

Je veux parler du « Laideron »

Le « Laideron » est une particule qui n’a pas de pot. Dotée d’une masse plutôt lourde surtout au niveau des hanches, d’une humeur neutre parfois négative, le « Laideron » interagit très peu en société. Non pas parce qu’il ne peut pas, non pas qu’il ne veut pas non plus, mais que l’énergie nécessaire au laideron pour interagir est bien au-dessus de ses forces, alors il préfère regarder la télé-réalité en mangeant de la pâte-chocolatée à la cuillère à soupe. L’esprit du scientifique est de savoir ce qui pousse le « Laideron » à se comporter ainsi. Nous avons donc, attrapé un « Laideron » et nous lui avons demandé de faire des tours en courant sur la piste d’un stade.

C’était pas gagné !

Pour pousser un « Laideron » à courir, il en faut des giga-watts. Le problème, c’est qu’il n’a pas un atome de motivation. Nous avons donc, et ceci dans le but de stimuler le « Laideron », demandé à une particule de la famille des « Garçons » de courir sur la piste, mais en sens contraire.

Cela ne vous rappelle rien ?

L’accélérateur de particule, les deux faisceaux en sens contraire, nous y sommes. Il ne reste plus qu’à observer et à les voir se percuter.

A la vue du « Garçon », le « Laideron » va commencer par augmenter sa vitesse, ceci pour le croiser le plus souvent possible et afin de déterminer si le « Garçon » est plus précisément un « Apollon » ou un « Etalon » car les conséquences anatomique… Euh, atomique ne sont pas les mêmes. « L’Etalon » est sûrement la particule la plus répandue dans la famille des « Garçons » Il interagit moyennement avec le « Laideron », mais il fusionne quand même avec pour se soulager les particules, et disparaît aussi vite qu’il est venu. Pour lui, il enchaîne par réaction, et non l’inverse. Tandis que si le « Laideron » comprend qu’elle a en face d’elle un « Apollon » ceci va avoir une conséquence totalement inattendue.

A la vue d’un « Apollon » le « Laideron » va subir une transformation anatomique… Euh, atomique, décidément, appelé le phénomène de « Weightwatcher » du nom d’un physicien reconnu dans le domaine des particules alimentaires…

Elémentaires….

Et cette conséquence c’est une modification surprenante de la structure du « Laideron » qui va perdre de la masse, qui va inverser sa polarité jusqu’ici neutre ou négative à positive, ce qui va lui permettre d’interagir avec « l’Apollon » afin qui l’attire.

Qui l’attire en un seul mot !

Voyons…

Nous pouvons donc observer la nouvelle structure du « Laideron » que nous appellerons désormais un « Canon »

Le « Canon » a cette caractéristique de pouvoir interagir sur toute la famille des « Garçons » sans exception, en leur excitant les particules. C’est parce que le « Canon » est composé du mystère de l’univers, le constituant élémentaire de la matière, le ciment quantique sans lequel notre monde n’existerai pas, les trois nouvelles particules intrinsèque au « Canon »

Je veux parler de :

- Deux « Nichons » et un « Fion »

L’univers connu tourne autour de ces trois particules, au pouvoir gravitationnel colossal.

Pas la peine d’être physicien pour savoir ça ! On est tous inexorablement attiré par le « Fion » c’est physique. Le « Fion » c’est comme un trou noir, sans faire d’analogie scabreuse et même si dans analogie, il y a « anal » c’est un véritable aspirateur à « Garçon »

Il est temps maintenant que les deux faisceaux se rejoignent pour que les deux particules se percutent, entraînant ainsi une réaction en chaîne, et non l'inverse, et l’apparition de nouvelles particules.

Attention…. Contact ! Clic ! GrrrzZzrrgrrr !

Paf !

« Aie ! »

« Je suis Pascal, je suis un Garçon de la classe des Apollons! »

« Je suis Laurence et je suis désolé pour vous ! »

« Vous êtes un canon ! Vous avez un beau Fion et une belle paire de nichons ! »

BAF !

« Mais ! !  C’était un compliment ! »

« Connard ! »

Ah !?! Je crois que l’expérience a lamentablement foiré. Le « canon » ne se laisse pas percuter comme ça. Recommençons.

Attention… Contact ! Clic ! GrrrzZzrrgrrr !

Re-Paf !

« Aie, décidément… »

« Je suis Pascal, je suis un garçon de la classe des Apollons totalement submergé par votre beauté, ébahit par tant de grâce, je suis a genou devant vous, esclave de vos paroles, je souffre à en mourir et »

« Stop ! Stop ! Stop ! C’est bon ! T’es bien un Apollon ! j’ai eu un doute… »

Nous y sommes. Le « garçon » vient de percuter le « Canon » Cela dégage une très forte énergie, à très haute température, ce que les scientifiques appellent une situation « Muy Caliente » de fusion des corps. Cependant et comme partout, cela ne dure jamais longtemps. Dans notre cas, c’est de l’ordre du millionième de seconde. Attention, c’est de la science, on tourne pas un porno. Mais il y a un danger, si le « Canon » et le « Garçon » fusionnent de trop, ils vont irrémédiablement s’accrocher l’un à l’autre et le « Canon » va reprendre inexplicablement de la masse.

Et au bout de neuf mois…

Le canon va émettre une nouvelle particule :

- Un «  Lardon »

Le « Lardon » est une particule très instable, qui va perturber les interactions « Apollon/Canon » pendant un petit bout de temps. Car le « Lardon » va s’accrocher aux « Nichons » Le « Fion » va perdre de sa charge attractive et si le « Canon » ne fait pas attention, il va vite redevenir un « Laideron » Et c’est très souvent à cause de cette situation que le garçon se retrouve comme..

Comme un « Con » !

Le « Con » justement…

Une particule très mystérieuse et très dangereuse. Le « Con » a cette sale habitude d’émettre un rayonnement négatif tout autour de lui. Ce rayonnement est composé de minuscules particules de merde, que l’on appelle des « Etrons » Les « Etrons » bloquent les interactions avec les autres particules, qui viennent glisser dessus, ce qui a pour conséquence de semer un beau bordel subatomique.  Ne cherchez pas la masse du « Con » il ne fait jamais dans le léger. Mais ce qui est très étrange, c’est qu’il est creux. C’est d’ailleurs à cela que l’on reconnaît un « Con » il est vite lourd, et quand on creuse, on découvre qu’il n’y a rien dedans.  On a essayé de faire tourner un « Con » pour le faire percuter avec d’autres particules. Les autres particules n’ont pas voulu. Et puis de toutes les manières c’est très difficile de faire avancer un « Con » car il est immobile. Il ne bouge pas. Dans cet état, va trouver ce qui motive un « Con » pour le faire avancer ! Peut-être qu'en le menaçant de lui coller un gnon…

Un ion, pardon !

Le jour où on arrivera à propulser un con à la vitesse de la lumière, on aura fait une avancée spectaculaire dans le domaine de la physique quantique.

Par PAscal DINOT

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