logo rallye 99

Cyril Quesnel

contraintes: année, campagne, hanter, mémoire, idyllique.

Seul dans cette campagne que je connaissais peu, mais bien assez à mon goût, dans la maison rustique que je louais, l'hiver de cette année difficile où mon cœur devint sourd-muet, résultat d'un amour impossible à vivre. Victime de mon propre mensonge, voilà ce que j'étais. Dieu, c'était vraiment pas mon truc. Je n'aurais pas dû me mentir, c'était une connerie, même par amour. On peut mentir à tout le monde mais qu'un temps à soi-même.

On s'était promis beaucoup. Beaucoup trop. Maladresse de jeunesse.

Je me repassais cette scène où nous étions tout les deux au bord d'un étang avec des canards, elle me faisait la lecture à voix haute. Le livre était marrant, alors on riait. Faisait soleil, c'était en été. Faisait bon, nos cœurs étaient jeunes, nullement abîmés. La vision idyllique de son long corps d'allumette,  son odeur chaude, presque saharienne, venait hanter ma mémoire de temps à autre. Alors, pour guérir, ou pour ne plus avoir mal, je décidais de ne plus regarder les femmes, de me concentrer sur mon métier et la mécanique. Puis, 5 mois plus tard, L'envie d'aimer revint. Comme une envie de faire un tour de moto. L'envie de m'épanouir en tant qu'homme. L'envie de renouer avec une femme. Ce n'était qu'une question de temps et d'envie, comme souvent, finalement. 

Report this text