Manhattan

Jean François Joubert

Te souviens tu de nos paroles sous le maripa

nous étions pur, mon amour

Dis le moi pourquoi tu pars, là bas ?

Dis le moi, j'ai peur que Manhattan t'enflamme

J'ai peur du feu de l'artifice là bas, ça flambe

je t'attends au sphinx, notre banc, ce rocher

Te souviens tu de notre désirs, de nos ébats

La lune, en pâturage, les constellations notre toit

Manhattan ; j'ai posé mon sac transatlantique, là bas

Souvenirs caves du jazz, des toiles, j'ai donné de la voix

Des musiciens éclairent la nuit, caisse claire et débats

Un chapeau chinois, un bernique, le sphinx, et moi

Dénudé, sans idées fasse à ta décision, j'attendrais quoi

Sur un rocher je ressemblerai a un corps mort, une bouée nage

Jette des bouteilles à la mer, radeau de fortune, regarde regarde

Le feu de bois, une flammèche te dis reste auprès de moi

As-tu oublié, la magie de l'union, sonne à la porte des nuages ?

Sois magique, comme le feu soit de bois, mon cœur saigne !

Né pirate ou corsaire serre ton corps sage, ne m'oublie pas

Je t'aime et tu me reverra

je mets les voiles sous les Maripas ; ma corse ma course à moi

Au port d'attache, tu sais où tu me retrouvera, le sphinx étoile

Tel la pupille de tes aveux, d'aimer mon âme, mon  cul, émoi

L'union jack est un whisky, pas une fatalité en soi, chut tais toi

plus un mot, 

Elle part sur un oiseau de feu, vole vers son continent fertile

un temps oublie, la mer d'Iroise, les îles, le ponant, l'Ouest

Le phare du Stiff s'allume rouge, une main amie, se fait subtile

L'oreille docile les vagues de l'amertume l'entoure, bouée Est

Au sphinx le char des étoiles reprends son balaie, la joie, 

Sur ce rocher, le fantôme de ses ébats, est là, une robe en soie

Le cil du ciel, clin d'œil, des cieux, est délicieux, Elle si belle

Ignore le froid, oublie le temps et les claque du Tonnerre, elle

La corne de brume sonne, plus rien ne l'étonne, unis et roi

Leur cœur et leur corps s'embrase, au pays  de la cour, 

Un oiseau vole , parole d'honneur, un fou de Bassan

L'amour n'a pas de loi, il est là nu et dérisoire, donne du sang

Et du sens au mot chance, allez danse ! allez flotte ! 

L'âge n'a pas de raison, la calice, ils l'on vu, il trotte,

Tic tac pas d'attaque, en mode patte  de velours

Plus rien autour atout majeur, ôte le vice et se fonds chats...





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