Mécanique

gloombeak

Oiseaux faits de rouages et d'acier.

Les ailes de ces hirondelles ne sont pas réelles. Elles brillent comme du métal, leurs mouvements sont mécaniques. 

L'iris de ces oiseaux sont vides. À la place y sont déposés des rouages qui filtrent le vent, leur permettant de prendre de l'altitude et de bouger en toute liberté.

La population lève les yeux au ciel pour admirer ce mécanisme qui leur est sublime mais inconnu se demandant comment une chose pareille peut-elle exister.

Ces oiseaux sont bien réels, leur cri est certes robotique mais il est semblable à ceux faits de chairs et d'os.

Ils sont là pour délivrer un message. L'un d'eux laisse tomber de sa queue quelques artifices pour attirer l'attention.

Il se pose alors sur le Clocher, déroulant de son bec une feuille d'acier où il est écrit le rêve de l'être humain, il est aussi gravé par divers symboles une scène, celle où des centaines de ces hirondelles arrachent le cœur de chaque être humain pour s'y loger à la place ce qui permettrait d'accéder à ce fameux rêve qui fait l'unanimité, l'immortalité.

N'y croyant pas, la population commence à quitter les lieux, un vieillard assis et faible garde une lueur d'espoir, une hirondelle se pose alors devant ses yeux, l'homme pouvait alors admirer ces fabuleuses ailes aux bruits grinçants mais il tomba de faiblesse.

L'oiseau prit alors son envol très haut, et dans une vitesse égale à celle du son il percuta la poitrine du vieillard, rejetant son cœur malade. 

Le silence est maître, soudain, l'homme se mit à respirer et à se lever brusquement, le sourire aux lèvres en montrant aux autres sa poitrine sur laquelle on pouvait apercevoir cette hirondelle perchée sur une de ses côtes.

Toute la population se mit alors à genoux. Des milliers d'hirondelles se mirent à voler très haut, plongeant vers la population. C'est dans un son strident et éternel que l'humanité devînt immortelle.

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