Mes bourreaux

compteclos

Le sourire au bord de leurs joues,

Et mes yeux voyant flou,


J'aperçois des ombres,

Et sous leurs ongles,


Se cachent le sang,

De leurs victimes d'avant,


Suis-je leur nouvelle ?

Ils m'ont enlevé, arraché mes ailes,


Prisonnière de leur désir,

J'essaie de m'enfuir,


Mais ils me rattrapent bien vite,

Et tapis dans la nuit, ils s'agitent,


Ils me veulent rien que pour eux,

Mon âme sera leur jeu,


Leur jouissance ultime,

Puisque je suis leur prime,


Ils m'ont traqué dans maintes et maintes forêts,

Là, où je me cachais,


Ils m'ont trouvé,

J'étais dans l'eau, dénudée,


Bain de minuit,

Qui a eu raison de mes insomnies,


Je suis leur Litanie,

Leur plus belle envie,


Ma peau les rends fou,

Ils sont fascinés par la pâleur de mon cou,


Les sanglots au creux de l'âme,

Je divague et m'enflamme,


Lorsque leurs phalanges caressent mes genoux,

Je ne peux rendre les coups,


Impuissante face à ces bourreaux,

Stimulante est ma peau,


à leurs yeux je ne suis qu'un jouet,

Une fille en dentelle, une petite poupée,


Je me cachais d'eux, pendant des décennies,

Je me cachais d'eux, en pensant ne jamais être prise,


Ils me cajole,

Et m'immole.




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