Mes saisons

Adrien Crispyn

Ton pouls a établi séjour

Au siège de mon coeur monotone.

Les feuilles tombent comme les jours

Dans mon jardin d'automne.


Las, je vide mes pellicules

Au contre-jour de tes yeux verts.

Irradié, je chois minuscule,

Comme un flocon l'hiver.


Cette longue chute libre m'use.

D'être, je n'ai jamais le temps.

De t'appartenir je m'excuse

Au début du printemps.


J'ai écrit ton nom sur ma paume

Comme ils marquent leurs verres en soirée.

Que feras-tu de ce royaume,

À la fin de l'été ?

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