MON ÉGAL PAR EXCELLENCE.

Adelphine

Peu importe, que nous soyons noirs, ou bien blancs, que nous sommes en fauteuil, ou bien que notre système nerveux ait des déficiences ; nous sommes tous égaux.

Eux, ils se battent. Ils ont certainement une force que nous n'avons pas. Il font face, contre chaque regard... Ils voient vos yeux se baisser sur chacune de leurs roues, sur leurs jambes qui ne marchent plus. Ils voient vos doigts pointés sur leur couleur de peau, et vos regards qui se remplissent de différence. Même si certains sont assis, dans leur tête, ils restent debout. Même si certaines ont la peau sur les os, leur force pèse dix fois plus lourd que la votre... (Elle se lève)

Je vous voyais parler de race et comparer des hommes à des animaux... A chaque fois que je vous entendais, ma mâchoire se contractait et mes poings se fermaient, si fort, que je ne les sentais plus... Vos paroles n'ont aucune valeur et vos esprits nous montrent la plus grande hypocrisie. Vos égaux ne comptent que pour vous. Car figurez-vous, que les plus vulnérables ce ne sont qu'autre que vous. Vos âmes finirons par se salir. 

Vous avez peur de nos frères. Vous avez peur de nos chairs. Alors ayez peur de vous même.

Moi je sourie, à mon égal par excellence.

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