Nocturne

guegueette

Pleins de rêves enfouis, de désirs et d'envies qu'un monde ne m'offre pas. Je me rappelles qu'à la base, j'étais une princesse, mais nous les femmes ne sommes pas assez chouchoutées. 

J'adore les odeurs fines, les mets délicats, et regarder ton sourire. J'ai tendance à bousiller mon corps, tellement certains n'en n'ont pas pris soin, tendance à bousiller mon esprit, tant on joué avec. 

Mais aujourd'hui j'ai l'envie d'autre chose. Mais il faut travailler. J'en ai marre de faire ce que je n'aime pas mais il faut bien le faire et se faire une sorte de violence, pour la tempérance, disons. 

Quand je nous imagines, nous sommes deux corps sans problèmes intérieurs, deux corps choyés dans des esprits fous. Car la lumière divine nous illumine. Une atmosphère tamisée, une douche chaleur, de l'eau et quelques senteurs délicates. 

Mon corps imparfait est à la recherche de tissus délicats, mais mon corps imparfait voudrais les sublimer et, par, être sublime et sublimé. Pour toi aussi, et ton corps me sied. Je ne suis pas une romantique, ou alors je n'en ai pas l'habitude, mais des milliers de pétales de roses seraient belles. 

D'une liqueur nous enflammerions nos gorges, aussi profonde que celle que je pourrai faire. Voui, bon je suis un peu coquine. Mais j'adore la délicatesse, sans nul doute tu dois avoir. Ton regard de terre me rassure, mon regard de nature, que te fait-il? 
Tu es gourmand, mais tu dois l'être des bonnes choses. J'adore la finesse, une griffe à ma cuisse. 

Souvent je me rappelle et je cherche, les fautes que j'ai commises. Il y a un temps pour tout, mais pourquoi le temps n'est pas pour tout ce que nous  aimons? Je sais bien que dans la vie, ce sont souvent des privations, et qu'il y a les récompenses. Mais plus l'on se prive, plus est-elle grande? Il y a la conservation, aussi. Je suis dans mon monde et dans un monde où je ne me sens pas à ma place. 

J'agis souvent comme une gamine, je le sais, j'essaie souvent de retrouver celle en moi. J'ai un corps d'adulte dans lequel je ne puis m'extraire, même si parfois je vague dans l'éternel. 

Si nous allions à Rome, dans des bains délicieux, goûter aux plaisirs qui sont un peu vicieux, cela pourrait-il ranimer une petite flamme dans les yeux? A la base, nous étions des âmes, devenues enfermées dans un monde qui a changé. L'on ne s'amuse plus comme avant et c'est dommage, peut être qu'il faut un peu se retrouver. 

Mais la société ne laisse pas place à la folie saine, catégorise de fou et vous donne des cachets à tout vas, pensant que cela guérira des maux, avec une armée de savant ignorants de la base et de la substance. Que vais-je devenir , et toi, et nous? Soit disant que l'on construit sa vie comme on l'entend, tout ceci saupoudré de règles à la mord moi le noeud. 

Tout le monde en a marre, au fond, mais l'on ne s'offusque, bien encadré dans un moule qui fait partir le monde à la dérive et à sa perte. Alors je me rappelle ce temps, où dans les dédales des châteaux nous nous cherchions, ou l'on cachait ce tétons que l'on ne saurait voir. C'était amusant, quand même. 

Mais l'on me prends pour une folle, alors que je ne suis qu'une dingue éclairée. Je suis la lumière qui parfois m'amène dans les ténèbres, mais il y a toujours un quelque chose à découvrir. La curiosité est un petit plaisir, non? 

Au fond, qui sommes nous? J'ai du mal à vivre le moment présent, quand toujours quelque chose gâche tout. La réalité vite nous rattrape, une façon de dire de rester à notre place, mais nous sommes des anges en apprentissage, parfois dans le tourment et dans les Enfers. Où se trouvent-il, d'ailleurs? 

Je suis parfois des odeurs inconnues, venues de je ne sais ou qui m'inspirent. Parfois putrides, elle n'amènent que le mal. 

Je rêve de trucs doux et délicats, j'adore la fourrure même si les animaux n'ont rien demandés pour qu'on les dépèces, je me console en disant qu'ils font des offrandes. Puis je culpabilise, puis finalement dans ce monde c'est la loi du plus fort qui prime. 

J'aime les corps sculptés et dessinés, la force d'une musculature. J'aime parfois le danger, y être seule et essayer de m'en dépêtrer. Parfois j'ai peur de perdre la vie, mais je me bas pour garder de l'envie. Il y a toujours un désirs qui m'anime, et mon esprit disparate a souvent du mal à suivre. Je suis parfois incomprise, fait mon auto analyse.


Et si mon taureau était plus fort que le cheval qui dans la nuit fait sa grande trotte? Je pense à Victor Hugo qui en disait beaucoup, avec finesse et décadence parfois. Cette époque m'aurait plus, du moins je pense que j'aurai aimé être une muse. 

Il est bientôt minuit, l'heure de la grande horloge, qui nous réveille de nos rêves, nous les fais oublier, nous donne des déjà-vus, des idées et des cauchemars aussi. Car quand l'heure sonne, nous pensons à ce qui nous est cher, bordel dans la vie il faudrait un peu plus s'amuser. Mais la sagesse doit s'acquérir aussi. Le tout est d'un mélange subtil. 

Minuit moins sept. 




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