On s'habitue

Line Queen

On s’habitue dans l’absolu aux limites de notre existence,Toujours sauter, même à cloche pied, les yeux dans notre souffrance.Et parce qu’on chante au temps moisi qui ne reviendra plus,On s’habitue pour oublier que nous sommes déjà vaincus.


C’est clair, que la merde ne nous a pas épargné,Ni le patrimoine généalogique de nos branches sciés,Apparemment il y a du monde au mont des pendus,On offre un tas de CDD aux désenchantés déchus.


Ingénu, on s’habitue aux promesses qui sont faîtes,Encore floué, désabonné à des proches qui nous blessent,Contexte, toi qui me vexe après m’avoir enfler,On s’habitue de nos faiblesses face à l’adversité.


Ding Dong Huissier du Fisc sonne à ton malheur,Emporte même la pâte a fixe qui consolidait ton honneur,Au nom du piètre, place au twist d’une solide détresse,Papiers à chier, c’était écrit, bourrage de tes complexes.


Assidu on s’habitue à l’absence qui nous désarçonne,Passant en revue, l’esprit confus des souvenirs qui assomme,Et comme un môme on s’habitue à se recroqueviller,Il y a naissance, mort et remord lorsque l’on a aimé.


Comme un aimant paradoxale à la mélancolie,Para-tonner universel qu’est notre nostalgie,Récit de toute une vie, indélébile pèlerinage,Viennent les regrets aigris d’un irréversible voyage.


Chute, on s’habitue à rendre ses gamins heureux,Aux cachoteries d’un mari qui n’a plus rien de pieu,Egocentrisme survient le spectre d’une rivale juvénile,Qui s’habitue à s’immiscer et nous rappel tant de vieillir.


Appels à l’aide aboutissent souvent sur nos répondeurs,Tu peux crever, laisse un message après le bip en pleure,Et si t’as peur, la main en sueur sur ton combiné de sang,Passes à l’occase, mais là j’suis naze même pour les mourants.


Inconsciemment on s’habitue au rythme de la rengaine,Et de faux pas aux tralalas s’accrochent les peut être,Fenêtres ouvertes sur nos songes teinté de puanteur,On s’habitue à envier cet autre qui semble meilleur,


On s’habitue à envier cet autre qui semble irrésistible,Mais qui à juste trouver la clef par des voies plus nocive,Nos îles lointaines resteront bien plus verte qu’ailleurs,Quoi que….. On s’habitue, bitumes et paumés en fleurs.

Signaler ce texte